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Incontinence urinaire : un retentissement sur la sexualité

Rédigé le 20/01/2017 / 0

Une femme sur 3 souffrirait d'incontinence urinaire. Une étude publiée en janvier 2017 dans le Journal of Sexual Medicine montre son retentissement sur la sexualité des femmes. Peu abordés par les médecins et les patients, les troubles urinaires peuvent pourtant être traités, facilitant ainsi la vie sexuel

On distingue l'incontinence d'effort (survenant lors de l'éternuement, la toux, le changement de positions,…) et celle par impériosité (avec un besoin d 'uriner impérieux et irrépressible). Une autre forme associe les deux mécanismes. Il est connu que l'incontinence urinaire a des effets négatifs sur la sexualité des femmes, même si les mécanismes restent mal connus. Les auteurs souhaitaient évaluer son  retentissement sur les différents paramètres de la sexualité, tels que désir, l'excitation, l'orgasme, le confort et la satisfaction sexuels, et l'harmonie avec le partenaire. Ils voulaient également comparer des femmes qui présentaient les mêmes caractères démographiques.

Plus d'abstinence, moins de désir et de plaisir

356 femmes de 30 à 60 ans furent inclues dans l'étude, entre août 2012 et septembre 2013. 243 présentaient des fuites urinaires, 113 non et faisaient office de groupe contrôle). L'abstinence était statistiquement plus élevé en cas d'incontinence urinaire (53% contre 33%). Les autres facteurs indépendants, prédisant une abstinence étaient l'âge et le statut marital. Parmi les femmes qui avaient eu des rapports dans les 6 derniers mois, à fréquence égale de rapports, les femmes souffrant de fuites avaient moins de désir, moins de confort et de satisfaction sexuels.  Il y avait également moins de préliminaires, d'harmonie avec le partenaire. La sévérité de l'incontinence urinaire semble avoir un véritable impact : les femmes qui présentaient les fuites les plus importantes étaient celles qui avaient le score le plus faible, au questionnaire Sexualité Quotient – Female Version SQ-F.

Les auteurs soulignent la différence de résultats avec ceux d'une étude[1] publiée en 2006, montrant que des femmes restaient sexuellement actives en dépit d'une incontinence urinaire. Leur âge, plus élevé (en moyenne de 71 ans, contre 50 ans dans cette étude) pourrait en être la raison. Les femmes plus jeunes sont plus embarrassées et vivraient moins bien leur affection.

Une revue[2], menée par la société de médecine sexuelle en 2009 dénonce un problème peu étudié, au détriment des patientes, qui n'osent en parler à leur médecin.

Des traitements efficaces

Il existe en effet des traitements efficaces, à partir du moment où un bilan urodynamique a été réalisé et précisé le mécanisme de l'incontinence. Ainsi pour les fuites urinaires provoquées par l'effort, la chirurgie, avec la pose de bandelettes est très efficace (dans 80% des cas en moyenne pour les auteurs). Un traitement par médicaments, comme l'oxybutinine ou la toltérodine, l'est sans doute moins mais mérite d'être mis en route. Une rééducation périnéale mérite d'être effectuée car elle diminue le nombre de fuites et avait amélioré tous les paramètres de la sexualité (désir, excitation, lubrification, orgasme, satisfaction et douleur), d'après une étude[3] de 2008.

Retrouvez bientôt quelques conseils pratiques pour la vie sexuelle avec des troubles urinaires.

Etude source : What Is the Real Impact of Urinary Incontinence on Female Sexual Dysfunction? A Case Control Study. Felipe. Sex Med. 2017 Jan 10. pii: S2050-1161(16)30070-8. doi: 10.1016/j.esxm.2016.09.001.


[1] The relationship between sexual activity and urinary incontinence in older women. Tannenbaum. Am Geriatr Soc 2006;54:1220-1224.

[2] Female urinary incontinence during intercourse: a review on an understudied problem for women's sexuality. Serati. J Sex Med. 01/06/2009. doi: 10.1111/j.1743-6109.2008.01055.x.

