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Porno : quels risque ?

Rédigé le 21/07/2017 / 0

En complément de l'article La sexualité en 9 lettres, X comme X… cet article aborde les risques que provoque le porno, tant sur les adolescents que sur les adultes.

Chez les adolescents 

L'accès libre à du contenu pornographique alerte certains professionnels de santé, parents.

Un sondage IFOP en date de mars 2017 révèle que 51% des adolescents sondés (âgés de 15 à 17 ans) ont déjà surfé sur un site porno (63% des garçons et 37% des filles). La moitié a déjà vu un film X Visualiser ce type d'images est choquant lorsque l'on n'est pas la capacité de mettre à distance une fiction violente. Les adolescents observent à l'écran une sexualité sexiste, parfois violente, qui n'a rien à voir avec la réalité. En l'absence d'éducation sexuelle, les dégâts peuvent être considérable…  

Une vision stéréotypée et violente de la sexualité

Le X génère des complexes : les garçons risquent fort de se poser des questions sur la taille de leur pénis, à la vue des phallus des acteurs, si aucun adulte ne leur dit que ce n'est pas le reflet de la réalité et qu'il s'agit d'un critère de recrutement (pour rappel, la taille en érection est en moyenne de 13,5 cm). Quant aux filles, elles sont susceptibles de complexer sur leur apparence physique et de voir une vision extrêmement stéréotypée de la sexualité où la femme se soumet au bon plaisir de l'homme. Le X pousserait certaines à accepter des pratiques qui ne leur correspondent pas. 

L'importance de l'éducation sexuelle

D'après le sondage IFOP, 55% des sondées jugeaient qu'ils étaient trop jeunes la première fois qu'ils ont vu du porno. Cette première fois s'est faite en moyenne à 14 ans et 3 mois. Près d'un garçon sur 2 et une fille sur 3 estiment que le visionnage a contribué à son éducation sexuelle. Or, non les femmes ne jouissent pas avec une pénétration éclair. Non, la taille du pénis n'est pas primordiale pour donner du plaisir à une femme (la stimulation du clitoris reste le meilleur moyen mais si personne n'informe, comment le savoir). Non, il n'est pas normal de considérer certaines pratiques comme courantes, comme une pénétration anale ou une éjaculation faciale ! L'éducation sexuelle est là pour accompagner les jeunes à prendre de la distance face à ces images, à les convaincre que ce n'est pas la réalité. Les parents ou tout adulte de confiance peuvent assurer cette partie de l'éducation (retrouvez l'article Parler sexo avec son ado) Si certains professionnels de santé sont alarmants, d'autres se veulent plus rassurants, à l'instar de Pascal de Sutter, sexologue, dans cet article qui estime que seule une minorité d'ados subiront les effets désastreux du X (ce qui est déjà trop !). 

Rassurer les enfants, en ne laissant pas leur éducation à la pornographie est primordial pour limiter le retentissement sur leur sexualité

L'Education nationale est aussi censée assurer des cours abordant la sexualité, les IST, la contraception,… mais ils passent souvent à la trappe, faute de budget.

Bloquer les sites de X, une gageure ?

96% des ados ont consommé sur des sites gratuits… Dans un article du 21 juin 2017, Grégory Dorcel, directeur général de la société de production Dorcel, tenait ces propos : "Il serait facile de bloquer ces sites X pour les associations de consommateurs et les professionnels du X." Pourtant, les pouvoirs publics ne bougent pas, au grand dam des professionnels de santé…

  • Chez les hommes

Chez les adultes, les risques surviennent surtout en cas de consommation non maîtrisée,

Un trouble de l'érection plus risqué…

Les études ont du mal à s'accorder sur le retentissement du X sur la sexualité masculine. Certaines retrouvent un lien avec un trouble de l'érection, notamment chez les hommes aux valeurs personnelles en contradiction avec celles véhiculées par la pornographie (la honte et la culpabilité altèreraient l'érection). Une autre étude avait mis ce lien en exergue chez les moins de 40 ans. Une étude récente s'est concentrée sur les hommes de 20 à 40 ans ; la dysfonction érectile était plus fréquente chez ceux qui avaient un rapport devant du X, que chez ceux qui faisaient l'amour sans regarder de film. Elle croissait encore plus chez les hommes privilégiant la masturbation devant des films X. Retrouvez les détails des études dans cet article

L'addiction sexuelle, rare mais grave

Une minorité d'hommes, plus vulnérables, est susceptible de développer un usage perturbé du X et une véritable addiction. La masturbation devient compulsive, l'envie irrépressible de le faire systématiquement devant du X. Il y a une perte de contrôle, qui signe l'addiction. Le plus souvent, la vie de couple est profondément altérée par cette obsession, avec une baisse de libido et un attrait diminué ou absent pour les relations sexuelles classiques. Il est alors conseillé de consulter, un généraliste sensibilisé aux addictions, une consultation spécialisée. Le couple fait souvent les frais de ce type d'addiction et une thérapie de couple est vivement recommandé. 

  • Chez les femmes

La situation la plus fréquente est lorsque l'homme regarde du X et que la femme découvre sa consommation par hasard. Elle peut alors ressentir un véritable sentiment de trahison et une grande souffrance.

Si certaines femmes vivent bien la consommation de X de leur partenaire, d'autres ont beaucoup de mal à comprendre ce besoin de leur partenaire de surfer sur de tels sites. Cela heurte leurs valeurs personnelles ou elles l'interprètent en pensant ne pas lui suffire, ne plus correspondre à ses fantasmes et ne pas répondre à ses besoins. Ce qui est profondément perturbant. Plutôt que de se réfugier dans le silence ou la dispute, le dialogue est essentiel pour échanger ses points de vue et ses ressentis, pour que l'homme rassure la femme. Regarder du X ne fait pas de l'homme un pervers ! Et lorsque ce n'est pas possible, l'intervention d'un tiers se révèle judicieuse.

