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VIDEO - Dépister le VIH et la syphilis grâce à son smartphone

Ce nouveau laboratoire tient dans une main... Branché à un smartphone, il permet de dépister le virus du sida et de la syphilis à l'aide d'une simple goutte de sang. Aussi fiable qu'une prise de sang classique, il coûte pourtant 500 fois moins cher !

Rédigé le , mis à jour le

VIDEO - Dépister le VIH et la syphilis grâce à son smartphone
Accessoire smartphone de dépistage VIH et Syphilis Credit: Samiksha Nayak, Columbia Engineering

Des chercheurs américains viennent de concevoir un mini laboratoire de poche, capable de dépister le virus du sida et la syphilis. Branché à un smartphone, l'appareil mesure à peine 5 centimètres. En 15 minutes, la goutte de sang récoltée par le dispositif est analysée par une application smartphone qui repère simultanément les marqueurs pour le VIH et pour la syphilis. L'intérêt principal de cet appareillage est son prix : il coûte 34 dollars, contre plus de 18.000 pour le matériel utilisé en laboratoire... Et il est aussi efficace !

L'équipe de l'université Columbia, à l'origine de l'appareil, l'a d'ores et déjà testé sur 96 personnes au Rwanda. Ses résultats, publiés le 4 février dans la revue Science Translational Medecine, montrent que ce test est fiable à 92%. Et contrairement aux kits de dépistages rapides, il ne nécessite pas un second diagnostic de confirmation en laboratoire.

Démonstration d'utilisation

Un diagnostic simplifié

Autre avantage de ce laboratoire miniature : son autonomie énergétique. Puisqu'il est alimenté grâce à la prise jack du smarpthone, il n'a pas besoin d'être branché en secteur, et convient donc mieux aux populations isolées géographiquement. L'espoir des chercheurs : "rendre le diagnostic de laboratoire accessible à n'importe quelles populations ayant accès à un smartphone", explique Samuel Sia, l'un des concepteur de l'appareil. "Cela peut transformer la façon dont les soins médicaux sont fournis à travers le monde".

Pour apprendre à manipuler cet outil, seules 30 minutes sont nécessaires, ce qui le rend accessible à un grand nombre de personnes. Selon l'étude, 97% des utilisateurs rwandais préféraient utiliser ce dispositif plutôt que d'aller se faire dépister en laboratoire. "En augmentant la détection des infections de syphilis, nous pourrions être en mesure de réduire les décès de dix fois", explique Samuel Sia, en espérant que les soignants et les humanitaires, souvent amenés à intervenir dans des régions reculées et sous-équipées, puissent utiliser ce dispositif rapidement.

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