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Le Blog Hormones - Nutrition - du Dr Boris Hansel

Le Blog Hormones - Nutrition - du Dr Boris Hansel

Une étude nationale pour tester l'effet de la perte de poids sur la maladie rénale

Rédigé le 09/03/2017 / 0

Au cours de ma chronique j'ai insisté sur le rôle de l'obésité dans le développement de la maladie rénale. On s'est rendu compte en effet que l'excès de graisse corporelle entraîne des perturbations inflammatoires dans les reins et une tendance  à la fibrose qui détériore progressivement le fonctionnement rénal. 

Parmi les relations entre l'obésité et la maladie rénale, un autre aspect est à souligner: l'obésité peut être un frein au traitement de la maladie rénale quand elle celle-ci est évoluée. En effet, au stade d'insuffisance rénale terminale, il existe deux traitements: la dialyse et la greffe rénale. Certaines techniques de dialyse sont difficiles à mettre en oeuvre en cas d'obésité sévère. Quant à la dialyse, les médecins greffeurs sont toujours réticents à intervenir quand l'indice de masse corporel est élevé. Car en cas de "très gros abdomen", greffer un rein devient très compliqué..

Voila pourquoi on est amené à proposer deplus en plus souvent une chirurgie bariatrique (sleeve gastrectomie ou bypass gastrique) aux personnes qui ont à la fois une insuffisance rénale et une obésité sévère. D'une part pour essayer de ralentir la maladie et d'autre part pour aider les greffeurs et les néphrologues. 

J'ai la chance de participer au sein de l'hôpital Bichat Paris  à l'organisation d'une étude nationale qui évalue justement l'effet, sur le rein, de la chirurgie d el'obésité associée à une prise en charge multidisciplinaire et à un suivi très rigoureux. Nous espérons montrer qu'une perte de poids importante permet de freiner l'évolution de la maladie rénale et, peut-être, chez certains patients, d'avoir recours à la dialyse.

Si vous souhaitez davantage d'informations sur l'étude, vous pouvez consulter le site de la nutrition et de l'obésité à l'Hôpital Bichat.

Pour proposer sa participation à l'étude (si vous êtes concerné): obesite.rein@aphp.fr

Et pour ce qui est des conseils nutritionnels pour protéger ses reins...une chose à faire...visionner ma chronique ci-dessous  ;)

A bientôt sur allodocteurs ou au magazine de la santé...


Voir aussi sur Allodocteurs.fr

Hormone antidiurétique : comment savoir si on en fabrique suffisamment ?

Rédigé le 03/03/2017 / 0

 

Bonjour, 

Au cours de ma chronique sur la soif aujourd'hui, j'ai évoqué plusieurs problèmes hormonaux qui peuvent être responsables d'une soif intense. L'un de ces problèmes est le dysfonctionnement de l' hormone antidurétique. Pour savoir ce que c'est que cette hormone, je vous suggère de revoir la chronique en replay (disponible en bas de ce texte)

J'ai mentionné l'existence de tests qui se font en milieu hospitalier pour savoir si cette hormone antidiurétique est déficiente. Voici une petit explication sur ce test.

Il s'agit d'un test de restriction hydrique. La personne est mise en restriction hydrique totale pendant 6 à 12 heures: pas une goute d'eau ni autre boisson et aucun aliment (car ils peuvent contenir de l'eau...). Le but est de savoir comment l'organisme réagit à cette restruction.

En situation normale, il fait tout pour conserver l'eau qu'il contient déjà. Pour cela, il faut bloquer l'élimination de l'eau par les urines. C'est l'hormone antidiurétique qui s'en charge. En clair, la réponse normale, c'est la réduction puis l'arrêt des mictions et l'augmentation du taux d'hormone antidiurétique dans le sang. Si la personne continue à uriner et que l'hormone ne monte pas dans le sang, ce n'est pas normal: il y a un déficit de production.

C'es ce qu'on appelle le diabète insipide central !

A bientôt...

 

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