1. / Maladies
  2. / Gynécologie
  3. / Endométriose

L'endométriose : des douleurs liées aux règles

Encore mal diagnostiquée, l'endométriose est une maladie qui touche environ 5% des femmes en âge d'avoir un enfant selon EndoFrance. Elle provoque des douleurs importantes au moment des règles, là où des cellules comparables à celles de l'endomètre se développent anarchiquement.

Rédigé le , mis à jour le

L'endométriose : des douleurs liées aux règles
L'endométriose : des douleurs liées aux règles
Sommaire

Qu'est-ce que l'endométriose ?

Benoît Thevenet et Marina Carrère d'Encausse expliquent l'endométriose.

De terribles douleurs, des maux de ventre qui surviennent généralement au moment des règles et qui gâchent la vie de celles qui y sont confrontées… tels sont les symptômes de l'endométriose. On estime qu'une femme sur dix en âge de procréer en souffre. L'endométriose est souvent diagnostiquée avec un retard moyen de cinq années, durant lesquelles la maladie a eu le temps de causer des dommages notables à différents organes.

L'appareil génital féminin est formé d'un vagin et d'un utérus qui se poursuit de chaque côté par deux trompes, menant chacune à un ovaire. À chaque cycle menstruel, l'endomètre réagit aux hormones ovariennes. Les œstrogènes lui permettent de se développer tandis que la progestérone l'aide à l'implantation de l'œuf en cas de fécondation. Si aucune grossesse ne survient, la couche superficielle de l'endomètre se désagrège et saigne sous forme de règles. L'évacuation se fait en grande partie par une porte de sortie en bas. Mais chez 90% des femmes, il se produit un reflux. Une partie du sang et des cellules endométriales passent par différents passages, entre les trompes et les ovaires, pour retomber dans le bas ventre.

Normalement au bout d'un certain temps, ce sang et ces cellules sont éliminés. Mais chez les femmes qui développent de l'endométriose, pour des raisons inconnues, ce "ménage" n'est pas réalisé. Des bouts d'endomètre se fixent dans des zones où ils ne devraient pas se trouver, par exemple dans la paroi abdominale. On peut aussi en retrouver au niveau de la vessie ou du rectum. Elles ont la particularité de réagir aux fluctuations hormonales tout comme l'endomètre, et déclenchent une réaction inflammatoire douloureuse au moment des règles.

Mais cette maladie peut être douloureuse même en dehors des menstruations. Car ces lésions se désagrègent au fil du temps, laissent une cicatrice et forment des nodules. Si elles sont proches de nerfs et situées en haut du vagin, elles peuvent déclencher des douleurs à tout moment et notamment au moment des rapports sexuels. Dans les cas avancés, on peut voir de véritables masses appelées endométriomes.

L'endométriose est une maladie douloureuse qui évolue différemment d'une femme à l'autre. Le traitement sera différent selon le stade. Mais quand l'endométriose a envahi tout le bassin et que les douleurs sont intolérables, la seule solution pour arrêter le calvaire est l'ablation de l'utérus et des ovaires.

Dépister et traiter l'endométriose

Comme ses causes sont peu connues, l'endométriose reste mal diagnostiquée.

Malgré les douleurs parfois invalidantes qu'elle provoque, l'endométriose est sous-estimée : en moyenne, les patientes attendent six ans avant que le diagnostic soit fait !

L'une des solutions pour lutter contre l'endométriose est le traitement hormonal. Ces médicaments réduisent le taux d'oestrogènes dans l'organisme des patientes. Ils provoquent alors une ménopause chimique temporaire et empêchent le saignement des lésions.

Le traitement chirurgical de l'endométriose

Attention, images d'intervention chirurgicale : utilisation de l'énergie plasma pour retirer les tissus malades.

Souvent, l'endométriose n'est malheureusement diagnostiquée qu'à un stade assez avancé. La chirurgie peut alors permettre de supprimer les kystes et lésions provoqués par la maladie.

Parmi les nouvelles techniques de chirurgie : la destruction partielle du kyste en le brûlant par laser ou énergie plasma (sorte de courant électrique). L'énergie plasma est actuellement testée dans le cadre d'une étude clinique unique en France.

Une étude qui a comparé le laser (méthode comparable à l'énergie plasma) à la kystectomie classique a démontré que la récidive était presque la même dans les deux cas (environ 20%), mais la fertilité est mieux préservée par la technique au laser.

Endométriose : le suivi post-opératoire

Depuis le tournage, le dossier de Marie et son mari a été retenu par un organisme autorisé pour l'adoption. Ils deviendront bientôt parents.

Si l'opération ne guérit pas complètement l'endométriose, elle change la vie de bien des patientes. C'est le cas de Marie, qui s'est finalement faite opérer après des années de souffrance. Une intervention qui a grandement amélioré sa qualité de vie.

Endométriose : les groupes de parole

Procréation assistée, FIV, traitements… Pour échanger leurs expériences, des groupes de parole existent.

Pour les femmes, vivre avec l'endométriose, c'est vivre au quotidien une maladie douloureuse mais invisible, parfois handicapante et mal comprise par les autres.

Dans l'association EndoFrance, des rencontres entre patientes sont organisées pour que chacune bénéficie de l'expérience des autres.

Endométriose : la congélation des ovocytes

Grace a décidé de suivre cette prise en charge.

L'endométriose est une maladie du tissu qui tapisse l'intérieur de l'utérus. Une pathologie douloureuse, fatigante, qui met aussi en jeu la fertilité des femmes qui en sont atteintes. Depuis quatre ans, la congélation des ovocytes peut être proposée aux femmes souffrant d'endométriose.

Pour avoir un maximum d'ovocytes à ponctionner, la patiente doit suivre un protocole de stimulation ovarienne. "Chez ces patientes, pouvoir conserver ses ovocytes, surtout quand elles sont jeunes, qu'elles n'ont pas de conjoint, qu'elles n'ont pas forcément un projet d'enfant immédiat, et dont la réserve ovarienne est déjà plus faible qu'une autre patiente du même âge, est vraiment une prévention. Cela signifie que si on a un stock d'ovocytes et que l'on fait un traitement de stimulation pour un projet d'enfant auquel elle ne répond pas suffisamment, on pourra aussi utiliser les ovocytes congelés", explique le Pr Nathalie Rives, biologiste de la reproduction.

Depuis 2011, ces prises en charges spécifiques sont de plus en plus proposées. Dans 70% des cas, les patientes réussissent à concrétiser leur projet de maternité.

Besoin d'un conseil médical ?

Service proposé par

 logo MesDocteurs

Sponsorisé par Ligatus

Voir aussi sur Allodocteurs.fr

Besoin d'un conseil médical ?

Nos médecins partenaires répondent à vos questions immédiatement 24h/24