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Le blog du Dr Tourmente

Tour d'horizon du web médical...

Sexo : devoirs de vacances...

rédigé le 30 juillet 2014 /     0

Il n'y a pas que les enfants qui auront des devoirs de vacances cet été !

Vous êtes en vacances et avez envie de vous relaxer, tout en vous faisant plaisir ?

Voici quelques propositions pour conjuguer détente et bagatelle !

Un cahier de vacances Sexo

L'ex star de porno Clara Morgan a lancé une version sexy des devoirs de vacances. Culture gé, géo, histoire, français,… toutes les matières sont explorées de façon très coquine.

Savez-vous par exemple que le nom Orchidée vient de la même racine grecque que le mot Testicule (orchis) ? Ou qu'à Washington, seul le missionnaire est la seule position sexuelle autorisé (les autres sont illégales) ?

Vous apprendrez aussi qu'un homme passe 50 000 heures de sa vie en érection, que les Japonais font 2 fois moins l'amour que les Français, qu'un sitophile est excité par l'usage de la nourriture pendant l'amour.

A ne pas mélanger avec les cahiers de vacances de vos enfants ! 

Cahier de vacances Clara Morgan, Blanche, 7,95€ 

Quelques jeux coquins...

Les éditions Blanche vous proposent en kamasutra de voyage, histoire de réviser les positions qui donnent le plus de plaisir tout en s'amusant grâce à 48 cartes  donnant des idées coquines.  

Des idées de scénarios sexys complètent ce mini-coffret.

Kamasutra de voyage pour elle et lui, Blanche, 14,95€

Une lecture torride…

Lexi Ryan, saluée par le New York Times vous propose un roman d'amour hot, hot, hot… avec sa série Unbreak me. Alors, on est loin de Proust et son Temps perdu mais celles qui recherchent des histoires d'amour hot hot hot seront comblées.

Unbreak me, Lexi Ryan, Hugo&cie, 15€



Le soleil rend-il accro ?

rédigé le 22 juillet 2014 /     0

C'est la question que pose une étude publiée dans Cell le mois dernier. Des chercheurs ont exposé des souris à des rayons ultraviolets afin d'étudier leurs réactions. Verdict : une addiction au soleil pour certaines.

Ah le bonheur de se faire dorer au soleil… Si vous ne pouvez pas vous en passer, vous êtes peut-être accro, comme un drogué ! Pour le moment, l'expérience ne concerne que les souris mais ouvre la piste de l'addiction.

Soumises à des expositions répétées aux UV, les cellules de leur peau produisent une béta endorphine, une substance connue pour son rôle dans les addictions aux drogues opiacées (héroïne par exemple).

Deux boîtes ont été utilisées : l'une était sombre, associée à un traitement par naloxone (qui bloque l'action des endorphines) ; l'autre était éclairée. Les souris, préférant habituellement l'obscurité, choisissaient celle qui offrait la lumière.

En revanche, les souris rendues incapables de synthétiser l'endorphine, continuaient à privilégier l'obscurité.

Autre argument en faveur de l'addiction, si on leur retirait le soleil, elles développaient un syndrome de sevrage, avec claquements de dents et pattes tremblantes…

L'auteur note toutefois des limites à l'étude : la fourrure de ces souris avait été rasée et leur peau ne réagit pas comme celle des humains. De plus, les souris n'étaient pas devenues dépendantes, elles recherchaient simplement l'exposition au soleil, à laquelle était associée la récompense.

Si cette addiction est prouvé chez les humains, elle pourrait expliquer pourquoi les accros au bronzage  continuent à s'exposer en excès, en dépit des risques sur leur santé (notamment du mélanome, mais aussi du vieillissement accéléré de la peau,…).

Si vous ne résistez pas au moindre rayon de soleil, n'hésitez pas à en parler à votre médecin, ne serait-ce que pour faire le point sur les mesures sur la protection solaire !

Shedding “UV” Light on Endogenous Opioid Dependence, Hugo A., Cell, volume 157, issue 7, DOI: 10.1016/j.cell.2014.06.009



Aimer librement...

rédigé le 17 juillet 2014 /     0

Sophie Cadalen est psychanalyste, dans son livre Aimer sans mode d'emploi, elle dissèque nos façons d'aimer, repère nos failles et les erreurs que nous répétons et nous apprend à aimer avec liberté, en écoutant notre désir.

Nous attendons tous l'homme ou la femme de notre vie, cette fameuse moitié censée compléter ce que nous sommes. Et notre choix amoureux est irrationnel, puisant sa source dans notre inconscient, "lieu de nos pulsions, de nos désirs, de nos jouissances" et à l'origine des erreurs que nous répétons allègrement.

Nous sommes à la recherche d'une évidence totale, d'une complétude qui est pourtant illusoire. Cette rencontre passive, qui ne demandera aucun effort puisqu'elle est évidente, va à l'encontre de l'amour : celui-ci est une aventure, mouvante, mystérieuse, effrayante, autrement dit tout l'inverse !

Suivant notre histoire personnelle, familiale, notre culture mais aussi selon notre inconscient, nous nous imaginons un Autre idéal, avec lequel vivre une grande histoire d'amour. Or c'est précisément en se dégageant de cet idéal, que nous serons capables de nous ouvrir et d'aimer. Pour l'auteur, aimer, c'est se débarrasser de ses certitudes, se laisser aller à l'aventure et au voyage qu'est la rencontre. "L'amour que nous vivrons ne sera pas celui que nous avions prévu". 

