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Sept idées reçues sur le don d'organes

Ce 22 juin a lieu la Journée nationale pour inciter au don d'organes, organisée par l'Agence de la biomédecine. L'occasion de revenir sur sept idées reçues, qui peuvent dissuader à tort de donner ses organes.

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Sept idées reçues sur le don d'organes
En 2014, plus de 20.000 Français étaient en attente de greffe (Image d'illustration)

Que ce soit "oui" ou "non", il faut le dire. Chaque année, plus de 20.000 Français sont en attente d'une greffe, selon l'Agence de la biomédecine, qui incite tout un chacun à parler de son choix à ses proches, à l'occasion de la 15ème Journée nationale de réflexion sur le don d'organes. Le don ne concerne pas que les organes les plus demandés comme le cœur, le foie ou le rein, mais également des tissus, comme la peau ou encore les veines ou les tendons. Si le nombre de patients greffés est en constante augmentation, bon nombre d'idées reçues circulent encore, freinant le don.

"Je ne peux pas donner si je suis trop âgé"

Il n'y a aucune limitation d'âge pour donner ses organes, même après 80 ans ! D'ailleurs, la moyenne d'âge d'un donneur en France est de 57 ans. Et près de la moitié des donneurs ont plus de 65 ans. Les personnes âgées peuvent également recevoir des organes jusqu'à plus de 70 ans.

"Je ne peux pas donner si je suis malade"

Tout comme les personnes âgées, les personnes malades ou sous traitement peuvent être éligibles au don d'organes. C'est en réalité au médecin de juger si les bénéfices de la greffe sont supérieurs aux risques pour le receveur. Par exemple, une personne atteinte d'une hépatite peut donner son foie à un receveur, si le receveur en a le besoin vital. Une fois le foie transplanté et hors de danger, il sera traité pour l'hépatite.

"Le don d'organes concerne seulement les personnes mortes subitement"

Les profils des donneurs sont variés. Ils peuvent effectivement être décédés subitement, comme en cas d'infarctus ou de mort cérébrale suite à un accident vasculaire cérébral et à un traumatisme crânien, mais pas seulement... Le  don d'organes peut également concerner les personnes en fin de vie, en limitation ou arrêt de soins. Pour finir, le donneur peut aussi être vivant, principalement pour le don de rein ou d'un lobe hépatique.

"Je ne peux pas choisir les organes que je donne"

Il est possible de choisir les organes que l'on souhaite donner. Pour cela il suffit d'en discuter avec ses proches, qui en témoigneront en temps voulu au corps médical.

"Si je donne, mon corps pourra être utilisé par la science"

Le don d'organes et le don de corps à la science sont des procédures qui n'ont rien à voir. Donner son corps à des étudiants de médecine est totalement différent d'un don d'organes pour sauver des vies. Pour offrir son corps à la science, il faut s'inscrire dans une faculté de médecine.

"Pour donner, je suis obligé d'avoir une carte de donneur"

La carte de donneur, ou un petit mot dans le portefeuille, peuvent permettre de rassurer le donneur dans sa démarche, mais ne constituent pas une condition sine qua non au don d'organes. Carte ou pas, le médecin s'entretient obligatoirement avec les proches pour prendre une décision. A l'inverse, ne pas avoir de carte ne signifie pas que vous êtes automatiquement exclu du don. Car si vous n'avez pas clairement exprimé votre refus, en vous inscrivant au registre national des refus, vous êtes potentiellement donneur.

"Une fois ma décision prise, je ne peux pas changer d'avis"

Il est possible de modifier son choix à tout moment. Si vous ne souhaitez plus donner, il vous suffit de vous inscrire au registre national des refus. Si vous souhaitez donner, il faut à l'inverse vous désinscrire en envoyant un courrier à ce registre.

 

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