Ch@t : Alcool, où en êtes-vous ?
Ch@t du 31 mai 2010 Avec les réponses du Dr Philippe Batel, psychiatre alcoologue et du Dr Laurent Karila, psychiatre addictologue.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le
Les réponses du Dr Laurent Karila, psychiatre et addictologue
Il existe probablement une dépression mais il faut la démasquer en consultation après avoir évalué les problèmes liés aux consommations d'alcool.
Cela ne se compte pas en nombre de verres mais plutôt si on n'arrive pas à s'empêcher de consommer, si on perd contrôle, s'il y a des conséquences négatives de la consommation et qu'on continue à consommer malgré tout.
Oui prenez rendez-vous avec un spécialiste de la question qu'il évalue précisément votre situation clinique et voit avec vous ce qui est le mieux.
Il faut essayer de le sensibiliser via son médecin traitant.
L'adresser à la personne qui a géré sa dépendance au cannabis.
Prenez rendez-vous avec un spécialiste de l'addictologie pour avoir des informations et évaluer pourquoi vous consommer du vin pour calmer votre stress.
5 millions abusent de l'alcool.
Il faut une évaluation neuropsychologique (mémoire, attention, concentration, prise de décision) et voir s'il y a eu des images du cerveau réalisées.
Cela dépend de la quantité, des consommations autres associées et un jour d'abstinence est bien quand même.
Essayez d'envisager un autre type de reset psychologique avec un spécialiste.
Il semble important de viser l'abstinence totale lorsqu'on a déréglé son cerveau avec ce fléau neurobiologique qu'est l'addiction.
Ils permettent d'agir sur certains endroits déréglés par la consommation chronique d'alcool. Il faut les combiner à la thérapie.
Il faut être sincère avec lui et lui en parler avec des mots justes. Il n'y a aucune raison qu'il l'imite forcément.
L'OMS dit que pour les femmes : 2 verres par jour avec un jour d'abstinence, c'est dans les normes. Essayez.
Allez parler de votre consommation avec un spécialiste qu'il évalue précisément la situation.
Psychothérapie comportementale.
Se faire aider par un spécialiste.
Sanctionner fortement, non. Sensibiliser et prévenir via un médecin, oui.
S'il y a danger, il faut passer par les modalités d'hospitalisation sous contrainte en psychiatrie et reprendre le programme de soins en addictologie.
C'est une idée reçue.
Ni le joint ni l'oxazépam ne sont des traitements qui réduisent l'envie de consommer de l'alcool !
Je m'explique, c'est ce que l'on appelle un fausse croyance qui peut entretenir le problème de consommation régulière d'alcool. Je vous conseille de vous hydrater (eau, sodas), avec de l'aspirine (si vous n'êtes pas allergique ou si ce n'est pas une contre-indication chez vous).
Médecin spécialisé en alcoologie ou en addictologie.
Abus ou dépendance.
Question très complexe. Est-ce que son médecin traitant l'a déjà évoqué avec lui ?
Le baclofène doit s'inscrire dans un programme de soins très structuré. Cependant, chaque médecin est responsable de ses prescriptions.
Non ce médicament n'est pas indiqué.
C'est lié à l'alcoolémie avec des différences importantes d'un individu à l'autre.
Le facteur environnemental n'est qu'une partie de l'équation à trois inconnues de l'addiction.
Il faut alors aider la personne pour cette timidité maladive.
Oui : dépression, crises d'angoisse, exacerbation d'autres maladies psychiatriques ne pas oublier les autres addictions associées.
Tremblements, sueurs, pâleurs, douleurs abdominales, crampes, risque de crise d'épilepsie...
Les réponses du Dr Philippe Batel, addictologue, alcoologue, psychiatre
Oui. Et même dès l'adolescence. Des chercheurs ont récemment montré une souffrance cérébrale des adolescents pratiquants le binge drinking. Les dégâts à long terme sont ceux de l'alcoolisation chronique : détérioration des substances blanche et grise.
Oui, c’est en effet difficile de se distinguer des autres. Cet effet "masse" pour appartenir à un groupe est même un facteur important de ce mode d'alcoolisation. Ma recommandation serait de vous affirmer différent et de quitter le groupe quand l'ambiance tourne en fin de soirée.