Sophie Cadalen conseille aussi de se dégager de l'avis des autres, ces proches qui nous influencent souvent et ont toujours un avis sur ce que nous vivons. Il faut bien comprendre que cet avis est le fruit de leur expérience, qu'ils parlent d'eux, de leur propre conception de l'amour, qui est sans doute bousculée, et donc que leur avis n'engage qu'eux. Vous seul savez ce qui vous convient !

En lâchant prise avec le conscient, en se laissant porter par l'inconscient, loin des réponses toutes faites, des carcans des jugements, vous serez capables d'aimer librement et à votre guise. Et vous reconnaîtrez l'amour, ce "mouvement qui transporte les cœurs, soulève les émotions et emporte les corps"...

A lire sur la plage, dans un transat ou dans le métro !

Aimer sans mode d'emploi, Sophie Cadalen, éditions Eyrolles 18€



Summer, sex and sun...

rédigé le 8 juillet 2014 /     0

La météo aujourd'hui ne se prête pas aux ébats torrides… Une certitude demeure pourtant : l'été est la saison la plus chaude de l'année. Au propre comme au figuré, ou plutôt en terme de température comme de sexualité. A quoi est dû cet abandon estival aux plaisirs de la chair ?

 La lumière et la chaleur, des catalyseurs du désir ?

Il est prouvé que le manque de lumière est responsable de dépression saisonnière, qui occasionne entre autres symptômes  une baisse de libido en hiver. En revanche, l'inverse n'est pas vrai : l'augmentation de la lumière n'entraîne pas forcément une augmentation de la libido.

La température nous conditionne également : il est chaud comme la braise, elle est hot,… un certain nombre d'expressions illustrant le désir, contient le mot chaleur et ses adjectifs. Est-ce une vue de l'esprit ? Sans doute… En été, les jupes se raccourcissent, les décolletés deviennent plus profonds et à la plage, nous nous dénudons quasi complètement. La température augmentant, nous offrons notre peau et notre corps au regard des autres : il est beaucoup plus facile d'être désirables et de désirer davantage, l'imagination a moins de travail pour fantasmer.

L'effet vacances 

L'été est surtout le moment où la majorité des Français prennent leurs vacances. Un moment privilégié pour enfin dégager du temps pour la sexualité, qui avait été remisée au placard toute l'année, parasitée par le travail, les enfants, la frénésie permanente de la vie quotidienne… Oui, l'année, nous oublions souvent d'aimer et de vivre, et nous renaissons l'été ! En prenant le temps de regarder à nouveau celui ou celle qui partage notre vie, nous nous connectons à nouveau physiquement.

Nous nous laissons vivre, adoptant une vie sans rythme, axée sur le plaisir, et non plus sur le rendement et le stress. Il est si bon de se créer une bulle de désir et de jouissance, loin des embouteillages, des rendez-vous professionnels et de la course permanente… A nous les grasses mâtinées coquines et les siestes crapuleuses.

L'oisiveté nous offre ainsi un cadeau magnifique, du temps pour notre sexualité : profitons-en !

Mise en garde : ce post n'a pas pour but de véhiculer une norme, une obligation de plaisir, simplement de dégager certaines tendances et d'inciter à lâcher prise pour retrouver sa libido, loin des soucis habituels, et de se faire plaisir, en suivant ses propres envies.



Baisse de libido : des facteurs pour la prédire ?

rédigé le 3 juillet 2014 /     0

Suite de l'étude australienne... Les auteurs se sont penchés sur les facteurs associés à la baisse de désir sexuel chez les hommes, suivant les mêmes paramètres de suivi. Ils ont étudié le désir envers une personne (appelé désir dyadique et mesuré par le désir à engager une activité sexuelle envers celle-ci), et celui en solo (survenant lorsque l'homme est seul et potentiellement assouvi par la masturbation).                                                                                                                                                                                                           

Libido en duo

Parmi les hommes qui avaient une libido normale dyadique au début de l'étude, 8,0% rencontrèrent une baisse au cours du suivi. 6% des hommes présentaient dès le début une baisse de désir dyadique : 21,8% des hommes suivis constatèrent une amélioration.

La survenue d'une baisse de libido envers une autre personne était associée à certains facteurs : un âgé plus élevé, le veuvage, le fait de n'avoir jamais été marié, d'être retraité, sans emploi, avec une activité physique insuffisante et une faible prise d'alcool.

En revanche, le fait d'être marié, de ne pas être veuf et d'avoir des revenus plus élevés était en faveur d'une amélioration, tout comme un faible risque abdominal, un risque inférieur d'apnée du sommeil.

Libido en solo

23,8% de ceux qui avaient une libido normale en solo au début de l'étude, la virent baisser. Près d'un homme sur 5 avait une libido basse en solo et 15,4% d'entre eux virent leur libido s'améliorer.

Les facteurs prédictifs d'un désir sexuel hypoactif solitaire (activité sexuelle telle qu'une masturbation), incluaient le fait de n'avoir jamais été marié, être sans emploi, avoir une faible consommation d'alcool, un taux plus faible de testostérone, des symptômes urinaires et une hypertension.

Les facteurs prédisant une amélioration étaient le fait d'être marié, d'avoir un emploi, des revenus plus élevés, une activité physique plus importante, une consommation modérée d'alcool et une dépression.

Pour les auteurs, la survenue et l'évolution des dysfonctions sexuelles chez l'homme qui vieillit sont donc prédites par des facteurs potentiellement modifiables. Une piste intéressante pour le dépistage et la prise en charge en conclusion…

Etude source : Predictors of Sexual Dysfunction Incidence and Remission in Men. Martin SA. Journal of Sexual Medicine, 11: 1136–1147. doi: 10.1111/jsm.12483

 




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