Paludisme : la maladie régresse, les financements restent insuffisants

Paludisme : la maladie régresse, les financements restent insuffisants

Des progrès significatifs et durables : c’est ce qui ressort du rapport annuel de l’OMS sur le paludisme dans le monde. Mais pour lutter efficacement contre la maladie, les financements sont encore insuffisants.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le

En 2010, le paludisme a entraîné la mort de 655 000 personnes, soit une baisse de 5 % par rapport à 2009. Depuis l'an 2000, les taux de mortalité liés à cette maladie ont diminué de 26 %, un progrès qualifié de "majeur" par l'OMS mais qui reste inférieur à l'objectif de moins 50 % fixé par l'organisation.

Les principales victimes du paludisme sont les enfants : 86 % des décès concernent les moins de 5 ans et c'est en Afrique que la pandémie fait le plus de ravages. Six pays (Nigeria, RDC, Burkina Faso, Mozambique, Côte d'Ivoire et Mali) représentent à eux seuls 60 % des décès dus au paludisme.

L'un des meilleurs outils pour éradiquer la maladie sont les moustiquaires imprégnées d'insecticides. En Afrique subsaharienne, près de 50 % des ménages disposent aujourd'hui de telles moustiquaires, contre seulement 3 % en l'an 2000. Mais ces moustiquaires vont devoir être remplacées dans les années qui viennent, or il y a une incertitude sur les financements futurs.

Resistances aux traitements

Pour financer la lutte contre cette maladie, près de deux milliards de dollars ont été mis à disposition par les organisations internationales, un montant élevé, mais qui reste bien inférieur aux cinq milliards de dollars annuels nécessaires pour atteindre les objectifs fixés par l'OMS. L'organisation suggère donc aux pays concernés par la maladie, l'adoption d'une taxe sur les billets d'avion. Autre piste pour lever des fonds supplémentaires : la mise en place de taxes de séjour.

Du côté des traitements, la directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, s'inquiète de la résistance des parasites aux médicaments antipaludiques qui "représente un danger bien réel et toujours présent pour notre réussite à venir". Pour éviter le développement de ces résistances, l'OMS recommande à tous les pays d'interdire la commercialisation des monothérapies par voie orale comprenant de l'artémisinine et de les remplacer par des combinaisons de plusieurs molécules.

Avec AFP

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