Noël : 5 conseils pour des fêtes de fin d’année sans danger

Intoxication, allergies, accidents... L’Agence nationale de sécurité sanitaire rappelle ses recommandations pour se protéger au mieux durant les fêtes de fin d’année et éviter de passer un réveillon aux urgences.

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Noël : 5 conseils pour des fêtes de fin d’année sans danger
© FamVeld / Shutterstock

Les fêtes de fin d’année approchent, mais l’épidémie de coronavirus n’est pas la seule menace qui plane sur les célébrations. Entre les cadeaux pour les enfants pouvant être nocifs ou les risques d’intoxication alimentaire, les dangers plus ou moins graves pour la santé sont multiples.

Pour vous protéger au mieux de ces situations, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) partage chaque année ses recommandations. Voici une sélection de conseils pour passer des fêtes de fin d’année sans accrocs.

Attention aux piles et aux billes pour les enfants

De nombreux objets du quotidien, dont certains jouets électriques, contiennent des piles bouton : ce sont des piles plates rondes et de petite taille. En cette période de Noël, il convient d’être particulièrement vigilant : une pile avalée par un enfant peut entraîner très rapidement la formation de lésions potentiellement mortelles.  

D’autres petits éléments sont susceptibles d’être avalés par les jeunes enfants. Les billes d'eau décoratives et les billes aimantées sont notamment attractives pour de jeunes enfants qui peuvent les confondre avec des bonbons. 

Voici quelques bons réflexes à adopter :  

- Ne laissez pas à portée de votre enfant de petits objets : billes, piles, pièces de monnaie, perles d’eau, objets de décoration… ;
- Surveillez votre enfant lorsqu’il joue et veillez à ce que les tout-petits n’empruntent pas les jouets de leurs aînés ;
- Soyez attentifs à certains objets attractifs pour les enfants qui ne sont pas des jouets : gadgets, objets anti-stress, etc…

En cas d’ingestion, même supposée, chaque minute compte. N’hésitez pas à appeler un centre antipoison ou le 15 qui vous indiquera la marche à suivre.

"Piles bouton : que faire en cas d'ingestion ?", chronique du Dr Anthony Chauvin, médecin urgentiste, du 4 octobre 2018
"Piles bouton : que faire en cas d'ingestion ?", chronique du Dr Anthony Chauvin, médecin urgentiste, du 4 octobre 2018  —  Magazine de la Santé

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Gare aux plantes décoratives

Pendant les fêtes de fin d’année, le houx, le gui ou encore le poinsettia sont utilisés pour décorer les gâteaux, l’intérieur de sa maison ou son jardin. Mais l’ingestion de baies ou de feuilles de ces plantes par les enfants ou les animaux peut s’avérer toxique et provoquer des symptômes plus ou moins graves en fonction des quantités consommées.  

Que faire en cas d’ingestion ? 

- Si l’enfant a mis à la bouche des feuilles ou des baies de houx, de gui, ou d’autres plantes d’ornement : nettoyez-lui la bouche avec un linge mouillé, ne le faites pas boire et appelez un Centre antipoison ;
- En cas d’intoxication de votre animal, appelez un Centre antipoison vétérinaire ;
- Dans tous les cas, conservez l’étiquette ou une photographie de la plante pour en faciliter l’identification.

Ne mélangez pas alcool et boissons énergisantes

En France, environ 32 % des consommateurs de boissons dites énergisantes les consomment lors d’occasions festives. Et la moitié les mélange avec de l’alcool.  

Malgré la fermeture des boîtes de nuit pour cause de pandémie, les cocktails de boissons énergisantes et d’alcool continuent de séduire. Pourtant, comme le rappelle l’Anses, la consommation conjointe de ces deux boissons “favorise des situations à risque dues à une surestimation par la personne de ses aptitudes, ce qui peut l’amener à poursuivre sa consommation d’alcool et à augmenter la prise de risques”. 

"Boissons énergisantes : à consommer avec modération !", chronique d'Angélique Houlbert, diététicienne, du 30 novembre 2018
"Boissons énergisantes : à consommer avec modération !", chronique d'Angélique Houlbert, diététicienne, du 30 novembre 2018  —  Magazine de la Santé

Limiter le risque d'intoxication alimentaire

Un tiers des foyers de toxi-infections alimentaires se déclarent chaque année dans le cadre familial. L’Anses invite donc à respecter quelques règles pour limiter les risques d’intoxication alimentaire.  

Se laver les mains ou encore ne pas cuisiner lorsque l'on a la gastro sont des recommandations désormais bien connues. Surtout, l’Anses rappelle l’importance de respecter la chaîne du froid, même en pleine période hivernale ! 

Qu’il s’agisse de plats cuisinés, de produits traiteurs ou même du biberon de bébé, “garder les aliments à basse température permet de ralentir la croissance des micro-organismes et de limiter la survenue de toxi-infections alimentaires, tout en préservant les qualités nutritionnelles et le goût des aliments”, rappelle l’agence. 

Soyez particulièrement attentifs aux conditions de conservation des poissons et des fruits de mer.

Laver les vêtements avant de les porter

Vous avez reçu le tee-shirt de vos rêves comme cadeau de noël et n'avez qu'une seule hâte : le porter immédiatement. Patience : des cas d’allergies et d’irritations cutanées en lien avec des vêtements ou des chaussures neuves sont régulièrement rapportés. 

À la suite d’une étude portant sur la présence de substances chimiques susceptibles d’être présentes dans ces articles, l’Anses conseille de laver les nouveaux vêtements avant de le porter pour la première fois. Une recommandation valable pour tout vêtement susceptible d’entrer en contact avec la peau, en suivant les recommandations de lavage préconisées par le fabricant.