Couple : amour ou habitude ?

Rédigé le 12/01/2017 / 0

La question peut sembler étrange, notamment aux amoureux qui viennent de se rencontrer et sont encore tout feu tout flamme. Mais avec le temps, il n'est pas toujours simple de savoir si l'on s'aime encore, ou si l’on est simplement habitué à la présence de l’autre.

Les débuts sont toujours intenses, excitants et flamboyants. En cause, l'explosion de neurotransmetteurs dans le cerveau, friand de nouveauté. L'être aimé nous manque quand il est absent, on a envie de le toucher, de l'embrasser, de jouir et de ressentir cette explosion d'hormones, si apaisantes. Au bout d'un certain temps, l'habitude s'installe confortablement, l'ocytocine (l'hormone de l'attachement, sécrétée par la mère lorsqu'elle allaite, par les amants, etc) fait son travail et l'attachement se noue. Une certaine routine se met en place et tous les couples y sont confrontés un jour. Elle n'est pas forcément négative, contrairement à ce que l'on entend partout ! Elle a un côté très rassurant, lorsqu'elle s'accompagne de tendresse et d’attentions. Mais certains la gèrent mieux que d'autres, notamment en développant des centres d'intérêt communs et en gardant une sexualité épanouie. Ils sont vigilants à ce qu'elle ne plombe pas leur couple et ne s'accompagne pas d'habitude…

Habitude et ennui, ennemis du couple

L'habitude est inhérente à la vie et n’est pas réservée aux couples. Mêmes les célibataires y sont confrontés ! Certains rituels alimentent le couple, par exemple avoir un restaurant en amoureux toutes les semaines ou une soirée surprise tous les mois. D'autres habitudes le tuent : un missionnaire tous les samedis soirs n'est plus très excitant à la fin, pour celle qui rêve d'une Amazone le mercredi matin ou celui qui aimerait un quickie de temps en temps .

Certaines personnes la tolèrent mieux que d'autres, certains en ont même besoin s'ils ont un tempérament anxieux si la nouveauté les angoisse. Or dans un couple, celui qui est routinier devient prévisible, il ne voit pas l’habitude s’installer et ne fera rien pour la rompre. Par conséquent, son partenaire peut se lasser et s'ennuyer ferme !

Or l'ennui crée un vide, tout d'abord en soi ; il donne parfois envie d'aller voir ailleurs pour le combler (de façon sexuelle ou affective). De plus, il s'instille entre les deux amoureux et il les éloigne l’un de l’autre. Il risque de leur faire prendre des chemins différents, avec des vies parallèles, où ils ne partagent plus rien…

Est-ce grave ?

Oui, si le plaisir d'être avec l'autre se transforme en indifférence, pire en sentiments négatifs. Les conflits risquent de se multiplier, celui qui s'ennuie est "absent"  ou il devient plus terne, plus triste. Les rapports sexuels se raréfient.

Toutefois, certains couples s'accommodent très bien de l'habitude et de l'ennui ; chaque partenaire développe d'autres centres d'intérêt ou s'investit plus dans une des sphères sociale, professionnelle, associative,… Ce qui ne pose pas de problèmes si les deux en sont conscients et acceptent ce « contrat » tacite. D'autres couples, en revanche, ne la supportent pas et font tout exploser : en trompant ou en rompant…

En parler ou pas ?

En parler, avant d'arriver au point de rupture révèle une faiblesse du couple. Mais elle peut être temporaire, grâce à cette prise de conscience et aux efforts entrepris pour y remédier. C'est une façon saine de gérer la situation.

