Un distributeur automatique de marijuana

La police néo-zélandaise a réalisé une saisie originale : un distributeur automatique de sachets de marijuana. Ses inventeurs militent pour un assouplissement de la législation sur la consommation de drogues douces.

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Un distributeur automatique de marijuana
Un distributeur automatique de marijuana

On connaissait le distributeur automatique de boissons, de préservatifs, de bonbons, de tampons, et même de pizzas, mais les Néo-Zélandais ont fait encore plus fort. Les propriétaires d'un bar ont installé un distributeur de marijuana. La machine était installée dans un "club du cannabis", situé à New Lynn, dans la banlieue d'Auckland (nord), et délivrait des sachets de un gramme de marijuana pour 20 dollars néo-zélandais (12,30 euros).

La presse du pays avait consacré quelques articles à ce mode innovant de distribution d'herbe, mais Bruce Scott, un des responsables de la police, a souligné que le "club du cannabis" violait la législation sur les drogues. "Dès qu'il y a une infraction à la législation sur la drogue, quelle qu'elle soit, la police agira promptement", a-t-il déclaré.

La police n'a donc pas vu cette "nouveauté" d'un très bon oeil. Une perquisition a été effectuée jeudi 22 mars 2012, les agents ont arrêté quatre personnes et saisi la machine, 27 000 dollars néo-zélandais en numéraire, 700 grammes de cannabis et des pipes à fumer.

La consommation de cannabis est illégale en Nouvelle-Zélande, bien que plusieurs études montrent qu'elle est la troisième drogue la plus consommée dans le pays, après l'alcool et le tabac.

Julian Crawford, qui milite pour que la consommation de cannabis soit autorisée, a expliqué que ce "club du cannabis" (baptisé le Daktory) avait été créé sur le modèle des cafés d'Amsterdam, où la possession de petites quantités de cannabis n'est pas interdite par la loi.

Le club est ouvert aux personnes de plus de 18 ans, avait-il expliqué à l'AFP avant la descente de police. "Il y a des canapés, des tables de ping-pong, de billard, des jeux de fléchettes, on peut grignoter", avait-t-il expliqué. "On a fait ça pour montrer comment les choses pourraient se passer si la marijuana était légalisée". Les organisateurs prévoyaient d'investir les bénéfices réalisés dans des projets caritatifs, avait-il précisé.

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