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Congés, aides financières : quelles solutions pour les aidants ?

En France, plus de la moitié des aidants ont une activité professionnelle. Il leur est donc parfois difficile de concilier travail et disponibilité auprès du malade. Mais des solutions sont possibles. Le point sur les dispositifs existants.

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Crédit photo : ©Peter Maszlen - Fotolia

Quand on travaille, la première question qui se pose est de savoir comment se libérer du temps pour s'occuper de son proche ? Il n'est tout d'abord pas conseillé de jongler avec ses RTT et ses congés, car le repos reste nécessaire et il faut savoir se préserver. Le mieux est de prendre un congé spécifique pour se libérer du temps auprès du malade.

Le congé de proche aidant

Il existe plusieurs types de congés. Tout d'abord, le congé de proche aidant. Ce droit est ouvert à tous les aidants, qu'il s'agisse du conjoint ou d'un ami, peu importe qu'ils aient ou non un lien de parenté avec la personne aidée. Toutefois, le congé de proche aidant est destiné uniquement aux salariés du privé et il est non rémunéré. C'est donc l'équivalent d'un congé sans solde, de trois mois maximum, avec possibilité d'aménager en temps partiel, renouvelable sur un an et l'employeur ne peut vous le refuser. Il vous garantit également le retour à votre poste de travail.

Le congé de solidarité familiale

Le congé de solidarité familiale est destiné davantage aux personnes qui accompagnent un proche en fin de vie. C'est la condition pour y avoir droit. Il peut être pris de façon continue ou à temps partiel sur une durée de trois mois maximum, renouvelable une fois. Pendant ce temps, l'entreprise ne vous paie pas mais vous pouvez recevoir une allocation journalière d'accompagnement. Elle s'élève à 56,10 euros par jour. Il suffit de faire une demande auprès de la Sécurité sociale.

Le congé de présence parentale

Il existe aussi un congé spécifique aux parents qui s'occupent d'un enfant malade. Pour cela, l'enfant doit être âgé de moins de 20 ans, être gravement malade, accidenté ou handicapé. Ce congé se présente sous la forme d'un stock de 310 jours que l'on peut prendre sur une période de trois ans. Il est non rémunéré mais il est possible de bénéficier d'une allocation, dont le montant s'élève à 43,70 euros si on vit en couple, et à environ 51 euros si l'on est parent isolé.

Il est aussi possible de donner ses jours de congés à un collègue qui en a besoin, dont l'enfant est gravement malade. Ce don peut être anonyme et sans contrepartie.

Outre la prise de congés, il y a aussi la question de la rémunération. Le proche aidant est parfois obligé de diminuer ou d'arrêter son activité professionnelle. Il n'existe pas de statut officiel d'aidant donnant droit à une rémunération. Mais plusieurs possibilités peuvent être envisagées. Tout dépend du type d'aides financières, dont bénéficie la personne malade. Il existe deux grandes catégories.

L'aide personnalisée d'autonomie (APA)

Si votre proche bénéficie de l'aide personnalisée d'autonomie (APA), il/elle peut employer une ou plusieurs personnes pour l'aider dans sa vie quotidienne : il peut s'agir d'un petit enfant, d'une soeur... En aucun cas, l'APA ne peut être destinée à rémunérer le conjoint. Le montant est calculé en fonction du degré de dépendance de la personne aidée. En 2019, le salaire brut d'un aidant salarié s'élève à 13,78 euros de l'heure.

La prestation de compensation du handicap (PCH)

L'autre catégorie d'aide est destinée aux adultes en situation de handicap. Dans ce cas, l'aidé touche la prestation compensation handicap (PCH). Cet argent peut servir à payer une tierce personne : une auxiliaire de vie mais aussi un conjoint, un parent, un enfant... L'aidant est alors rémunéré par le biais des chèques Cesu.

Salarier un proche

Si la personne aidée ne bénéficie d'aucune de ces aides financières, elle a toutefois le droit, si elle en a les moyens, de salarier un proche pour s'occuper d'elle. L'aidé devient particulier employeur d'un proche, lui-même salarié.

Dans tous les cas, salarier un proche est une décision qui n'est pas anodine, et qui peut avoir des conséquences sur la qualité des relations entre aidé et aidant. Cette décision doit être prise de façon concertée et éclairée. Si l'aidant le fait par obligation, il risque d'être maltraitant avec son proche.

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