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Contre le tabagisme, 120 médecins soutiennent la cigarette électronique

Médecins, pneumologues, tabacologues, addictologues, cancérologues... Cent vingt professionnels de santé lancent aujourd'hui un "appel en faveur de la réduction des risques du tabagisme" en soutenant la cigarette électronique.

Rédigé le , mis à jour le

Entretien avec Jacques Le Houezec, tabacologue

"Le tabagisme est la première cause de décès évitable en France et en Europe" écrivent les signataires de l’appel qui déclarent souscrire "aux conclusions" d'un rapport du Public Health England, agence dépendante du ministère de la Santé britannique, paru en août 2015, "selon lequel vapoter est 95% moins nocif que le tabagisme".

"Fort de ce constat et de celui de sa quasi-innocuité pour les fumeurs et les non-fumeurs, ce rapport recommande la promotion de la e-cigarette auprès du grand public et du corps médical pour en développer l’usage", souligne l'appel.

Une étude publiée en juillet 2014 concluait que la cigarette électronique, ou e-cigarette, reste de loin moins dangereuse que le tabac. Ceci s'explique notamment par le fait que la e-cigarette ne rejette pas de substances cancérigènes issues à la combustion, contrairement à la vraie cigarette.

"Cette stratégie de réduction des risques grâce à la e-cigarette, combinée à une politique de prix élevé du tabac, réussit au Royaume-Uni dont la population de fumeur adulte est en train de descendre sous la barre des 18 %".

En France, un tiers de la population adulte fume, et le tabac y tue 78.000 personnes chaque année, "deux tiers des fumeurs pensent que l'e-cigarette est plus dangereuse que le tabac, contre un tiers en Grande-Bretagne", des chiffres, selon ce texte, qui illustrent une "différence entre les deux visions politiques" de ces pays.

La France a en effet adopté une position mesurée en admettant cet outil dans le sevrage tabagique sans toutefois le recommander de façon explicite, du fait du manque d'études scientifiques sur les effets à long terme.

L'appel est publié mercredi 28 octobre 2015 à l'occasion des Premières Rencontres de la Vape en France, organisées à Paris par la Fivape (Fédération interprofessionnelle de la vape) et l’Aiduce (Association Indépendante des Utilisateurs de Cigarette Electronique) sur le thème : "L’Etat et les associations anti-tabac : le scandale du rejet de la réduction des risques".

Cette démarche est lancée à l'initiative du Dr Philippe Presles de SOS addictions. Parmi les signataires figurent les Drs William Lowenstein, Anne Borgne, Alain Morel (addictologues), Alain Pavie (chirurgie cardiaque), Marc Espié et Alain Livartowski (cancérologues) et des spécialistes étrangers, notamment américains.

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