Oui, les dégâts cérébraux peuvent entrainer des troubles de la mémoire, notamment immédiate. Mais beaucoup d'autres facteurs peuvent intervenir, notamment la consommation de "calmants" qui y est souvent associée.
Vous avez un million de fois raison. On ne fait pas assez pour accompagner les enfants de nos patients alcooliques qui sont dans une vraie souffrance et présente une vulnérabilité importante de développer eux-mêmes des troubles de l'alcoolisation.
Maintenez le dialogue avec lui. Ne lui parlez pas quand il est ivre mais quand il ne boit pas ou n'a pas trop bu, dites-lui avant tout que vous êtes inquiets pour lui. Ne perdez cependant pas de vue que vous avez vos propres limites pour supporter cela et dites-le lui. Vous trouverez d'autres aides sur le site Alcool Info Service.
On recommande aujourd'hui une abstinence au cours de la grossesse. Cependant, les études montrent que l'impact sur l'enfant à naitre existe dès deux verres en moyennes par jour et est important au-delà de 7.
Je comprends qu'il soit difficile de consulter. On se représente souvent cette démarche comme humiliante, c'est pourtant bien le contraire, un acte de courage et de loyauté avec soi-même. Mon conseil serait de consulter votre généraliste, d'en parler à deux personnes de confiance autour de vous et de continuer à vous tenir informée. Deux autres pistes : Alcool Info Service ou appelez Ecoute alcool au 0 811 91 30 30 (coût d'un appel local depuis un poste fixe) de 14h à 2h, 7 jours/7.
En changeant de façon de faire et de stratégie. Pour cela, rejoignez un groupe "entourage" (Alanon ou autre). Ils vous donneront des conseils. Vous pouvez aussi consulter la rubrique Entourage de Alcool Info Service ou appelez Ecoute alcool au 0 811 91 30 30 (coût d'un appel local depuis un poste fixe) de 14h à 2h, 7 jours/7.
Oui, c’est un phénomène connu et il y a des traitements psychologiques et éventuellement pharmacologiques. Consultez un psychiatre.
Il existe de multiples causes pour expliquer pourquoi on dérape sur sa consommation. Oui, il y a des traitements, notamment médicamenteux pour vous y aider. Je vous conseille de rencontrer un addictologue. Vous trouverez l'adresse de celui le plus proche de chez vous, ici : Alcool Info Service ou appelez Ecoute alcool au 0 811 91 30 30 (coût d'un appel local depuis un poste fixe) de 14h à 2h, 7 jours/7.
Oui, à l'évidence, l'alcool est utilisé comme une drogue dans ces comportements. Une drogue financièrement accessible, licite pour les majeurs.
Se faire aider et accompagner pour aider l'autre et changer de stratégie, vous trouverez de l'aide à la rubrique Entourage de Alcool Info Service ou appelez Ecoute alcool au 0 811 91 30 30 (coût d'un appel local depuis un poste fixe) de 14h à 2h, 7 jours/7.
Continuez à maintenir le dialogue, surtout quand il n'est pas alcoolisé. N’exigez de lui aucune promesse d'arrêt ou de demande d'aide. Continuez de lui parler de votre inquiétude et du plaisir et/ou de l'envie qu'il a de consommer.
Une règle simple, un verre d'eau entre chaque verre d'alcool est un excellent moyen. D’autres comme ne sortir qu'avec l'argent suffisant pour 3 verres, la fixation d'une quantité-seuil et d'une heure de retour, aide aussi.
Pour aider, il faut soi-même se faire accompagner. Consultez la rubrique entourage du site Alcool Info Service ou appelez Ecoute alcool au 0 811 91 30 30 (coût d'un appel local depuis un poste fixe) de 14h à 2h, 7 jours/7. Pour la tutelle, si sa vie sociale, économique ou juridique est en danger à cause de l'alcool, une tutelle est salutaire et n'apportera que des bénéfices et de la protection pour lui. Il peut même plus tard vous en remercier.
