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L'eau, source de vie

Elle nous est indispensable ! Sans elle, pas de vie possible. L'eau est le principal constituant de notre corps. Notre organisme en contient 60 à 80%, alors pour la renouveler, il faut boire en moyenne un litre et demi d'eau par jour. Quelle eau faut-il boire ? Les vertus santé des eaux minérales se vérifient-elles ?

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L'eau, source de vie
L'eau, source de vie Photo © Ivan Kruk - Fotolia.com
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À quoi sert l'eau dans notre organisme ?

Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes expliquent les rôles de l'eau dans l'organisme.

Le corps humain est composé de deux tiers d'eau ce qui fait 45 litres pour un adulte de 70 kg. 
Cette eau n'est pas répartie uniformément. Sa concentration varie d'un organe à l'autre, de 1% dans l'ivoire des dents à 90% dans le sang et la lymphe. Les organes les plus riches en eau sont le coeur et le cerveau.

Au niveau des tissus, une partie de l'eau siège à l'intérieur des cellules, une autre occupe l'espace intercellulaire. C'est dans cet espace que l'eau fait circuler différentes substances chimiques qu'elle a dissous afin de les faire parvenir aux cellules. L'eau les fait transiter de l'extérieur vers l'intérieur. Autrement dit, l'eau est indispensable à la survie et à l'activité des cellules. Elle participe aux nombreuses réactions chimiques qui s'y produisent. L'eau contribue à maintenir l'équilibre chimique du corps, c'est par son biais que les déchets produits sont éliminés.

On élimine un litre de liquide par jour dans les urines, une autre partie par la respiration ainsi que par la transpiration. La sueur contribue aussi au maintien d'une température constante à l'intérieur du corps, en évacuant la chaleur produite par l'activité des cellules. L'eau éliminée doit être remplacée car le corps humain ne peut pas stocker l'eau. D'où l'importance de la soif, qui est le mécanisme par lequel l'organisme "avertit" qu'il est en état de déshydratation.


Une baisse de 5% de la teneur en eau dans l'organisme provoque une sensation de grande soif, et si cette perte atteint 20% le risque devient mortel. Sans apport d'eau d'aucune sorte, on ne peut vivre plus de trois à quatre jours.

Eau du robinet : comment est-elle traitée ?

L'usine de Méry-sur-Oise est la seule en France à utiliser ce procédé de nanofiltration. L'avantage c'est que les déchets sont récupérés et traités afin de préserver l'environnement.

On la surnomme "Château La Pompe", l'eau du robinet coule partout en France mais elle n'est pas forcément beaucoup bue. Un Français consomme en moyenne 150 litres d'eau par jour, 39% de cette eau potable est utilisée pour les bains et les douches, mais seulement 1% pour la boisson. Mais comment cette eau est-elle traitée avant d'arriver dans nos robinets ?

Eau du robinet : les contrôles qualité

Peut-on boire l'eau du robinet en toute sécurité ?

L'eau du robinet suscite toujours beaucoup de méfiance. Pourtant, l'eau est l'aliment le plus contrôlé en France. Avec une soixantaine de paramètres à respecter, la réglementation de l'eau du robinet est extrêmement stricte. 

80% des Parisiens boivent l'eau du robinet. Avant d'arriver dans le verre, la qualité de cette eau a été rigoureusement contrôlée. "À Paris, une goutte d'eau est contrôlée dix fois avant d'arriver au robinet de l'usager", explique Bénédicte Welté, responsable du laboratoire Eau de Paris. Elle est analysée dans des laboratoires. Tous les jours des échantillons d'eau arrivent, 50.000 chaque année. L'eau est prélevée dans les usines de traitement, dans les réservoirs de stockage, dans des fontaines ou directement au robinet des Parisiens.

Gwenaëlle Lavison, responsable du laboratoire micropolluants organiques, présente l'objectif de ces analyses : "On recherche les micropolluants organiques. Cela signifie que l'on recherche des pesticides, des hydrocarbures aromatiques polycycliques ou des essences et autres composés… Tout ce qui a du carbone et de l'hydrogène". Des appareils permettent de détecter les composés contenus dans l'eau, leur donner un nom et les quantifier.

Pesticides, résidus médicamenteux, ammoniac, phosphore, sels minéraux... Parmi les substances que l'on recherche, figurent aussi les métaux lourds comme le plomb ou le nickel. Il arrive en effet que l'eau de Paris soit contaminée après avoir été traitée comme le confirme Bénédicte Welté : "Il peut y avoir une dégradation de la qualité de l'eau à l'intérieur des immeubles, c'est le cas du plomb, et c'est la raison pour laquelle on a mis en place à Paris un traitement qui permet de diminuer les concentrations en plomb au robinet d'usagers au cas où les canalisations à l'intérieur des immeubles sont en plomb".

Au total, 300.000 paramètres microbiologiques, chimiques, et organiques sont analysés chaque année dans le laboratoire d'Eau de Paris. Lorsque les analyses mettent en évidence la présence de polluants, les résultats sont communiqués en temps réel aux usines de traitement afin qu'elles éliminent ces produits toxiques.

Mais dans ce laboratoire, il y a un paramètre que les machines ne peuvent analyser : le goût. Pour cela, rien ne vaut les papilles. Les échantillons d'eau sont goûtés à plusieurs reprises. "Nous cherchons à détecter des goûts anormaux qui peuvent provenir soit de substances présentes dans l'eau et qui naturellement vont donner un mauvais goût, soit des substances produites par le traitement que l'on fait subir à l'eau", confie Bénédicte Welté.

Tout le monde peut boire l'eau du robinet de Paris y compris les nourrissons et les femmes enceintes. Mais il faut veiller à laisser couler l'eau quelques secondes avant de la boire, à la consommer froide et à la conserver dans des récipients propres au réfrigérateur.

