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La greffe de rein : une solution moins coûteuse que la dialyse

Selon la Haute Autorité de Santé, la transplantation rénale serait un remède plus efficace et moins coûteux que la dialyse pour les patients atteints d'insuffisance rénale terminale.

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La greffe de rein : une solution moins coûteuse que la dialyse
La greffe de rein : une solution moins coûteuse que la dialyse

4 milliards d'euros. C'est le coût des dépenses liées à l'insuffisance rénale chronique terminale (IRCT), en France en 2007. Or, les trois quarts de ces dépenses sont dus à des traitements par dialyse. La HAS a donc décidé d'alerter sur ce problème de santé publique, en affirmant qu'en cas d'IRCT, la greffe rénale était une solution moins coûteuse et plus efficace que la dialyse. Selon les données financières de 2007, la prise en charge d'un malade sous dialyse coûte 88 000 euros par an, soit un montant équivalent à une greffe de rein la première année. En revanche, les années suivant la greffe, les dépenses chutent à 20 000 euros par an !

Karim Laouabdia, directeur général adjoint de l'Agence de la biomédecine qui a travaillé avec la HAS, précise également que "la greffe de rein assure la qualité de vie et l'autonomie des patients". En effet, en plus du traitement anti-rejet, et après un suivi régulier les premiers mois suivants l'opération, une seule visite annuelle dans le centre de transplantation suffit.

La HAS souhaite développer cette pratique

Afin d'augmenter le nombre de greffes, la HAS a publié certaines recommandations. Une des principales consignes concerne l'amélioration du recensement des personnes en état de mort encéphalique, la diminution du taux de refus et l'élargissement du pool de donneurs potentiels.

Une des solutions vise également à augmenter le nombre de donneurs vivants, qui depuis 2011 n'ont plus besoin d'avoir des liens familiaux avec le greffé. La HAS estime qu'un accompagnement financier et psychologique est essentiel afin de rassurer les donneurs potentiels, ainsi qu'une prise en charge médicale à 100 % sur le long terme.

Enfin, la réduction des disparités régionales est un problème tout aussi préoccupant. La HAS constate que la part des transplantations rénales chez les patients est deux fois moins importante à la Réunion (21 %) que dans les Pays de la Loire (57 %).

En 2010, on estimait à 67 271 le nombre de personnes atteintes d'IRCT. Chaque année, quelques 3 700 nouveaux patients sont inscrits sur liste d'attente, et le nombre croit tous les ans. Le manque de greffons se fait de plus en plus sentir, c'est pourquoi le gouvernement a décidé de mettre en place un plan greffe 2012-2016, et donner à la question une priorité nationale.

La HAS rappelle que l'IRCT est "l'une des complications de nombreuses maladies chroniques dont le diabète et l'hypertension artérielle, pour 45 % des nouveaux patients ayant démarré un traitement de suppléance en 2010."

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