Don de moelle osseuse : devenez veilleur de vie !

A l'occasion de la septième semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse, l'Agence de la biomédecine lance une campagne de sensibilisation sur Internet. Objectif : recruter chaque année 18 000 veilleurs de vie supplémentaires, des donneurs potentiels de moelle osseuse.

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Don de moelle osseuse : devenez veilleur de vie !

On connait bien le don du sang, le don d'organes et le don de gamètes, mais le don de moelle osseuse reste encore mystérieux pour un certain nombre d'entre nous. Douloureux, compliqué, dangereux même, les idées reçues ne manquent pas.

Semaine nationale de mobilisation

Pour informer les Français et les convaincre de s'inscrire sur la liste de donneurs potentiels, l'Agence de la biomédecine lance une grande chaîne de solidarité sur Internet pour recruter de nouveaux donneurs à l'occasion de la 7e semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse, qui débute ce lundi 19 mars 2012.

En France, 197 000 personnes se sont déjà engagées à faire un don de moelle osseuse. L'Agence de la biomédecine s'est fixée pour objectif de rassembler d'ici à 2015 au moins 240 000 donneurs inscrits sur le registre France Greffe de Moelle. Soit 18 000 nouveaux donneurs par an.

L'enjeu est d’offrir une chance supplémentaire de guérison aux personnes atteintes de maladies graves 
du sang et qui ont besoin d’être soignées par une greffe de moelle osseuse. Chaque année, 2 000 malades ont besoin de ce traitement pour bénéficier d’une chance supplémentaire de guérison. Or, la compatibilité entre un donneur et un malade est très rare car elle dépend de critères génétiques uniques qui varient d’un individu à l’autre. C'est pourquoi plus les donneurs seront nombreux et plus la probabilité de sauver un malade grandira.

Vidéo participative

Cette année, l'essentiel de la campagne se concentre sur Internet et les réseaux sociaux. Dès le lundi 19 mars 2012, en se connectant au site www.dondemoelleosseuse.fr, les internautes auront la possibilité de participer à la création collective d’un film destiné à faire connaître à un large public toute l’importance du don de moelle osseuse.

Les questions/réponses sur le don de moelle osseuse

  • La moelle osseuse est-elle prélevée dans la colonne vertébrale ?

Non, il est souvent fait une confusion entre la moelle osseuse et la moelle épinière : 72 % des Français pensent à tort que la moelle osseuse est prélevée dans la colonne vertébrale*. La moelle osseuse se trouve dans le centre des os alors que la moelle épinière appartenant au système nerveux se situe dans la colonne vertébrale. Ainsi, il n’y a donc aucune crainte de paralysie à avoir en cas de prélèvement de moelle osseuse.

  • Est-il facile de trouver un donneur compatible pour un malade ?

Non, ce n’est pas facile. 74 % des Français pensent qu’il est facile de trouver un donneur et un malade compatibles*. Pourtant il s’avère que la probabilité de trouver deux individus compatibles en dehors de sa fratrie est très rare. L’enrichissement et la diversification des profils de donneurs inscrits au registre France Greffe de Moelle sont à ce titre essentiels.

  • Le prélèvement dans les os du bassin est-il très douloureux ?

Non, car la moelle osseuse est prélevée dans les os du bassin sous anesthésie générale. L’intervention est ainsi totalement indolore. La douleur ressentie par le donneur après l’opération s’estompe rapidement sous l’effet des antalgiques. Elle est souvent comparé à celle d’un gros bleu.

  • Le prélèvement de moelle osseuse met-il en danger le donneur ?

Non, le prélèvement de moelle osseuse ne concerne qu’une petite partie des cellules de moelle osseuse à un donneur en parfaite santé. La quantité est calculée en fonction du poids du donneur. Qui plus est, les cellules de moelle osseuse du donneur se régénèrent rapidement, en quelques jours.

  • Quand le donneur est appelé, doit-il tout de suite se rendre disponible pour le prélèvement ?

Non, car quel que soit le type de prélèvement, celui-ci se planifie entre un et trois mois à l’avance, pour permettre de prendre les dispositions nécessaires : préparation du receveur à la greffe et organisation du prélèvement du donneur. La législation prévoit la prise en charge de l’ensemble des frais liés au prélèvement et un arrêt de travail lorsque nécessaire.

* Étude menée par LH2 pour l’Agence de la biomédecine en juillet 2007.

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