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Colère et indignation après le suicide de Doona, étudiante trans de 19 ans

Mercredi 23 septembre, Doona, une étudiante transgenre de Montpellier (Hérault) s'est donnée la mort. Pour ses proches, le Crous est responsable du geste de la jeune femme.

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Colère et indignation après le suicide de Doona, étudiante trans de 19 ans
Colère et indignation après le suicide de Doona, étudiante trans de 19 ans

"Je vais au paradis". C’est le dernier message qu’aurait envoyé la jeune femme de 19 ans à ses proches, avant de se jeter sous un train de la gare Saint-Roch à Montpellier. Etudiante en psychologie à l’Université Paul-Valéry, Doona était en détresse psychologique. Elle avait déjà tenté de se suicider à plusieurs reprises. Une situation connue du Crous de Montpellier. 

#CrousAssassin

Dès l’annonce du suicide de la jeune étudiante, le Crous a été pointé du doigt comme responsable de ce geste. En effet, la jeune femme logeait dans un logement Crous, logement qu’elle risquait de perdre. Selon le SCUM, un syndicat universitaire de Montpellier, ainsi que ses proches, le Crous aurait menacé la jeune étudiante de l’expulser de son logement si elle venait à refaire une tentative de suicide. 

Seule réponse du Crous, l’ouverture d’une cellule psychologique au site de Vert-Bois où résidait Doona. 

Des agressions quotidiennes 

Une amie de Doona, Daria, raconte le calvaire subi par la jeune femme trans : “ ses voisins disaient "il" pour parler d'elle, l'administration l'appelait "monsieur" au lieu de "madame". Elle corrigeait systématiquement les gens, donc quand ils continuaient à l'appeler "il", c'était vraiment par choix. Doona se sentait seule, elle se recroquevillait sur elle-même. Ce sont les micro-agressions du quotidien qui ont produit ça." 

Ce lundi, des rassemblements en mémoire de Doona ont eu lieu dans plusieurs villes à travers la France.

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