Oui, il faut renoncer à sauver quelqu'un malgré lui. C'est non seulement d'une grande sagesse et humilité mais c'est sans doute la clef du changement pour celui qui est malade. On n'oblige pas les patients à rester car les "cures" (mot moyen-âgeux) ne sont ni la panacée ni l'unique traitement de l'alcoolo-dépendance. Lorsqu'un patient boit au cours d'une cure ou s'en va, c'est qu'il n'était pas prêt. Des entretiens réguliers avec un alcoologue peuvent lui permettre de progresser dans ce changement.
En se faisant soi-même aider pour changer de stratégie, vous trouverez l'adresse de groupe d'entourage dans la rubrique appropriée du site Alcool Info Service ou appelez Ecoute alcool au 0 811 91 30 30 (coût d'un appel local depuis un poste fixe) de 14h à 2h, 7 jours/7.
L'hydratation est importante. La boisson sucrée n'a d'intérêt que si le sujet n'a pas mangé depuis longtemps. Dans tous les cas, ne jamais faire boire avant un retour à un bon niveau de conscience.
Une étude récente semble le démonter. Attention aux contre-indications de l'aspirine.
Ne lâchez pas l'affaire. Rejoignez vite les Alanon ou un groupe d'entourage.
Si les 21 verres sont repartis avec plus de 5 verres en une seule occasion par semaine, les risques sont de développer à long terme une vraie dépendance à l'alcool et à d'autres produits.
Ne vous découragez pas, les infos, lorsqu'elles sont apportées sans culpabilisation, finissent par avoir un impact.
Faites vous aider, rejoignez un groupe entourage. Vous trouverez leur adresse sur le site Alcool Info Service ou appelez Ecoute alcool au 811 91 30 30 (coût d'un appel local depuis un poste fixe) de 14h à 2h, 7 jours/7.
Elle peut mais n'agirait que dans 45 % de la cause.
Rejoignez un groupe entourage, ça va vous aider, vous trouverez l'adresse du plus proche de chez vous sur le site Alcool Info Service ou appelez Ecoute alcool au 0 811 91 30 30 (coût d'un appel local depuis un poste fixe) de 14h à 2h, 7 jours/7. Courage !
S'affirmer, leur montrer que vous êtes capable de vous amuser sans boire ni prendre de la coke. Ne les jugez pas, restez un recours.
Je comprends. C'est bien qu'il consulte. Ne lâchez pas l'affaire, ça peut prendre beaucoup de temps pour changer, courage.
Arrêtez de culpabiliser, évoquez vos inquiétudes à votre médecin traitant. Si les symptômes persistent, consultez un addictologue: Rejoignez un groupe entourage, ça va vous aider, vous trouverez l'adresse du plus proche de chez vous sur le site Alcool Info Service ou appelez Ecoute alcool au 0 811 91 30 30 (coût d'un appel local depuis un poste fixe) de 14h à 2h, 7 jours/7. Courage !
Oui mais justement, cette alchimie de la relation ne dépend pas toujours de la compétence addictologique de l'interlocuteur.
Ne lâchez pas l'affaire ! J'ai vu des malades extrêmement graves changer.
Commencez par tenter de passer 3 week-end consécutifs sans boire. Si vous n'y arrivez pas, consultez, il n'est pas sur qu'on vous propose d'arrêter mais de limiter votre consommation. Consultez un alcoologue, pour le trouver : Rejoignez un groupe entourage, ça va vous aider, vous trouverez l'adresse du plus proche de chez vous sur le site Alcool Info Service ou appelez Ecoute alcool au 0 811 91 30 30 (coût d'un appel local depuis un poste fixe) de 14h à 2h, 7jours/7. Courage !
Que vous vous inquiétez, légitimement.
Bravo, courage et bien à vous.
Cherchez de l'aide, consultez. Pour trouver l'adresse de l'alcoologue le plus prés de chez vous : Rejoignez un groupe entourage, ça va vous aider. Vous trouverez l'adresse du plus proche de chez vous sur le site Alcool Info Service ou appelez Ecoute alcool au 0 811 91 30 30 (coût d'un appel local depuis un poste fixe) de 14h à 2h, 7 jours/7. Courage !
En savoir plus
Sur Allodocteurs.fr
Dossier :
Dans le forum :
Livres :