44% des Français n'appellent pas le 15 en cas d'urgence

Près de la moitié des Français n'appellent pas le Samu en cas d'urgence, selon les résultats d'un sondage Ifop, publiés le 2 décembre. Mais l'étude montre qu'ils se tournent vers le 15 pour les bonnes raisons…

Rédigé le

44% des Français n'appellent pas le 15 en cas d'urgence
44% des Français n'appellent pas le 15 en cas d'urgence

En cas d'urgence, le SAMU n'est pas un réflexe pour près de la moitié des Français. Dans cette situation, ils ne sont que 56% à composer le 15, selon un sondage Ifop pour la Maaf publié le 2 décembre. Les 44% restant appellent en premier leur médecin traitant (19%) ou alors se déplacent jusqu'aux urgences de l'hôpital le plus proche pour 13% d'entre eux. Les autres se tournent vers SOS médecin (7%) ou plus rarement composent le numéro d'un spécialiste (1%).

Pour la majorité des personnes interrogées, le Samu reste un recours uniquement en cas d'urgence vitale, en demande par exemple d'une équipe de réanimation. Seuls 24% des Français appellent le 15 pour avoir un conseil médical.

Quand se tourner vers le 15 ?

La plupart du temps, le 15 est composé lorsqu'une personne a brutalement des difficultés à parler ou à bouger une jambe (pour 77% des personnes interrogées), est prise de convulsions (75%), perd connaissance ou ressent une violente douleur dans la poitrine depuis plus de vingt minutes (75%). Viennent ensuite les cas de violent traumatisme ou de brûlure étendue.

Ces résultats correspondent bien aux recommandations du SAMU et de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. Les Français ont donc raison de n'appeler le 15 que pour des urgences graves. Seuls les saignements abondants et les intoxications ont été oubliés par les sondés.

Le personnel du SAMU et des urgences débordés

A l'approche de Noël, période propice accidents, le personnel de SAMU et des urgences est débordé. Le 2 décembre, l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF), a appelé à la grève pendant les fêtes, en même temps que les médecins libéraux. Les urgentistes demandent notamment à être inclus dans le "compte pénibilité retraite", réservé pour l'instant aux salariés du privé.

N'étant pas fonctionnaires, les urgentistes ne bénéficient pas non plus de possibilités de départs anticipés à la retraite. "Il faut des mesures spécifiques pour les praticiens hospitaliers. Nous demandons par exemple de ne pas être obligés de travailler plus de 48 heures par semaine", résume à l'AFP Christophe Prudhomme, porte-parole de l'AMUF.

Pour connaître les numéros d'urgences.

 

En savoir plus :

Sponsorisé par Ligatus