Une signature microbienne pour chacun d'entre nous

Plus de 10 000 espèces de micro-organismes ont été découvertes dans le corps humain, et avec des spécificités pour chaque individu, par des chercheurs de la Harvard School of Public Health (HSPH). Plusieurs études ont été publiées le 13 juin 2012, dans diverses revues scientifiques, à l'initiative du Human Microbium Project (HMP) de l'université de Harvard, aux Etats-Unis, une communauté de chercheurs qui a pour objet l'étude des bactéries humaines.

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Une signature microbienne pour chacun d'entre nous
Une signature microbienne pour chacun d'entre nous

Les chercheurs ont identifié 5 millions de gènes microbiens dans le corps humain, c'est 100 fois plus que le nombre de gènes humains ! Parmi les espèces identifiées, 81 à 99 % d'entre elles ont été retrouvées chez des adultes en bonne santé.

Cette découverte les a amenés à se demander quels rôles jouent ces micro-organismes dans le fonctionnement du corps et dans les réactions immunologiques.

Pour définir et analyser la population de bactéries présentes dans le corps humain, les chercheurs du HMP ont collecté des tissus, provenant de quinze parties du corps chez les hommes et dix-huit chez les femmes (la bouche, le nez, la peau ou encore la région inferieure de l'intestin) parmi 242 volontaires sains.

La population des micro-organismes chez ces individus s'est avérée très variée, en effet, les scientifiques ont trouvé une abondance d'espèces différentes selon les individus.

"Nous avons été en mesure d'évaluer que la signature microbienne de chaque personne est assez unique, de la même manière que le génome d'un individu est unique", affirme Curtis Huttenhower, professeur assistant en biologie et bio-informatique au département bio-statistique à l'université de Harvard. Ils ont également établi que les variations de population selon les individus peuvent être liées à l'alimentation, la génétique ou encore l'environnement.

Même si la population microbienne humaine est composée d'agents potentiellement pathogènes, ceux-ci sont sans danger dans des conditions normales de santé et de développement. L'étude a même montré que la plupart de ces bactéries sont utiles au bon fonctionnement de l'organisme. Par exemple, dans le tractus gastro-intestinal, certaines bactéries interviennent dans le processus de digestion.

Source : "Mapping microbes in people", 13 juin 2012, Harvard gazette.

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