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La vulve, cette mal-aimée…

Rédigé le 22/03/2017 / 0

Un projet photo publié sur un site anglophone me donne l'occasion de vous reparler de la vulve, de son aspect souvent mal-aimé et de la chirurgie esthétique des lèvres.

Trois femmes ont accepté de participer à un projet atypique : un photographe a immortalisé leur vulve, une zone du corps encore taboue et souvent mal-aimée. La photo a ensuite été montrée aux femmes ; leurs réactions émouvantes témoignent de leur méconnaissance de cette partie du corps et de leurs difficultés à l'accepter telle qu'elle est. L'hommage très touchant de leurs partenaires les aidera sans nul doute à le faire. La vidéo, en anglais, peut inciter les femmes à changer leur vision de la partie externe du sexe féminin. Elle est composée des nymphes (les petites et grandes lèvres), du clitoris et de l'entrée du vagin.

Cette vulve qui dérange

Rares sont les femmes qui aiment leur vulve et qui sont à l'aise avec leur sexe. L'essor du porno, qui présente surtout des vulves épilées et où rien ne dépasse (les petites lèvres sont cachées par les grandes lèvres) participerait à véhiculer une image de la vulve soit-disant parfaite.  Les magazines féminins retouchent parfois les photos au niveau du sexe et même Barbie présente une vulve une petite fille… En d'autres termes, la vulve idéale serait une vulve invisible !

Ce sont notamment les lèvres qui sont l'objet du mal-être féminin. La nympholastie, en d'autres termes la chirurgie esthétique des lèvres, est en hausse et elle est avant toute effectuée pour des raisons esthétiques. Parfois, le mont de Vénus (la zone de peau en avant du pubis, recouverte de poils) ne convient pas sur le plan esthétique. Une liposuccion retirera un excès de graisse ; le lifting corrigera son affaissement avec l'âge ; une injection de graisse lui donnera un aspect plus bombé et plus jeune. Et bien sûr, l'épilation intégrale supprimera les poils, jugés disgracieux, qui sont pourtant l'un des témoins de l'accès à l'âge adulte…

Oui à la diversité…

Or les vulves sont différentes d'une femme à l'autre, tout comme les pénis ne sont pas parfaitement identiques d'un homme à l'autre ! Il est tout à fait normal que les petites lèvres dépassent, que l'une soit plus longue que l'autre (tout comme un testicule est souvent plus bas que l'autre. Le corps est très souvent asymétrique et cela n'a rien d'anormal. De plus en plus de femmes se rebellent contre une vision uniformisée, avec des projets faisant honneur aux vulves réalistes, comme 101 vaginas.

Au-delà de leur aspect de pétales de fleur, les lèvres ont d'autres avantages : certaines femmes pour accéder à l'orgasme caressent leurs lèvres, entre les stimulations du clitoris, telle une pause érotique salutaire avant d'accéder au sommet du plaisir. De plus, elles attirent les hommes, qui aiment les lèvres de bonne taille, qui enveloppent le pénis, le cajolent et l'entourent voluptueusement. Alors, aimons ces nymphes au nom de divinités féminines, qui participent au plaisir sexuel…

La chirurgie en dernier recours

Bien sûr, s'il y a un véritable complexe, à l'origine d'une souffrance, une asymétrie importante, une gêne conséquente, la chirurgie esthétique est justifiée. Loin de moi l'idée de diaboliser la labioplastie et de culpabiliser les femmes qui y ont recours. Mais comme dans les chirurgies esthétiques, elle reste lourde et les attentes ne sont pas forcément exaucées, a fortiori lorsqu'elles sont très importantes. Et si une thérapie peut résoudre un complexe minime, autant la tester avant : elle est moins invasive et coûteuse.

Une information complète et honnête, pas seulement restreinte aux images véhiculées par le X et les photos retouchées des mannequins, semble indispensable avant de prendre ou pas la décision de se faire opérer.

Dormir à deux, sommeil calamiteux ?

Rédigé le 15/03/2017 / 0

C'est bien connu : quand on aime, on partage tout, y compris son lit. Avec un corollaire ennuyeux : une qualité de sommeil souvent sacrifiée. C'est en tout cas la conclusion de l’enquête[1] de l'Institut du sommeil et de la vigilance, réalisée pour la Journée du sommeil le 17 mars 2017. Quelques pistes pour améliorer ses nuits, sans plomber son couple...

Qu'il est bon de s'endormir dans les bras de l'être aimé… La suite est moins romantique, entre les ronflements qui donnent des envies de meurtre, les gesticulations sous la couette ou les allers et venues aux toilettes, qui réveillent brutalement. Non, le partage du lit n'est pas garant de la sérénité nocturne.

