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Stérilisation féminine : pour les femmes sûres de leur choix

Chaque année 50 000 femmes en France auraient recours à la stérilisation. Très encadrée, cette intervention irréversible est une option pour les femmes sûres de ne plus vouloir d'enfant. Tour d'horizon des différentes méthodes.

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Stérilisation féminine : pour les femmes sûres de leur choix
Stérilisation féminine : pour les femmes sûres de leur choix
Sommaire

La stérilisation, légalement encadrée

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Catherine a déjà 2 enfants et n’en souhaite pas d’autre, elle explique pourquoi elle a choisi la stérilisation.

Tabou. Contrairement à la contraception temporaire, la stérilisation définitive reste un sujet tabou. Ce n'est que depuis 2001 que la stérilisation est légalement encadrée en France. Avant cette date, le code de déontologie permettait au médecin de pratiquer cette stérilisation uniquement dans un cadre thérapeutique, par exemple quand une grossesse pouvait compromettre la vie de la femme.

Cadre légal. Aujourd'hui, la stérilisation féminine est très encadrée. Le code de la santé précise qu'elle ne peut être réalisée que sur une personne majeure, ayant donné son consentement éclairé. Un délai de réflexion de quatre mois après la première consultation médicale est par ailleurs imposé.

Stérilisation : les différentes techniques

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Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent les différentes techniques de stérilisation.

Les implants existent depuis 2002, ils ont l'avantage d'être posés sans anesthésie. Plus de 100.000 femmes en France ont eu recours à ce procédé, avec un taux de réussite de 99 %.

Le but de la stérilisation est d'empêcher la survenue d'une grossesse. Autrement dit, la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovocyte. Du côté des hommes, les spermatozoïdes sont produits dans les testicules, au niveau des tubules séminifères. Une fois libérés, ils sont envoyés vers l'épididyme et passent dans les canaux déférents. Ils se mélangent alors aux sécrétions des vésicules séminales et à ceux de la prostate pour former un sperme fécondant.

Du côté des femmes, les ovocytes sont produits dans les ovaires. À chaque cycle, un petit nombre se développe, mais un seul ovocyte finit par atteindre une taille suffisante pour ovuler. C'est dans les cornes de Fallope, que l'ovule est censé rencontrer des spermatozoïdes pour être fécondé par l'un d'entre eux. C'est le point de départ de la grossesse.

La stérilisation consiste chez la femme à empêcher la rencontre entre ovule et spermatozoïdes au niveau des trompes de Fallope. Différentes méthodes de stérilisation existent notamment la ligature des trompes et l'anneau. 

Ligature des trompes. La méthode la plus courante est la ligature des trompes. L'intervention se fait normalement au niveau de l'isthme, la partie mince des trompes de Fallope la plus proche de l'utérus. À cet endroit, elles sont sectionnées, puis suturées.

Anneau. On peut aussi poser un clip ou un anneau en silicone pour bloquer l'alimentation sanguine d'une petite section des trompes. Cela va entraîner la formation d'un tissu cicatriciel qui va boucher les trompes. Toute fécondation devient alors impossible.

La vasectomie, elle, est une méthode de stérilisation pour les hommes. Elle consiste à fermer le passage au niveau des canaux déférents. Cela permet d'empêcher les spermatozoïdes de se mélanger au liquide séminal.

Stérilisation : le choix d'une contraception définitive

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La contraception définitive : un choix mûrement réfléchi

En France, 8 % des femmes sont stérilisées. Jusqu'en 2001, la stérilisation était considérée comme une mutilation, mais aujourd'hui on n'utilise plus ce mot. On parle plutôt de "contraception définitive". La raison de ce changement, c'est que ces femmes ne sont pas stériles, elles ne peuvent plus avoir d'enfants de façon naturelle. Que ce soit la ligature des trompes ou la pose d'implants, il s'agit bien d'un procédé de contraception.

Quand les femmes consultent leur gynécologue pour demander une contraception définitive, le médecin doit s'assurer que leur patiente est bien informée de toutes les conséquences de ce geste chirurgical. De plus, il s'agit d'une démarche encadrée par la loi qui impose des délais (notamment un délai de réflexion de 4 mois) et une procédure. Dans quel état d'esprit sont les femmes qui choisissent ce mode de contraception ? Les réponses en images.

Stérilisation féminine : la pose d'implants

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Un ressort pour boucher les trompes

Une technique plus récente permet d'éviter les risques d'anesthésie. Sans aucune incision, elle utilise les voies naturelles. Il s'agit d'introduire par le vagin de micro-implants souples, une sorte de ressorts, et de le poser à l'entrée des trompes. Cela va entraîner la formation d'un tissu cicatriciel fibreux qui empêche toute fécondation. Depuis décembre 2007, c'est cette méthode qui doit être proposée en premier lieu par les médecins aux femmes qui souhaitent une stérilisation. Elle devrait donc prendre le pas sur la ligature des trompes.

Cette intervention, qui se fait en hospitalisation de jour, est irréversible. Plus question donc d'envisager ensuite un nouveau bébé : c'est pour cela que la stérilisation tubaire doit être une décision mûrement réfléchie. Rapide et très peu médicalisée, c'est aussi une façon pour les gynécologues de ne pas culpabiliser les femmes qui ne désirent plus avoir d'enfants.

Comment se déroule cette pose d'implants ? Est-ce douloureux ? Les réponses en images.

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