Eau minérale : les contrôles qualité

Comment sont contrôlées les eaux minérales ?

Fin avril 2016, dans la région de Barcelone en Espagne, plus de 2.000 personnes ont été contaminées par une épidémie de gastro-entérite. À l'origine : la consommation d'une eau en bouteille. Un accident rare car l'eau minérale réputée pour sa pureté est aussi très contrôlée.

Cristalline, pure, naturelle… Des vertus qui ont conquis de nombreux adeptes. On consomme en moyenne 118 litres d'eau minérale par an. Mais une fois sorties des nappes phréatiques, comment être sûr que ces eaux tiennent leurs promesses ? Pour le savoir, direction Arcachon où l'on puise depuis soixante ans une eau minérale réputée pour sa pureté.

La qualité des eaux est contrôlée tous les jours, toutes les trois heures… Vincent Le Rey, responsable qualité de l'eau minérale "Les abatilles" explique le processus : "Dans un premier temps, on stérilise le robinet de prélèvement pour pouvoir faire un prélèvement pour analyse microbiologique. On prélève sous ambiance stérile. On garde la flamme à proximité du robinet". Contrôle de l'eau à la source mais pas seulement. Vincent Le Rey réalise des prélèvements sur l'ensemble de la chaîne de fabrication, de la cuve de stockage à l'eau en bouteille.

Les échantillons sont ensuite transmis au laboratoire pour analyses. Un premier contrôle des paramètres physico-chimiques de l'eau est réalisé. Viennent ensuite les analyses bactériologiques : "Différents types de germes sont recherchés. Il y a des germes banaux dans l'eau et des germes qui peuvent être pathogènes pour l'homme comme les bactéries coliformes, les bactéries pseudomonas, entérocoques, staphylocoques…", explique Vincent Le Rey.

Ces contrôles sont obligatoires car l'eau minérale est très réglementée comme le confirme le responsable qualité : "Il y a des traitements qui sont autorisés dans l'eau potable, qui ne sont pas autorisés pour l'embouteillage d'eaux minérales. Par exemple tous les traitements de désinfection qui sont autorisés sur l'eau potable pour garantir la qualité au niveau du robinet sont totalement interdits pour les eaux minérales".

Pour garantir un contrôle complet, les bouteilles sont également fabriquées sur place. Et le plastique répond à des normes sanitaires : "Il n'y a pas de bisphénol A dans les bouteilles. En France, le bisphénol A n'est jamais utilisé pour les bouteilles d'eau", souligne Hervé Maudet, directeur général de l'eau minérale "Les abatilles". En plus de ces contrôles quotidiens, l'Agence régionale de santé effectue elle aussi des analyses une fois par mois.

Le goût de l'eau

Pour satisfaire les exigences des consommateurs, les distributeurs d'eau se sont dotés de goûteurs spécialisés qui traquent et analysent les moindres molécules suspectes responsables du mauvais goût.

Nous boudons souvent l'eau du robinet qui ne représente qu'1% de nos usages d'eau potable. En cause : son goût, parfois chloré ou chimique. Anne Lang et Sylvie Thibert, ingénieurs au Syndicat des Eaux d'Île-de-France, nous dévoilent les mystères du goût de l'eau.

La perception du goût de l'eau du robinet est très subjective, le goût ressenti varie beaucoup d'un individu à l'autre mais parmi les goûts les plus souvent cités on retrouve le chlore, la terre ou encore le moisi. L'impression d'un goût bizarre ou désagréable dans l'eau du robinet fait d'ailleurs partie des plaintes les plus communément reçues par l'Observatoire de la Qualité de service du syndicat des Eaux d'Île-de-France. Plusieurs éléments influent sur le goût de l'eau, comme sa composition en sels minéraux ou encore le traitement de chloration qu'elle subit avant d'être distribuée.

La chloration a pour objectif d'éliminer toute trace de pollution bactériologique, elle est indispensable pour obtenir une eau potable. Elle a aussi pour rôle de protéger l'eau. Parfois durant son transit dans les réseaux de distribution, l'eau passe dans de nombreuses canalisations avant d'arriver au robinet du consommateur. Selon que l'on se trouve à proximité ou non de l'usine de traitement, le goût de chlore sera différent. Pour pallier ces disparités de goût, la chloration se fait de façon homogène tout au long de la distribution grâce à des stations de rechloration.

Outre le goût de chlore, d'autres goûts sont parfois perçus, il peut arriver que les consommateurs perçoivent un goût de médicament ou d'hydrocarbure. Il peut s'agir d'une pollution accidentelle indépendante du service public de l'eau potable. Supposons qu'une personne fasse la vidange de sa voiture dans son jardin ou que sa cuve à fioul ait débordé, les sols se trouvent contaminés par la diffusion de ces produits et peuvent se retrouver dans le branchement du réseau d'eau. Ce genre d'incident reste cependant rare, on en recense un ou deux par an en Île-de-France.

Défini par la réglementation sanitaire, le contrôle réglementaire de la qualité de l'eau distribuée au robinet, mené par des laboratoires accrédités, prévoit des analyses de goût systématiques et des tests de saveurs menés par des spécialistes de la dégustation. En cas d'incident ponctuel, un agent peut se rendre au domicile de la personne qui a observé un goût bizarre et effectuer des prélèvements pour en analyser la source.

Des gestes simples permettent d'adoucir le goût de l'eau. Il suffit de verser l'eau du robinet dans une carafe bouchée et de la laisser reposer deux heures au réfrigérateur. On peut aussi y ajouter des feuilles de menthe ou quelques gouttes de citron.

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