Il est important de ne pas faire d'accusations ("tu ne fais aucun effort", « tu n’as plus envie d’être seul avec moi», etc), mais au contraire de mettre les choses à plat en analysant à deux les changements à mettre en place. Où se situe le problème ? Dans quelles circonstances s'est-il installé (départ des enfants, changement professionnel, excès de travail,…) ? Quelles sont les améliorations concrètes à apporter ? Par exemple, instaurer davantage de rituels de couple ou passer plus de temps ensemble par exemple, mais en privilégiant les moments de qualité…

Chaque couple doit trouver l'équilibre entre ceux consacrés au couple et ceux plus personnels. Les premiers sont indispensables pour partager des activités, des instants plus intimes, à deux et d’autres plus sociaux, entre amis. Les seconds sont là pour avoir chacun son "jardin secret » et injecter de l'oxygène dans le couple. Ils permettent aussi de mieux se retrouver à deux…

Cet équilibre est fluctuant avec le temps, les circonstances, les épreuves. D'où la nécessité de faire des points réguliers sur les besoins de chacun et ceux du couple. Enfin, une thérapie de couple est un excellent moyen de repartir sur de bonnes bases, lorsque la communication est rompue et l'envie de se retrouver, partagée par les deux.

 

 

2017, faites de votre vie sexuelle une fête

Rédigé le 02/01/2017 / 0

En complément des résolutions de 2016, qui sont toujours d'actualité voici quelques conseils faciles à mettre en place. Avec un but plaisant : épanouir encore plus votre sexualité. Oui, 2017 fera de votre vie sexuelle une vraie fête !

  • Ne simulez pas. Vous avez l'impression qu'en simulant, vous ne vexez pas votre partenaire ? C'est gentil… mais cela risque de vous mettre en porte-à-faux, si vous le faites trop souvent. Grâce à vos gémissements lascifs (ou vos cris tonitruants), il sera persuadé que vous triturer le clitoris comme une manette de jeux vidéos est le meilleur moyen de vous faire grimper aux rideaux. Ce qui ne vous fait aucun effet, voire vous fait mal ! Mieux vaut parler et/ou lui montrer comment faire pour vous caresser divinement.
     
  • Prenez les devants. Vous aimez être sur lui et onduler autour de son sexe, alors qu'il aime le missionnaire ou la levrette ? Les deux (ou trois, quatre, etc) ne sont pas antinomiques, enchaînez-les… Prenez l'initiative des positions qui vous font le plus d'effet, osez vous caresser le clitoris si c'est ainsi que vous avez un orgasme. Il refuse ? Expliquez-lui que plus vous prenez de plaisir, plus vous aurez envie de faire l'amour et de le faire jouir. Tout le monde y trouve son compte, non ?
     
  • Soyez tendre. La tendresse est souvent moquée, au détriment de la jouissance fulgurante. Mais un câlin les yeux dans les yeux se révèle très intense avec la personne que l'on aime ! Et entre deux étreintes, n'oubliez pas de vous toucher, de passer la main sur le corps de l'autre quand vous le frôlez, de caresser sa cuisse quand il est assis à côté de vous. Cela vous fera sécréter de l'ocytocine, l'hormone de l'attachement.
     
  • Embrassez-vous à pleine bouche. Retrouvez le bonheur de ces longs baisers qui vous enflammaient lors de votre rencontre. Avec le temps, on oublie trop souvent cette marque d'affection et d'attirance, pourtant tellement sensuelle ! Alors embrasez-vous en vous embrassant.
     
  • Cultivez votre libido. Que vous soyez célibataire ou en couple, la libido s'entretient pour rester au firmament. Lisez des BD ou des livres érotiques : il peut s'agir de classiques comme le Marquis de Sade, ou de romans émoustillants, tels que Sex and the Kitchen, La Soumise, ou le très joli La pluie ne change rien au désir. A deux, susurrez-lui les passages les plus chauds, pour instiller une envie impérieuse… Autre option, regarder des films X si le cœur (ou le corps) vous en dit.
     

Je vous souhaite une année où le plaisir règnera sous toutes ses formes ! Qu'elles soient amicales, familiales, amoureuses, culinaires, culturelles, sportives et bien sûr sexuelles…

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