Pas de vacances pour les poux
Les poux ne prennent pas de vacances. Alors que l'année scolaire s'achève, les poux continuent de proliférer en été du fait de fortes concentrations de personnes dans les zones touristiques et les colonies de vacances et d'un climat propice à leur multiplication. Allodocteurs.fr vous donne quelques conseils pour vous en débarrasser.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le , mis à jour le
Image d'un poux
Image d'une lente
Les poux nous aiment tellement que certains les considèrent comme les amis les plus fidèles de l'homme. À tel point qu'il est parfois difficile de s'en débarrasser. Une espèce qui survit au fil du temps, le plus souvent grâce à une de ses qualités essentielles : sa capacité à se camoufler dans les cheveux pour la forme adulte et à rester accroché dans les cheveux pour les lentes.
À quoi ressemblent les poux ?
Le parasite est très esthétique. Mais on repère beaucoup plus souvent les lentes. Les lentes sont des petites poches blanchâtres de quelques millimètres contenant des centaines d'œufs de poux et qui restent solidement accrochées aux cheveux, même quand elles ne sont plus viables.
À partir de quel âge peut-on avoir des poux ?
Les poux peuvent infester l'espèce humaine à tout âge, mais les jeunes enfants, de un an à dix ans, sont plus souvent infestés par les poux que les adultes. Il est facile de comprendre pourquoi. Les poux vivent en collectivité dans des espaces relativement réduits, ils jouent ensemble en étant très proches les uns des autres. Ils ont aussi tendance à toujours utiliser les objets des autres enfants (chapeaux, habits, brosses). Il faut tordre le cou aux idées communément répandues qui laissent à penser que la présence de poux témoigne d'une hygiène défectueuse ou touche les classes sociales les plus défavorisées. Cela est parfaitement faux : les poux touchent toutes les classes sociales et il n'y a aucun rapport avec une mauvaise hygiène.
Comment repère-t-on les enfants qui ont des poux ?
Le signe unique et essentiel est que l'on voit les enfants se gratter la tête souvent. Cependant l'infestation par les poux peut être parfaitement asymptomatique et on retrouve ces jolies petites bêtes sur le cuir chevelu, soit en les recherchant systématiquement (en particulier parce que l'on a été alerté par une information dans la classe ou dans la crèche), soit parce qu'ils sont tellement nombreux qu'ils finissent par se voir. Parfois même en découvrant de nombreuses petites boules sous le cuir chevelu des enfants ou dans le cou, qui correspondent à des petits ganglions.
Il faut rappeler que si elle est embêtante, l'infestation par les poux n'est ni dangereuse, ni douloureuse et elle n'expose à aucune maladie grave. De ce fait, utiliser des produits toxiques ou dangereux pour traiter une maladie parfaitement bénigne est un non-sens.
Comment se débarrasser des poux ?
Il existe de nombreux traitements anti-poux commercialisés et la majorité d'entre eux a prouvé son efficacité. Ils ont tous le défaut d'être coûteux et non remboursés par la Sécurité sociale. Les plus courants sont à base de perméthrine ou de malathion. Quels que soient les produits utilisés, les règles d'utilisation sont les mêmes :
Des poux résistant aux traitements ?
Même avec toutes ces précautions, parfois les poux restent. Depuis une dizaine d'années, ont été décrites des souches de poux résistant aux antiparasitaires usuels. De ce fait, chaque fois que l'on se trouve devant un échec de traitement ou des récidives, cette hypothèse est soulevée. En fait le plus souvent, cela est dû au fait que les principes du traitement n'ont pas été suivis ou que l'enfant a été re-contaminé à partir d'un autre enfant de son entourage.
Néanmoins des souches résistantes existent et semblent de plus en plus fréquentes, justifiant l'utilisation d'autres produits. Au premier rang de ces produits, il y a l'ivermectine, disponible par voie orale depuis de nombreuses années avec pour principale indication des parasitoses digestives et la gale. Même si ce produit n'a pas l'AMM en France pour les poux, plusieurs études en démontrent largement l'efficacité. Si certains médecins prescrivent déjà ce médicament en cas d'échec des traitements locaux, d'autres sont réticents à proposer un traitement par voie générale (avec le risque d'effet indésirable) pour une infestation localisée du cuir chevelu et bénigne.