Une personne morte cliniquement peut-elle souffrir du prélèvement d'un de ses organes ?

Une personne morte cliniquement peut-elle souffrir du prélèvement d'un de ses organes ?

Rédigé le , mis à jour le

Une personne morte cliniquement peut-elle souffrir du prélèvement d'un de ses organes ?

Les réponses avec le Dr Julien Charpentier, médecin réanimateur, coordinateur des prélèvements d'organes à l'hôpital Cochin (Paris) :

"La mort encéphalique est la destruction cérébrale irréversible. Le cerveau est détruit en entier, et c'est irréversible. On ne meurt pas n'importe comment. La loi française a défini ce qu'était la mort cérébrale. La loi française est la plus rigoureuse dans ce domaine.

"Il faut qu'il y ait deux médecins, il faut avoir examiné la personne et il faut un examen qui confirme la destruction cérébrale irréversible. S'il n'y a plus d'activité cérébrale, il n'y a plus de douleurs. Il n'y a plus d'intégration cérébrale de la douleur. Un des examens pour confirmer la mort encéphalique est l'électroencéphalogramme qui mesure l'activité électrique du cerveau. Et quand on réalise un électroencéphalogramme à une personne en état de mort encéphalique, on observe qu'il n'y a aucune activité cérébrale, même quand on a une stimulation douloureuse."

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Questions/réponses :

* Les réponses avec le Dr Julien Charpentier, médecin réanimateur, coordinateur des prélèvements d'organes à l'hôpital Cochin (Paris)