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Tous solidaires contre la Covid !

Pour venir en aide aux plus fragiles ou aider à passer le temps pendant le confinement, de nombreux Français se mobilisent. Cette crise sanitaire du coronavirus suscite un élan de solidarité particulièrement chez les jeunes qui, jusqu’ici, ne s’étaient jamais engagés... Tour d'horizon de ces initiatives solidaires.

Rédigé le , mis à jour le

Tous solidaires contre la Covid !

De nombreuses belles histoires jalonnent ces mois de confinement, déconfinement, couvre-feu, reconfinement. Pour preuve, cette plateforme crée en deux jours et demi par le gouvernement le 20 mars : jeveuxaider.gouv.fr. Elle s’appelle également la Réserve civique.

L’idée est de mettre en relation ceux qui ont des idées avec ceux qui ont des bras, du temps et l’envie d’aider. Tous ceux qui veulent se rendre utiles, peuvent donc se connecter, choisir une mission à côté de chez eux et en quelques jours, être sur le terrain.

Servir la soupe aux SDF, oubliés du confinement, livrer les courses à des personnes isolées, malades ou tout simplement âgées et dépendantes... Cette mobilisation a dépassé toutes les attentes. 

Plus 300 000 personnes se sont engagées depuis la création du site. C’est une des bonnes nouvelles de cette crise et le virus de la solidarité est bien inoculé ! 

Une idée simple et pourtant cruciale 

Parmi ces citoyens ordinaires qui s’engagent, il y a l’histoire de 4 femmes photographes, agent de banque, ou scripte... Elles s’appellent Marguerite, Marielle, Magalie et Aïcha.

 

Au chômage technique pendant le premier confinement, elles s’engagent au sein de Covidom, l'application crée par l’AP-HP pour suivre les malades du covid qui sont chez eux à leur domicile, en téléconsultation. Leurs missions sont les suivantes :

  • Prendre leurs constantes.
  • Répondre à leurs questions.
  • Les surveiller et les hospitaliser en cas d’aggravation. 

Ces 4 bénévoles découvrent un monde qu’elles ne soupçonnaient pas :

  • De jeunes mamans surtout, qui racontent que leur bébé n’a pas mangé depuis 2 jours.
  • Une maman qui rajoute de l’eau de cuisson de son riz dans le biberon, faute de pouvoir acheter du lait.
  • Certaines mamans malades s’interdisent même d’allaiter leur bébé.

A force d’entendre ces histoires, ces 4 femmes décident de passer à l’action. Leur idée est de livrer des paniers pour ces nourrissons et leurs mamans : lait, biberons, couches, petits pots.... tout ce qui est de première nécessité mais qui coûte si cher quand on n’a pas d’argent.


Elles remuent ciel et terre pour se faire prêter des véhicules, des semi-remorques, des chauffeurs et même un entrepôt prêté par l’agglomération de la Seine-Saint-Denis : les anciens studios du Club Dorothée, des musclés et autres Hélène et les Garçons.

 

Un signe du destin

Il leur a fallu trouver en 8 secondes exactement le nom de leur association, parce qu’elles avaient oublié d’y penser.
Elles pensent à leur point commun, femmes, mamans et surtout elles ont un prénom qui commencent pareil Marielle, Magalie, Marguerite.
Ce sera l’association MaMaMa.

Depuis, elles ont déjà livré plus de 3 500 colis à de jeunes mamans précaires, principalement dans des PMI ou des centres Emmaüs car les nourrissons et leurs mamans font eux aussi partie des oubliés de cette crise. Entre les sans-abris et les personnes âgées, il y avait un angle mort, les jeunes mères précaires.

D’après la fédération des banques alimentaires, il y aurait plus de 30 000 bébés rien qu’en Ile-de-France à souffrir de malnutrition. Les colis préparés par ces femmes sont concoctés sur mesure en fonction des besoins. On peut y trouver une baignoire, un porte-biberon, des serviettes hygiéniques, des livres...Tous les dons sont les bienvenus.

Une histoire qui commence dans un fast food

Tout commence dans les bureaux d'un fast food, au service marketing dans lequel Céline travaille.

Elle a 30 ans et comme beaucoup de sa génération, elle est dans une quête de sens et se pose une véritable question existentielle et d’actualité : comment faire quelque chose d’utile dans sa vie. Ce n’est pas le covid qui va lui donner l’idée mais sa grand-mère. 


Celle-ci avait toujours rêvé de faire un baptême de l’air en hélicoptère mais y avait renoncé, trop vieille, trop dangereux. Elle est finalement morte sans réaliser son rêve et cela a laissé un goût amer à Céline. Elle quitte son job, et lance une start-up. Le principe est de mettre en relation des binômes, des étudiants avec des retraités.

Au menu, des visites en Ehpad ou au domicile, discussions, lectures, balades et un peu d’argent de poche pour les étudiants qui sont rémunérés symboliquement.
Le confinement est arrivé et tout est devenu gratuit et solidaire, les hommes ont fait le reste. 1 300 étudiants ont appelé Céline pour se rendre utiles.

  • Arlette, 91 ans, ne peut plus se passer de Raphaëlle, 21 ans avec qui elle partage une passion, les parties de scrabble... 

  • Denise, 80 ans, ancienne peintre du Marais à Paris, ne se lasse pas d’arpenter la ville aux bras de Solveig... 

Pendant le confinement, ces binômes se sont parfois réduits à des coups de fils et du portage de courses. L’initiative porte bien son nom, Mamie boom avec un site et surtout un téléphone. mamie-boom.com ou 07 49 28 27 28.

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