  • Dans le couple

Quand le porno reste d'un usage ludique et ponctuel, il n'est absolument pas un problème pour le couple et peur même enrichir la vie sexuelle quand l'attrait est partagé par les deux partenaires. Il le devient quand il est subi et incompris par l'un(e), ou s'il a un retentissement sur la vie sexuelle. Il peut alors s'agir d'un désintéressement des rapports classiques, d'une baisse de libido, ou d'une véritable addiction sexuelle.

Si la communication est rompue, consulter un spécialiste permet d'avoir un espace d'échange et de mieux comprendre le point de vue de l'autre… Indispensable pour avancer dans la même direction. Pour en savoir plus, lisez cer article.

 

Le voyeurisme : fantasme, jeu sexuel et délit...

Rédigé le 13/07/2017 / 0

Toujours dans la série des –ismes du sexe : le voyeurisme se définit par l'observation de l'intimité d'une personne à son insu, dans le but d'en tirer une excitation et un plaisir. Par extension, c'est aussi un fantasme excitant, pimentant la vie érotique ou un jeu sexuel dans le couple…

Le voyeurisme n'est pas exceptionnel et c'est ce qu'a confirmé en 2013, une étude IFOP, portant sur 1113 personnes, âgées de 18 à 69 ans. 31% des sondés révélaient que surprendre des personnes en plein jeu sexuel ou ébat avait tendance à les exciter (69% étaient gênés). Différence intéressante : 48% des hommes étaient concernés pour 17% des femmes interrogées. Ils étaient 54% à avoir déjà surpris des personnes (dont 5% volontairement). Une catégorie socio-professionnelle élevée augmentait l'attrait du voyeurisme, notamment chez les hommes. Tout comme le fait de vivre à Paris, l'homo ou la bisexualité, l'âge de 25 à 34 ans.

Au sein même du couple, il est potentiellement très excitant de jouer sur la tendance au voyeurisme et à l'exhibitionnisme. Voir et être vu(e) sont le propre de la séduction et de l'étreinte. Alors, certains s'en servent comme un fantasme démultipliant leur envie. D'autres l'utlisent pour rendre certaines situations explosives, comme en se déshabillant sensuellement, en se caressant ou en prenant une douche coquine,... tout en se laissant observer mais pas toucher. En tout cas un certain temps !

Autres endroits qui jouent sur le voyeurisme, les clubs échangistes qui assouvissent le fantasme : en se livrant à l'observation d'étreintes de couples, les adeptes font grimper leur excitation au rideau et la jouissance aussi.

Quand le voyeurisme est un délit

Dans un cadre pathologique, le voyeurisme relève d'une paraphilie, autrefois appelée perversion. Il s'agit alors de regarder une personne à son insu, dans son intimité, qu'il s'agisse du déshabillage, de la toilette, d'un acte sexuel ou du soulagement des besoins naturels. C'est l'intrusion dans la vie intime de la victime, sans qu'elle s'en aperçoive, qui provoque l'excitation et la jouissance du voyeur.

Le voyeurisme est grandement facilité par internet, offrant pléthore d'images pornographiques. Les voyeurs sont le plus souvent des hommes. Ils accèdent à la jouissance de la même façon, en répétant un schéma.

Il est traditionnellement opposé à l'exhibitionnisme du fait de la complémentarité des pulsions : l'un observe et l'autre est observé. Mais comme l'exhibitionnisme, le voyeurisme est un délit et il est passible d'un an d'emprisonnement et de 45 000€ d'amende…

Un été clitoridien...

Rédigé le 07/07/2017 / 0

L'été sera clitoridien ou ne sera pas ! Internet s'enrichit d'un site très complet sur le clitoris, grâce à la chercheuse Odile Fillod, conceptrice du 1er clitoris en 3D.  Autre hommage au clitoris, un film d'animation très amusant sur le clitoris.

Abordant sa forme et son histoire, la réalisatrice canadienne Lori Malépart-Traversy dénonce dans son film l'obscurantisme qui a longtemps condamné le clitoris. Elle incite les femmes à mieux connaître leur clitoris et à en profiter pleinement.

Avec ses longs prolongements internes, le clitoris a une forme méconnue. L'an dernier, Odile Fillod l'avait modélisé en 3D, ce qui permet de mieux comprendre comment il se situe dans le corps et pourquoi il est susceptible d'intervenir dans le plaisir au cours de la pénétration.

La partie visible se compose d'un gland partiellement recouvert par un capuchon (ou prépuce), ainsi que du corps qui contient des corps caverneux (des réservoirs qui se remplissent de sang durant l'excitation sexuelle – comme le pénis). Le corps est la réunion des piliers, qui contiennent deux corps caverneux. Autre partie clé du clitoris, les bulbes, qui chevauchent l'orifice du vagin. Chacun contient un corps spongieux et ils sont reliés au corps par un réseau de veines ; ils participent ainsi à la circulation du sang dans le clitoris. Pour tout savoir du clitoris, rendez-vous sur le site d'Odile Fillod. Elle offre des informations fiables, documentées et très poussées, pour connaître le clitoris sur le bout des doigts !

Ce film et surtout le site sont un bel hommage à cet organe uniquement dédié au plaisir. Oui, les femmes peuvent être fières de leur anatomie et se l'approprier totalement. Avec à la clé, un accès au 7ème ciel…

 

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