La moitié des personnes interrogées dorment avec un autre adulte, toutes les nuits ou presque. 75% le font par choix (on vit à deux pour le meilleur et pour le pire, n'est ce pas ?). 8% le font à cause des circonstances et 5% de l'exiguïté du logement.

C'est un plaisir pour 49% des personnes, c'est rassurant pour 28%, cela tient chaud aux frileux…  Mais 43% trouvent le partage nocturne négatif : à cause des réveils nocturnes (13%),  de l'endormissement perturbé (12%) ou encore parce que l'autre tient trop chaud (10%) !

Mouvements, ronflements, réveils intempestifs et compagnie

41% des sondés préfèrent dormir seuls par confort,  ou parce que leurs horaires sont incompatibles avec ceux du conjoint. Et on les  comprend en constatant les effets collatéraux du sommeil en duo :

En tête de liste, les mouvements du partenaire. Chaque personne présente de 40 à 60 mouvements durant la nuit. D'après une étude[2], ils étaient plus nombreux chez les hommes. Les personnes dormant à deux en avaient également davantage que celles dormant en solo. Problème, ces mouvements sont transmis au partenaire, qui n'en a pas forcément conscience d'après une publiée dans Sleep en 1994. Le sommeil n'en reste pas moins dérangé. D'ailleurs, les femmes rapportaient être plus souvent dérangées par ces mouvements que les hommes. Par ailleurs, la majorité des personnes de l'étude, reportaient un meilleur sommeil lorsqu'ils dormaient seuls…

Source bien connue de réveil sonore, les ronflements et la respiration bruyante. Un tiers des Français[3] ronflent, un chiffre qui augment avec l'âge, le surpoids, l'alcool,… La moitié des ronfleurs dorment à deux, en dépit de la gène pour leur partenaire de lit ! Il est vivement conseillé de consulter (et pas uniquement par charité pour sa femme, ou son homme : le sommeil n'est pas réparateur et la majorité des ronfleurs rapportent une somnolence durant la journée). Des solutions existent, des conseils pratiques à la chirurgie, en passant par l'orthèse mandibulaire.

Autre problème, les incompatibilités thermiques... Certains corps sont des bouillotes et tiennent chaud, ou Monsieur préfère dormir la fenêtre ouverte (oui, même en plein hiver), alors que Madame est frileuse.

La vie à deux est n'est vraiment pas de tout repos. Car c'est sans compter les promenades nocturnes pour des raisons diverses et variées, comme soulager sa vessie, s'hydrater,… ou les rythmes de sommeil différents, les "gros dormeurs" sacrifiant souvent leurs longues nuits lorsqu'un "petit dormeur" partage leur couche.

Aborder les problèmes de sommeil

D'après le Dr Joëlle Adrien, spécialiste du sommeil, il faut "oser en parler {…} afin de trouver un compromis entre les besoins de chacun. Opter pour un plus grand lit (qui améliore la qualité du sommeil d'après l'étude Acticouple)[4], voire deux lits séparés, résoudra la gêne due aux mouvements.

Bannir la couette unique limitera les désordres thermiques : chacun la sienne, plus ou moins épaisse, pour avoir la température qui lui convient (un pyjama en pilou, doublé d'un "Damart," peut aider aussi, même s'il y a plus sexy comme tenue...).

"On peut aussi envisager de "faire chambre à part" si le conjoint ronfle ou si l'on est tout à fait "thermo-incompatible" ou "chrono-incompatible", sans considérer cela comme une rupture d'affection" conseille le Dr Adrien. Le lit commun sera alors réservé aux galipettes, lieu privilégié de complicité érotique… Au plus grand bonheur du couple, bien reposé !


[1] « Dormir seul ou pas : quel impact sur le sommeil ? » Enquête réalisée sur un échantillon représentatif de la population française par le département santé d’OpinionWay auprès de 1001 personnes âgées de 18 à 65 ans interrogées sur internet du 28 novembre au 7 décembre 2016 selon le système CAWI

[2] The influence of bed partners on movement during sleep. Pankhurst. Sleep. 1994 Jun;17(4):308-15.

[3] Source : Institut national du Sommeil et de la Vigilance

[4] Etude Acticouple, commandée par l'Association pour la Literie et réalisée avec le Pr Damien Léger. 2011.  

Parlons peu parlons Cul, ou l'information sexuelle avec humour

Rédigé le 08/03/2017 / 0

Maud et Juliette animent sur YouTube une émission qui aborde la sexualité avec un humour décapant. Dans Parlons peu, parlons Cul, première fois, cunnilingus, masturbation,... tout y passe, sans tabou et en toute décontraction. Elles viennent de sortir un livre Parlons peu, parlons Cul-ture*, qui reprend les codes de l'émission : l'humour et le sexe.

Comment est née l'idée de la chaîne YouTube mixant sexe et humour ?

