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Cinq complexes sexuels à la loupe

Vous êtes complexé dans votre sexualité ? Votre vie sexuelle et amoureuse en pâtit ? Il existe des solutions, en voici quelques-unes...

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Cinq complexes sexuels à la loupe
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Je n'aime pas trop mon corps

Lorsque l'on a du mal à accepter son corps (quelle que soit la raison), la confiance en soi est diminuée et par ricochet, on doute souvent de la confiance du partenaire. Plusieurs paramètres entrent en jeu : l'idéal de minceur et de jeunesse, promu par la société et les médias, impose un idéal physique qui est parfois loin de la réalité. La façon dont on a été regardé dans l'enfance, par ses parents notamment, intervient également dans cette faible confiance en soi et en son corps. Comprendre les ressorts de ce rejet est le premier pas vers l'acceptation de son corps.

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Et si le partenaire a choisi la femme, c'est qu'il l'aime telle qu'elle est et qu'il est attiré par son corps tel qu'il est, avec ses vergetures, ses kilos en trop ou ses petits seins ! Les compliments peuvent d'ailleurs aider la femme à mieux s'accepter. De plus, lorsqu'un couple fait l'amour, il n'est pas dans l'évaluation esthétique, mais dans le partage, la tendresse, le plaisir. Ce que les hommes trouvent excitant, c'est une femme qui est à l'aise avec son corps, quelle que soit la taille de son bonnet ou de ses fesses. L'inverse est vrai aussi, un homme bien dans son corps est beaucoup plus attirant.

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Je ne suis pas à l'aise avec le cunnilingus ou la sodomie

Et alors ? Il est légitime de ne pas aimer certaines choses ou de ne pas être à l'aise avec toutes les pratiques sexuelles, y compris le cunnilingus ou la sodomie. Il n'y a rien d'obligatoire dans la sexualité, contrairement aux messages parfois véhiculés comme quoi certaines pratiques sont incontournables pour ne pas être "coincée"...

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Le partenaire n'a pas à juger et à dénigrer ce refus ; en revanche, il peut essayer d'ouvrir le dialogue avec bienveillance pour comprendre l'origine du refus. Rien n'est figé en matière de sexualité : les envies évoluent avec le temps et il est tout à fait possible d'avoir envie de tester une pratique que l'on refusait auparavant.

Je n'arrive pas à me lâcher

Plusieurs raisons peuvent intervenir dans cette absence de lâcher-prise et il est important de s'interroger sur l'origine du blocage pour le dépasser : il peut s'agir d'une difficulté à couper des problèmes quotidiens, ou d'un manque de confiance sexuelle qui empêche de s'abandonner durant le rapport et pendant l'orgasme. Il y a parfois une culpabilité du plaisir et un sentiment de honte à profiter pleinement de l'orgasme, souvent en lien avec une éducation culpabilisant le plaisir. Grandir, c'est aussi se libérer de ses schémas éducationnels ou liés à nos premières expériences. Un travail sur soi est nécessaire seul(e) ou avec l'aide d'un thérapeute.

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Souvent, c'est le regard de l'autre qui nous bloque et la peur du jugement qui empêche le lâcher-prise. Or, il faut accepter ce regard et oser être soi en assumant son corps dans toute sa beauté ! Un partenaire gentil et amoureux favorisera l'abandon pour certaines tandis que d'autres sauront davantage se lâcher quand il n'y a pas de sentiments. Dans les deux cas, c'est l'occasion de progresser : les rapports sexuels sont des moments d'une grande intimité et c'est ce qui leur confère leur beauté et leur intensité. Etre bien avec soi-même est un excellent début pour apprendre à être soi avec l'autre…

Je n'aime pas l'aspect de mon sexe

La nature est diverse et cet adage se vérifie au niveau de l'aspect de notre zone intime. Dans l'immense majorité des cas, il n'y a pas "d'anormalité", simplement des variantes de l'aspect considéré comme "normal" par la société : celle-ci érige des normes esthétiques, qui n'ont aucune raison d'être, et c'est bien dommage ! À l'heure actuelle, il s'agit davantage d'une vulve où rien ne dépasse et d'un pénis de grande taille. Ce n'est pas une raison pour s'y plier, et encore moins pour complexer ! La diversité est à revendiquer et à assumer… Bien sûr, chaque homme ou chaque femme a le droit d'avoir ses préférences mais absolument pas celui de critiquer le sexe de son ou sa partenaire.

De plus en plus de femmes consultent un chirurgien esthétique pour une nymphoplastie, autrement dit une opération qui diminue la taille des petites lèvres lorsqu'elles dépassent les grandes. Tout comme de nombreux hommes complexent sur la taille de leur pénis et franchissent la porte d'un chirurgien. L'opération est justifiée quand le complexe est trop perturbant ou dans certaines indications physiques. Mais il faut rappeler toutefois qu'une chirurgie n'est jamais anodine et qu'un travail psychologique est parfois largament suffisant, avec l'aide d'un thérapeute.

Le sexe, c'est sale...

Héritage judéo-chrétien où seule la sexualité à but procréatif était autorisée, cette conception bloque trop de gens dans l'accès à une sexualité positive et à l'orgasme. Elle est souvent le fruit d'une éducation stricte, culpabilisant le plaisir. Non, la sexualité n'est pas sale, elle est même excessivement belle et bonne quand elle est faite entre personnes consentantes et respectueuses !

Cette idée est parfois le résultat d'agressions sexuelles, qui nécessitent alors d'être abordées en thérapie avec un psychothérapeute ayant l'habitude de travailler sur ces problématiques.

Ce sont parfois les fluides émis qui dégoûtent, la lubrification vaginale, le liquide pré-éjaculatoire et le sperme. Pourtant, ils sont le garant du bon déroulement du rapport sexuel, ainsi que le témoin de l'excitation et souvent du plaisir ressenti. À apprécier à leur juste valeur… Est-ce l'odeur qui dérange (auquel cas une douche est la solution) ? Ou parce qu'ils sont associés au plaisir et à sa culpabilité ? Là encore, travailler sur les idées reçues et le poids de son éducation, peut aider à se libérer de ses entraves.

Finissons par un peu d'humour, avec cette citation de Woody Allen : "Est-ce que le sexe est sale ? Seulement quand il est bien fait..."

 

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