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Mis à jour le 1 février 2015 à 5h05
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Le blog du Dr Tourmente

Tour d'horizon du web médical...

Qu'est-ce que le poumon miroir ?

rédigé le 28 janvier 2015 /     0

A l'occasion du 19ème congrès de pneumologie le 30 janvier 2015,  le Pr Humbert fera le point sur cette notion méconnue, le poumon miroir. Une notion méconnue qui signifie que parfois, en dépit des apparences, l'organe malade n'est pas celui qu'on croit. Explications.

Les poumons, qui assurent la respiration sont en interaction avec plusieurs autres organes : la peau, le cœur, le cerveau… Lorsque l'un souffre, les symptômes  peuvent se manifester chez un autre organe.

Au nombre de 2, les poumons sont composés des bronches, qui se ramifient en bronchioles puis se terminent par les alvéoles, zone d'échange entre l'air et le sang (d'une surface de 70 à 90 m2 chez un adulte !). L'air inspiré, qui est passé par les bronches, apportera son oxygène dans le sang et récupère le CO2.

Vous êtes fatigué et somnolent ? Une apnée du sommeil perturbe peut-être vos nuits, ces pauses respiratoires durant la nuit se traduisent par une somnolence la journée, des maux de tête le matin et une difficulté à se concentrer.

Vous avez perdu connaissance ? Cette syncope peut s'expliquer par une atteinte du cœur mais aussi des poumons, avec une hypertension pulmonaire.

Un mal de dos qui s'éternise ? La tuberculose pulmonaire, aussi appelée Mal de Pott, s'attaque parfois aux vertèbres, notamment thoraciques et lombaires. Elle entraîne alors des douleurs du dos, souvent associées à une toux.

Vos ongles prennent un aspect particulier bombé ? Si cela s'associe à un élargissement de la dernière phalange, on parle d'hippocratisme digital, qui peut traduire un cancer pulmonaire ou une dilatation des bronches, ou une atteinte du cœur, une cirrhose du foie.

Voici quelques uns des exemples qui illustrent la notion de poumon miroir…



Semaine du son 2015 : les jeunes et le bruit

rédigé le 20 janvier 2015 /     0

La 12ème semaine du son est officiellement lancée depuis lundi ! Pour les retardataires qui n'ont pas suivi l'événement, il est encore temps de se rattraper… L'édition 2015 tente de comprendre les enjeux du bruit dans la société d'aujourd'hui, via une enquête sur les jeunes et le bruit*.  Ont-ils conscience des effets délétères du bruit

250 individus de 15 à 30 ans et 251 de 30 à 45 ans ont été interrogés en ligne par Ipsos en prévision de la semaine du son. Bonne nouvelles, 98% des 301 personnes avaient conscience des dégâts auditifs provoqués par les sons forts…. Et 78% avaient ressenti un trouble auditif après une exposition à un bruit très fort. Mais dans ce cas, 59% n'ont rien fait et seuls 13% ont consulté leur généraliste.

85% aiment écouter la musique forte… (à une intensité de 6/10 à l'extérieur et 6,4/10 à domicile) mais les 15-30 ans écoutent pus fort que leurs ainés. Et l'environnement sonore est perçu comme plus fort dans les publicités et au cinéma.

Peu de mesures de prévention

Hélas, en dépit de cette notion de risques et parfois de troubles auditifs, les personnes interrogées ne mettent pas forcément en place les mesures de prévention adéquates.

Si 79% s'éloignent des enceintes et 65% font des pauses au calme, 71% ne portent pas les bouchons d'oreilles (distribués gratuitement ou achetés en pharmacie). Et parmi ceux qui ont acheté des bouchons d'oreilles avec filtres spéciaux pour la musique, 81% ne les portent pas…

86% chez les 15-30 ans et 65% des 30-45 ans portent des écouteurs ou un casque, essentiellement pour ne pas être gênés. Mais ils n'ont pas forcément le réflexe :

  • baisser le volume,
  • faire des pauses lors de l'écoute,
  • limiter la durée d'écoute.

Et le silence est une expérience positive pour 40% des plus jeunes et 54% des ainés.

Dès 3 ans, les enfants sont exposés aux risques d'écoute au casque. Oreilles cotonneuses, baisse d'audition, acouphènes (sifflements ou bourdonnements d'oreilles), impression d'entendre les sons plus forts que d'habitude, Attention, si les symptômes durent plus de quelques heures, consultez impérativement un généraliste, un ORL, les urgences. Plus tôt est posé le diagnostic, plus rapidement un traitement à base de corticoïdes peut être mis en place et meilleures sont les chances de récupération. Et la mesure de fond est bien évidemment d'éviter de s'exposer à nouveau aux sons très forts…

Retrouvez les différents évènements selon votre région en cliquant ici. Et en bonus, retrouvez un portrait de la chef d'orchestre Zahia Ziouani

* Les résultats complets seront présentés à l'auditorium de France Télévisions le 27 novembre à 18 heures.

 



Les mythes qui entourent les travailleurs du sexe

rédigé le 9 janvier 2015 /     0

Un article du Lancet s'en prend à 8 mythes autour des "travailleurs du sexe". La plus vieille profession du monde est entachée de nombreuses idées préconçues, notamment autour du VIH, idée qui dénigrent et marginalisent ceux qui la pratiquent. Des chercheurs ont souhaité leur opposer quelques études pour mieux les combattre.

1. Les "sexworkers" (littéralement travailleurs du sexe en anglais) sont des femmes : il est vrai que la plupart le sont mais il y a également des hommes, qu'ils soient homosexuels, hétéro ou bi, et des "transgenre" qui ont un risque accru de VIH.

2. Le célibat est de mise : d'après les auteurs, la plupart ont des relations stables, et sont souvent mariés ou en couple.

3. Ils ne veulent pas d'enfant… Plusieurs études sur des prostitués russes, africaines, avaient montré que respectivement 80 et 50%  avaient au moins un enfant.

4. Ils sont contraints à la prostitution ou victimes de la traite. Un étude avait estimé que 22% des 21 millions de personnes victimes de la traite étaient soumis à l'exploitation sexuelle. Au Cambodge, un autre travail avait évalué qu'entre 3 et 8% des travailleurs du sexe étaient victimes de la traite.

5. Les sexworkers n'utilisent pas de préservatifs. Des barrières existent entre la faible disponibilité des préservatifs, la volonté du client de pas utiliser de protection, la méconnaissance du risque d'IST, le fait que porter des préservatifs sur soi est utilisé par les policiers comme une preuve de la prostitution. Toutefois, des séances d'éducation sur l'intérêt du préservatif et la façon de convaincre un client d'en porter, diminuent le risque de survenue de VIH et d'IST.

6. Ce travail est illégal. Le statut varie en réalité suivant les pays : si dans certains endroits, il est effectivement illégal et passible de sanctions, dans d'autres il est légal et réglementé. L'Assemblée Nationale a adopté en 2013 une loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel". Les auteurs indiquent que des interventions de prévention sont efficaces, même dans les pays où l'activité de prostitution n'est pas légale.

7. Il ne s'agit pas d'un vrai travail… Selon l'Office International du Travail, les travailleurs du sexe bénéficient des mêmes droit que n'importe quel travailleur !

8. les lois contre le commerce du sexe ont un effet préventif efficace sur sa diminution.  Rien n'indique que la criminalisation de la prostitution diminue sa pratique. Au contraire, la criminalisation des clients pourrait contraindre les travailleurs du sexe à se déplacer dans des zones moins visibles (et donc plus dangereuses et moins accessibles aux programmes de prévention).




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