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La vapoteuse officiellement reconnue dans le sevrage tabagique en Grande-Bretagne

Vapoter pour arrêter de fumer est désormais officiellement recommandé de l'autre côté de la Manche. Un organisme dépendant des autorités sanitaires birtanniques, le Public Health England, a rendu les conclusions de son enquête la semaine dernière. Verdict : la e-cigarette serait 95% moins nocive que le tabac.

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La vapoteuse officiellement reconnue dans le sevrage tabagique en Grande-Bretagne
La vapoteuse officiellement reconnue dans le sevrage tabagique en Grande-Bretagne

L'argumentation du Public Health England repose sur quelques éléments majeurs : la e-cigarette ne contient pas la majeure partie des composants qui font la toxicité du tabac (les goudrons, par exemple) ; près de la moitié de la population (44,8%) n’a pas conscience que la e-cigarette est beaucoup moins toxique que le tabac. Le troisième argument clé, estimant quelle n'est pas une voie d'entrée au tabagisme chez les mineurs est sans doute à nuancer  puisque des travaux américains ont rendu une conclusion opposée récemment.

Le Pr Kevin Fenton, auteur de l'étude, a donc déclaré que "les cigarettes électroniques ne sont pas totalement dénuées de risques mais quand on les compare au tabac, les résultats montrent qu'elles ne comportent qu'une fraction de nocivité". Elles seraient 95% moins nocives que le tabac et donc recommandées dans le sevrage tabagique. Elles représentent un moyen moins onéreux que d'autres pour se sevrer.

Qu'en pensent l'OMS et la France ?

En août 2014, l'OMS préconisait l'interdiction de la vente aux mineurs et l'utilisation en milieux fermés. Elle estimait que la présence de nicotine, fréquemment associée aux arômes, était un risque pour les adolescents et les fœtus.

La France a quant à elle adopté une position mesurée en admettant cet outil dans le sevrage tabagique sans toutefois le recommander de façon explicite du fait du manque d'études scientifiques. Dans un article d'Allodocteurs.fr en date du 28 août 2014, le Dr Mario Adler déclarait : "on manque de recul. On ne sait pas encore si les microparticules contenues dans la vapeur exhalée présente un risque pour la santé. Comme on sent les odeurs dégagées, on inhale des substances qui peuvent être dangereuses". Tandis que Jean-François Narbonne, professeur de toxicologie précisait que qu'il peut exister "un risque d'irritation chez les personnes présentant des troubles de la respiration, comme de l'asthme, si plusieurs vapoteurs se retrouvent dans la même pièce et qu'elle n'est pas aérée. Mais il n'y a pas de risques de troubles graves."

De plus, une addiction peut en cacher une autre et la dépendance à la e-cigarette  peut remplacer celle à la cigarette. L'un des auteurs, le professeur Ann McNeill, conseille à juste titre aux fumeurs de vapoter et aux vapoteurs de cesser complètement de fumer…