Pourquoi l'urine change-t-elle de couleur ?

Normalement, les urines sont de couleur jaune pâle, mais leur couleur peut varier en fonction de ce que nous mangeons. Le matin, par exemple, elles sont souvent plus foncées. Normal, la nuit, on ne boit pas. Donc, l’organisme se met au repos, et les reins aussi. Résultat, les urines sont plus concentrées.

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Pourquoi l'urine change-t-elle de couleur ?
Pourquoi l'urine change-t-elle de couleur ?

Et ce qui leur donne cette teinte, est ce que l’on appelle la bilirubine. Un pigment extrait des globules rouges. Plus les urines sont chargées en bilirubine, plus elles seront jaune foncé, voire parfois brun acajou.

L’urine peut aussi avoir des couleurs très bizarres pour d’autres raisons. Par exemple, chez certaines personnes, le fait de manger des betteraves va colorer les urines en rouge. C’est dû à un pigment végétal contenu dans ce légume, la bétalaïne. En revanche, des urines rouges ou même rosées, peuvent aussi témoigner de la présence de sang. C’est ce que l’on appelle une hématurie, ça peut révéler une infection urinaire ou une anomalie de la prostate par exemple. C’est pourquoi il est conseillé de consulter son médecin dès qu’une trace de sang est décelable dans les urines.

L’urine peut prendre une couleur orange fluo. Certes, c’est surprenant mais sans gravité. C’est du à un antibiotique employé principalement dans le traitement de la tuberculose, et qui s’appelle la Rifampicine. Un des effets indésirables consiste à colorer en rouge-orangé les urines, mais aussi la salive, et les selles.

L’urine peut aussi être blanche. Cela peut signifier qu’elle contient du pus ou des cristaux. Encore plus rare, les urines vertes ou bleues. C’est souvent la preuve que l’on a absorbé un colorant, comme le bleu de méthylène, utilisé parfois dans le traitement de certaines infections urinaires.

Plus étonnant et plus rare, les urines peuvent être lactescentes, c’est-à-dire d’apparence laiteuse. C’est un des symptômes d’une maladie, la filariose lymphatique, que l’on observe surtout dans le nord du Japon et dans le Pacifique Sud. Ce sont ces petits vers qui peuvent mesurer jusqu’à 10 centimètres, et qui circulent dans la lymphe et dans le sang. Ils sont ensuite rejetés dans les urines. Ces filaires sont transmises par des piqûres de moustiques infestés et sévissant surtout dans les climats chauds et humides.

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