L'hôpital public : les Français s'y attachent

L'hôpital public est fortement plébiscité par une majorité de Français, selon une étude réalisée par TNS Sofres et la Fédération hospitalière de France (FHF). Plus de huit Français sur dix apprécient la facilité d'accès aux soins fournie notamment par les Urgences et la garantie d'une prise en charge. Les Français expriment également leur intérêt pour la télémédecine.

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L'hôpital public : les Français s'y attachent
L'hôpital public : les Français s'y attachent

L'étude effectuée par TNS Sofres et la Fédération hospitalière de France (FHF) montre que 81% des sondés, âgés de 18 ans et plus, ont une bonne opinion des hôpitaux publics. Pourquoi les Français préfèrent-ils se soigner à l'hôpital ?

L'accessibilité aux soins

Les Français apprécient les avantages financiers et géographiques offerts par l'hôpital public. Les malades y sont accueillis quelque soit leur revenu. La consultation ne requiert pas d'avancement de frais médicaux.

L'étude souligne que 29% de la population française souhaitent pouvoir se rendre dans un hôpital à proximité de leur domicile. "Cette augmentation du besoin d'avoir un hôpital à proximité de son lieu de vie marque une préoccupation majeure des Français face à la problématique croissante des déserts sanitaires", relève Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF).

Les Urgences, une prise en charge garantie

L'hôpital public répond à la difficulté de consulter un médecin de garde en ville la nuit et/ou le week-end. De plus, 59% des personnes interrogées préfèrent se rendre aux Urgences car les examens complémentaires (radiographies ou analyses au laboratoire) sont réalisés immédiatement.

Pour limiter l'engorgement des Urgences, les Français accepteraient toutefois de se rendre dans une maison de garde pour le traitement de légers symptômes.

L'ouverture vers une consultation à distance

L'étude montre aussi que les Français ne semblent pas réticents à la télémédecine. Bien au contraire, ils n'appréhendent en aucune façon un traitement ou un diagnostic établi à distance grâce aux nouvelles technologies. Près de deux tiers, soit 59% des personnes interrogées, sont prêts à recourir à la télésurveillance médicale, une méthode de transmission de données (analyses, radios, etc.) à un professionnel de santé qui les interprète à distance.

Le recours par le biais du téléphone, de la messagerie ou encore de la visioconférence pour obtenir un avis complémentaire à celui de son médecin séduit 53% des sondés. Toutefois, au sein de la population globale, seuls 37% des Français se disent favorables à un diagnostic de leur médecin traitant par ce même procédé.

Cette étude sera présentée lors des Salons de la santé et de l'autonomie du 28 au 30 mai 2013. Un événement où seront abordés les enjeux qui relèvent de la santé publique.

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