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Les hôpitaux d'Ile-de-France passent en "plan blanc renforcé"

L’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France demande à tous les hôpitaux et cliniques de déclencher le niveau 2 du plan blanc pour anticiper l’afflux de malades du covid attendu dans les prochaines semaines.

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Les hôpitaux d'Ile-de-France passent en
Image d'illustration. Crédits Photo : © Shutterstock / sfam_photo

"Mobiliser toutes leurs ressources" en prévision d'un "afflux important" de malades du covid dans les prochaines semaines. C’est ce que l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Ile-de-France a demandé ce jeudi 8 octobre à tous les hôpitaux et cliniques de la région en déclenchant le niveau 2 du plan blanc. Le niveau 1, moins contraignant, avait déjà été réactivé le 19 septembre en Île-de-France.

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"Anticiper les jours à venir"

"J'ai demandé aux directeurs des établissements de santé de la région de déclencher leur plan blanc pour mobiliser toutes leurs ressources et anticiper les jours à venir", a indiqué sur Twitter le directeur général de l'ARS francilienne, Aurélien Rousseau.

Une décision motivée par "la pression sur les lits de réanimation et d'hospitalisation conventionnelle", a-t-il ajouté.

Déjà 40% de patients en réanimation

Avec 455 "patients covid+" hospitalisés en "soins critiques" mercredi 7 octobre, plus de 40% des lits de réanimation sont occupés par des malades du coronavirus et Aurélien Rousseau avait déjà prédit en début de semaine que le seuil des 50% serait atteint "dans les 15 prochains jours".

Un porte-parole de l'ARS a expliqué à l'AFP que dans ces circonstances, "l'activation du niveau 2 du plan blanc" a été enclenchée pour "anticiper un afflux important de malades" et "faire de la place" dans les services concernés.

Déprogrammations, intérim, rappel de personnels…

Concrètement, "on donne la main aux établissements pour mettre en œuvre des réorganisations de soins", précise l’ARS. Ces réorganisations se traduiront principalement par des "déprogrammations" d'activités, à l'instar des Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui avaient choisi dès fin septembre de reporter jusqu'à 20% de leurs opérations chirurgicales. Ces mesures doivent permettre de "réaffecter des effectifs en interne".

Le "plan blanc renforcé" ouvre aussi la voie à un recours accru à l'intérim, voire au rappel de personnels en congés si besoin.

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