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Une aide-soignante administre pendant un an des injections mortelles

La justice vient de renvoyer devant la cour d'assises Ludivine Chambet, accusée d'avoir tué des pensionnaires de la maison de retraite où elle travaillait à Chambéry, entre 2012 et 2013.

Rédigé le , mis à jour le

Une aide-soignante administre pendant un an des injections mortelles
Une aide-soignante administre pendant un an des injections mortelles

Ludivine Chambet voit son procès renvoyé devant la cour d'assises de Chambéry. Cette aide-soignante est suspectée d’avoir injecté des médicaments à dix patients dans le but de leur donner la mort. Plusieurs patients sont décédés brutalement après avoir fait des malaises sans explications. Les analyses chez les patients ont mis en évidence la présence de psychotropes non prescrits.

Le 29 octobre 2013, jour de la mort d'Elise, la dernière victime, le directeur du centre hospitalier de Chambéry, dont dépend l'Ehpad, se décide à alerter le parquet. Les médicaments en cause sont en dotation à l'établissement et seul le personnel soignant y a accès.

Injections d'antidépresseurs et neuroleptiques

Après avoir confronté les dates des malaises et les plannings des aides-soignants, la direction s’est apercue que Ludivine Chambet était toujours présente.

La jeune femme de 30 ans à l’époque, est interpellée le 10 décembre 2013. Elle avoue avoir administré des médicaments à ses patients "pour les soulager", explique-t-elle. Pourtant aucun de ces patients ne souffrait selon l’avocat des familles des victimes, Me Cataldi, "même si elles étaient âgées et souvent malades." L'aide-soigante administrait des antidépresseurs ansi que des neuroleptiques lorsque ses collègues n'étaient pas là. Un heure après, le malaise avait systématiquement lieu.

Le juge d'instruction en charge de l'affaire considère qu'il s'agit d'un homicide volontaire, après avoir retrouvé sur son ordinateur des recherches internet comme "empoisonner un homme" ou "comment tuer une personne". Le 4 novembre 2016, la justice accuse Ludivine Chambet d'avoir empoisonné, de novembre 2012 à novembre 2013, treize patients, dont dix ont succombé. L'aide-soignante, dont les avocats ont fait appel de l'ordonnance de mise en accusation, n'en conteste que deux.

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