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Hystérectomie, l'ablation de l'utérus

80.000 hystérectomies par an ont lieu, surtout pour des femmes entre 40 et 55 ans. Dans quels cas doit-on procéder à l'ablation de l'utérus ? Peut-on encore avoir une vie sexuelle après cette intervention ? Quelles sont les techniques actuelles les moins invasives ?

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Hystérectomie, l'ablation de l'utérus
Hystérectomie, l'ablation de l'utérus
Sommaire

Qu'est-ce que l'hystérectomie ?

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Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent l'hystérectomie.

L'utérus fait partie de l'appareil génital féminin. C'est une cavité creuse de forme triangulaire, dans le prolongement du vagin. L'utérus possède un col et un corps. En haut, se situent les cornes utérines qui débouchent sur les trompes de Fallope conduisant aux ovaires. L'utérus a un rôle essentiel dans la fonction reproductrice chez la femme puisque c'est au niveau de sa muqueuse que va se fixer et se développer l'embryon puis le fœtus pendant la grossesse.

L'utérus peut être touché par de nombreuses pathologies gynécologiques. Trois quarts des hystérectomies sont réalisées du fait d'un fibrome, une tumeur non cancéreuse, dont la gravité est très variable. Cela ne veut absolument pas dire que tous les fibromes impliquent une telle opération, seulement les plus importants. Ces fibromes sont souvent associés à une autre maladie, l'endométriose. En cas d'endométriose, les cellules de l'endomètre se détachent de l'utérus et migrent pour se fixer dans d'autres organes, comme les ovaires, ce qui peut provoquer des saignements.

D'autres causes peuvent justifier une hystérectomie. Parmi les 80.000 interventions pratiquées en France, 10.000 sont réalisées pour traiter un cancer ou une descente d'organes (un prolapsus).

Plusieurs types d'interventions sont possibles. Soit on retire seulement l'utérus, soit, et c'est le plus fréquent, on enlève aussi le col utérin, il s'agit alors d'une hystérectomie totale. Dans certains cas, il peut être nécessaire de réaliser l'ablation des ovaires et des trompes en plus de l'utérus et du col, on parle d'hystérectomie totale avec annexectomie.

 

Pourquoi retirer l'utérus ?

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Lorsque les fibromes provoquent des douleurs et des saignements abondants, une hystérectomie peut être effectuée.

Pour les jeunes patientes, l'ablation de l'utérus signifie la fin de la possibilité de porter un enfant. En revanche, le cycle hormonal peut être conservé lorsque les ovaires sont laissés en place, et la lubrification du vagin aussi. La vie sexuelle n'est donc pas modifiée.

Les femmes qui subissent une hystérectomie ont souvent des difficultés à accepter l'opération. Elles ont l'impression de perdre leur féminité. Mais pour d'autres, quand la gêne était très importante, il peut s'agir d'une véritable délivrance.

Que ce soit pour des fibromes, de l'endométriose ou un cancer, l'hystérectomie s'avère parfois être la meilleure solution thérapeutique, mais ce n'est pas une décision qui est prise à la légère. Il est important pour les femmes de se faire suivre régulièrement par un gynécologue afin de dépister d'éventuelles pathologies gynécologiques.

Hystérectomie : techniques et méthodes

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Attention, images d'intervention chirurgicale : l'hystérectomie par cœlioscopie n'est possible qu'à certaines conditions

On peut retirer l'utérus de plusieurs manières. L'ancienne méthode nécessite d'ouvrir le ventre. C'est la voie abdominale ou laparotomie. Elle laissera une cicatrice à vie.

La cœlioscopie est aussi possible. L'incision est alors très petite.

Depuis les années 90, on privilégie l'hystérectomie par les voies naturelles, c'est-à-dire le vagin. Elle est moins invasive et beaucoup plus confortable pour les patientes. Des saignements sont courants ensuite pendant quelques jours, parfois suivis de pertes durant un mois.

Il est interdit d'avoir des rapports sexuels pendant au moins un mois et les efforts importants doivent aussi être limités. L'opération par voie vaginale nécessite un arrêt de travail d'environ quatre semaines.

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