Fermer [X]
En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et des offres adaptés à vos centres d’intérêts et mesurer la fréquentation de nos services. Vous pouvez néanmoins refuser l'utilisation des cookies, en cliquant ici
Mis à jour le 25 octobre 2014 à 23h07
Mon compte

  >     >  Prévenir et soigner les IST

Prévenir et soigner les IST

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr
rédigé le 24 avril 2009, mis à jour le 11 juillet 2014

IST ou MST, quelles sont ces infections sexuellement transmises ? Quels sont les risques de contamination ? Un préservatif protège-t-il de toutes les IST ? Doit-on redouter une résurgence de la syphilis ? Quels sont les symptômes d'une inféction par les chlamydias ? Réponses dans ce dossier qui fait le point sur les infections sexuellement transmissibles.

Sommaire

 

Qu'est-ce que les IST ?


Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent les Infections Sexuellement Transmissibles (IST).

Depuis plusieurs années on constate une recrudescence de certaines infections sexuellement transmises, les IST. Syphilis, chlamydia, condylome font à nouveau parler d'eux. Ces maladies se dépistent et se traitent assez facilement, mais leur lien avec la sexualité fait qu'il est souvent difficile d'en parler et d'aller consulter.

Ces IST, encore appelées MST (maladies sexuellement transmissibles) ou maladies vénériennes sont provoquées par des microbes : virus, bactéries, parasites ou champignons. Elles se transmettent lors de relations sexuelles. Certaines d'entre elles, se manifestent par un écoulement jaune au niveau de la verge, du vagin ou de l'anus, par des sensations de brûlure, de douleurs au bas ventre comme dans le cas d'une Blennorragie gonococcique, plus connue sous le nom de "chaude-pisse". Elle est provoquée par une bactérie.

D'autres IST se manifestent par l'apparition de petites verrues sur les organes génitaux ou l'anus, qu'on appelle condylomes, lésions provoquées par un papillomavirus.

Les petits boutons douloureux en forme de bulles responsables de démangeaisons signent généralement un herpès génital, alors que l'apparition de chancre (petite plaie indolore) désigne plutôt la syphilis. Elle se caractérise par une éruption sans démangeaisons. C'est le tréponème pâle, une bactérie, qui en est à l'origine.

Toutes ces infections, si elles ne sont pas soignées à temps, peuvent entraîner de graves complications, des risques de stérilité, et même des atteintes du système nerveux, du cœur, des artères et des yeux, et elles favorisent la pénétration du virus du sida dans l'organisme... 


Syphilis, le retour


Toutes les pratiques sexuelles doivent être protégées, particulièrement les rapports buccaux.

Depuis 2000, la syphilis est sortie des livres pour redevenir une infection sexuellement transmissible tout ce qu'il y a de plus contemporaine. Depuis, le nombre de cas de cette tristement célèbre maladie n'a cessé d'augmenter à cause de la baisse de vigilance face au VIH. Une baisse de vigilance qui favorise aussi la transmission des chlamydiae, gonocoques, condylomes et autres herpès, dont la plupart des jeunes ignorent même l'existence.

Le nombre de cas de syphilis diagnostiqués est passé de moins de 50 cas en 2000 à près de 600 en 2007. Une redoutable résurgence qui mobilise les associations de prévention.

À l'entrée des discothèques, préservatifs et documents d'information sont à disposition du public. Cette prévention sans tabou est basée sur des conseils simples à appliquer pour toutes les pratiques sexuelles.

Il est notamment très important de se protéger pendant les rapports buccaux car c'est principalement par cette voie que se transmettent de nombreuses IST, comme la syphilis.

Cette maladie que l'on croyait depuis longtemps disparue, est observée en constante progression dans les centres de dépistage. Elle se transmet très facilement lors de rapports non protégés et entraine une ulcération au niveau génital mais aussi dans la gorge.


Condylomes, une infection génitale à papillomavirus


Le papillomavirus est un virus qui se transmet lors des rapports sexuels.

Le papillomavirus est une IST très répandue. Elle donne des condylomes (verrues génitales) sur les parties génitales. Le diagnostic est très facile à faire et cette infection se soigne bien.

Les lésions condylomateuses varient évidemment suivant le moment où elles sont prises en charge.


Le dépistage des infections à Chlamydia


L'auto-prélèvement vestibulaire est plus simple et plus agréable pour les femmes qu'un prélèvement classique.

Pour dépister bon nombre d'IST chez les femmes, un prélèvement vaginal est nécessaire. Il se fait chez le médecin ou en laboratoire. Pour les jeunes femmes de moins de 25 ans, il existe aussi l'auto-prélèvement vestibulaire.

L'auto-prélèvement vestibulaire est simple et permet de dépister plus de femmes qu'avec un prélèvement classique fait en laboratoire, en position gynécologique. Une fois le prélèvement réalisé, le laboratoire va analyser les résultats. Si le prélèvement est positif, le laboratoire engage un second test à partir du même échantillon pour confirmer la présence de la bactérie.


Chlamydia, une infection aux conséquences graves


Le diagnostic n'est pas toujours facile…

Ce témoignage illustre à la fois la méconnaissance et la gravité d'une infection à chlamydia.


En savoir plus


Augmentation des infections sexuelles à gonocoques :

Les infections à gonocoques ont augmenté de 52 % en France entre 2008 et 2009, selon les chiffres de l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) de 2010.