Après notre rencontre sur Bref (le programme court de Canal Plus), nous cherchions un concept à développer ensemble. Nous nous étions rendu compte qu'entre copines à l'apéro, nous parlions de sexualité de manière très libre et très drôle. C'était une bonne idée pour dédramatiser la sexualité. Avec les parents, à l'école, c'est sérieux alors que entre copines et entre copains, c'est plus drôle. Les problèmes rencontrés arrivent à tout le monde et il vaut mieux en rire...

Est-il plus facile de parler de sexualité avec humour ? 

C'est plus facile de parler de tout avec humour, donc le sexe en fait partie ! Même si c'est important de ne pas dire n'importe quoi et d'avoir les bonnes informations. Notre cœur de cible a entre 15 et 25 ans, mais cela va jusqu'à 40 ans. Il y encore des jeunes qui n'ont pas de vie sexuelle, d'autres si. C'est plus simple de le faire avec humour, 'information passe mieux comme ça. C'est simple, sain, positif !

L'humour facilite-t-il l'éducation sexuelle des jeunes ?

Au départ, nous voulions faire un programme qui nous faisait rire et ensuite, nous nous sommes dit que nous avions une responsabilité vis-à-vis des abonnés et nous devions faire passer les messages importants de respect, de consentement mutuel, d'estime de soi, d'écoute, de lâcher-prise. Ou encore de faire connaître des maladies  méconnues comme l'endométriose, le papillomavirus, le cancer du sein,... Si cela peut aider à les dépister  et à les prendre en charge à temps, c'est important

Lors des dédicaces, les jeunes sont très contents, ils nous remercient car ils apprennent énormément de choses, notamment sur eux-mêmes. Ca leur amène une réflexion sur leur propre sexualité et leur propre vie...

Vous venez de publier le livre Parlons cul, parlons culture. À qui se destine il ?

Il se destine à tout public. Lors des dédicaces, cela ressemble au public de Parlons peu, parlons cul : il y a des jeunes, des familles, des mamans qui nous remercient d'ouvrir un débat à propos de certaines choses...

Pourquoi associer la culture au sexe ?

Parce que c'est important de comprendre d'où viennent les idées reçues et pourquoi certaines pratiques sont taboues, de parler de manière plus générale du diktat de la beauté en contextualisant l'histoire de la femme. Il y a beaucoup d'informations qui expliquent beaucoup de choses : dans les manuels scolaires le fait que le clitoris ne soit pas mentionné, en dit long. Le livre reprend les mêmes messages que l'émission : le respect, le consentement, l'estime de soi, l'écoute, l'échange. Que des messages positifs !

*Parlons peu, parlons cul-ture. Maud Bettina-Marie et Juliette Tresanini. Editions Michel Lafon, 16,95€ 

 

 

 

 

 

La bisexualité en hausse chez les femmes

Rédigé le 02/03/2017 / 0

L'enquête Ifop/référence sexe, a sondé en ligne un échantillon représentatif de 20003 Français, dont 1055 femmes de plus de 18 ans. La "tendance bi" prend de l'ampleur puisque 18% des femmes sondées ont été attirées sexuellement par une autre femme, contre 6% en 2006.

Un phénomène qui est majoré chez les moins de 25 ans, puisqu'une sur 4 a déjà éprouvé du désir pour une autre femme (en 2006, elles n'étaient que 7%). Pour comparaison, 1 homme de moins de 25 ans sur 10 reconnaît avoir été attiré par un autre homme. 45% des jeunes femmes avaient déjà embrassé sur la bouche quelqu'un du même sexe. Les plus de 60 ans sont moins attirées par les femmes, puisque cela ne concerne que 9%. 

Le passage à l'acte sexuel est plus rare, mais également en progression. Une femme sur 10 rapportait avoir déjà fait l'amour avec une femme, alors qu'elles n'étaient que 2% en 1970 et 4% en 2006. Il concerne davantage les jeunes filles (12%) que les femmes de plus de 65 ans (7%).

Le refus de l'étiquette

Le désir et même le passage à l'acte n'impliquent pas pour autant l'étiquette "homo" ou "bi". Seules 2,9% des femmes estiment être bisexuels et 1,5% lesbiennes. Signalons que le phénomène est généralisé dans les pays occidentaux et que la France se situe dans la moyenne.

Ces tendances révèleraient davantage une plus grande acceptation et banalisation du rapport sexuel avec une personne du même sexe, qu'une banalisation de l'identité de l'homosexualité ou de la bisexualité, d'après François Krauss (IFOP). Elles restent toutefois très liées au genre, puisqu'elles concernent davantage les femmes que les hommes : la bisexualité est beaucoup plus facilement acceptée chez les femmes, genre traditionnellement associé au désir, parce qu'elle correspond à des fantasmes masculins hétérosexuels.

Associations :

 

 

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