Cette progression observée depuis plusieurs années a été observée sur l'ensemble du territoire, mais elle est légèrement moins importante en Ile-de-France, où on constate une augmentation chez les hommes et une relative stabilité chez les femmes. Dans les autres régions en revanche, l'augmentation du nombre de cas se vérifie à la fois chez les hommes et chez les femmes.

Les infections à gonocoques sont des infections sexuellement transmissibles (IST ou MST) dues à la bactérie Neisseria gonorrhoeae. Elles touchent essentiellement des sujets jeunes, le plus souvent des hommes (environ 85 %), chez qui elles provoquent des urétrites douloureuses ("chaude pisse").

Le diagnostic est relativement aisé chez l'homme en raison des symptômes (douleur en urinant, écoulement de pus) et le traitement par antibiotique est simple et efficace. En revanche, une infection non traitée peut être à l'origine de complications graves et favoriser la contamination par d'autres IST.

Ces gonorrhées ou blennorragies masculines sont un bon indicateur des comportements sexuels, leur augmentation est ainsi un révélateur d'une progression des rapports sexuels à risque.

Comme pour toutes les IST, l'usage du préservatif est le meilleur moyen d'éviter une contamination par le gonocoque. L'InVS recommande de consulter un médecin en cas de signes cliniques ou de prise de risque (rapport non protégé avec un partenaire occasionnel ou avec des partenaires multiples).

La plupart des femmes infectées ne présentent aucun symptôme au départ, mais des pertes vaginales, des picotements urinaires pouvant apparaître quelques jours après l'infection. Cette dernière non traitée peut s'étendre et provoquer une atteinte des trompes (salpingite) pouvant altérer la fertilité.

Questions/Réponses :

Articles et reportages complémentaires :

Ailleurs sur le web :

  • Fil Santé Jeunes
    Pour en savoir plus sur le sida, l'herpès, le papilloma virus et les autres IST.

 


Mots clés


Vos réactions sur le forum

Vous pensez avoir pris un risque ? Témoignez dans le forum

Vos commentaires
cathy03
Bonjour je sui a lile Maurice et jai un petit soucis il y a des pertes jaunes et mon vagin qui se démange je sui deja parti voir un generaliste il ma donné des medo mais sa fait aucun effets qu'est ce que jai et que dois faire? ???
Citer
Dr Tourmente - Allodocteurs.fr
Modérateur
@Mously : allez voir u appelez l'ambassade de France, ils vous recommanderont un médecin parlant français. Nous ne pouvons pas faire de diagnostic en ligne.
Citer
Mously
bonsoir je suis une jeune fille de 19ans mais j'ai des démangésons au niveau de mon vagin depuis hier mais sa empire et je ne sais pas quoi faire je suis dans un pays étranger je parle pa leur langue c'eest difficile pour moi de parler a un medecin je demande votre aide merci
Citer
Dr Tourmente - Allodocteurs.fr
Modérateur
@François 89 : il existe d'autre traitement (électrocoagulation, cryothérapie, podophyllotoxine (contre-indiqué pendant la grossesse). Peut-être qu'un gynécologue hospitalier pourrait davantage vous proposer un traitement adapté à vos lésions et votre désir de grossesse. En sachant que le traitement que l'on vous a proposé n'a pas de contre-indication durant la grossesse.
Citer
François 89
bonjour, Lors de ma dernière visite chez ma gynéco (j'en ai changé depuis), une biopsie a mis en évidence des petites verrues génitales sur la vulve. Le dernier frottis est normal. A la suite de la biopsie, ma gynéco m'a prescrit un traitement par application cutanée sur les lésions (crème Imiquimod). Je n'ai pas supporté le traitement et ai tout arrêté au bout de deux semaines. J'ai changé de gynécologue entre temps car je souhaitais faire disparaître les verrues par le laser. Or, mon actuel gynécologue ne veut pas entendre parler de laser car il craint pour ma vie intime et a peur de me mutiler. Bref, je me retrouve sans traitement et sans solution face à ce problème. Mes verrues sont apparues en octobre 2010 Comment protéger efficacement mon partenaire ? J'ai peur que ça plombe notre couple. Bien sur, nous utilisons des préservatifs mais je ne peux pas lui faire de fellation ni lui me faire de cunnilingus. Pourrais je avoir des enfants ?
Citer
red
bonjour je suis un homme de trente huit ans et depuis un an edemi jai une gene du meat des perte de peau morte du gland tous les simptomes dune ist jai aussi des gouttes retardataire durine jai fait deux prelevement uretral trois ecbu une echo pelviene une echo des boursse jai vue lurologue qui ma dit qil fallait me sortir ca& de ma tete car tout etait normaljai aussi des douleur dans la verge et jai aussi qatre kist de lepydidime droit ma question est;est ce qune ist aurait pue passé inapercu dans les prelevement?jai aussi fait une prise de sang tous est normal est ce qu avec une infection a clamydia ancienne ma prise de sangt serai normal ? aussi le medecin ma dit que les kist de lepidyme ne donnaient pas ce genre de douleur il est vrai que je me fait beaucoups de soucis je vouz remerci si vous pouriez meclairer
Citer
Réagir à cet article

Pour réagir à cet article merci de vous identifier

S'abonner à la newsletter
Allodocteurs.fr

Liens non sponsorisés
Allodocteurs.fr : un site d’information médicale, sur lequel vous retrouverez toute votre santé en vidéo, expliquée par des docteurs en médecine et professionnels de santé.
Ce site respecte les principes de la charte HONcode. Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).