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Violence : n’oublions pas les femmes âgées

Deux associations lancent un cri d’alarme pour alerter sur les violences faites aux femmes âgées. Selon elles, ces violences sont les grandes oubliées des campagnes de sensibilisation alors qu’elles sont fréquentes.

Rédigé le , mis à jour le

Violence : n’oublions pas les femmes âgées
Violence : n’oublions pas les femmes âgées

En France, les personnes âgées de plus de 65 ans représentent 16,7 % de la population estime l'OCDE et 9,7 % sont des femmes. Plus pauvres (70 % des personnes pauvres de plus de 75 ans sont des femmes selon l'Insee), plus isolées mais aussi plus fragiles physiquement et psychologiquement, ces femmes âgées présentent "un cumul de vulnérabilité".

S'il est difficile de quantifier de façon précise le type et le nombre de violences faites aux femmes âgées, faute de statistiques, deux associations françaises ont choisi de rompre le silence en réalisant un premier recueil de données sur le sujet dans le cadre du projet européen STOP VI.E.W (Stop Violence Against Elderly Women).

L'âge multiplie le risque de violence

Le Centre national d'information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF) a ainsi croisé les données des différents ministères, administrations et associations. Il évalue ainsi à plus de 600 000 les personnes âgées (femmes et hommes) de 65 à 75 ans qui subiraient des maltraitances et à plus de 680 000 celles âgées de plus de 75 ans.

De son côté, une autre association, le réseau ALMA (Allô Maltraitance des Personnes âgées et/ou des personnes Handicapées) constate, elle, que l'âge démultiplie le risque de violence. Ainsi 75,5 % des femmes victimes qui appellent ont plus de 65 ans.

Les associations relèvent aussi que comme pour les personnes âgées en général, les violences - physiques, psychologiques, financières, sexuelles – sont le fait de l'entourage (le conjoint, les enfants, les petits-enfants).

Vers une sensibilisation ?

La prise de conscience des maltraitances subies par les femmes date de 1999. C'est l'Enquête nationale sur les violences faites aux femmes en France (ENVEFF) qui a en effet permis de révéler l'ampleur de ce phénomène. Le problème est que seules les femmes âgées de 18 à 59 ans ont été interrogées à l'époque. On comprend alors pourquoi toute la frange des plus de 65 ans est aujourd'hui la grande oubliée des campagnes de communication et de sensibilisation sur le sujet.

Les résultats de la grande étude menée dans le cadre du projet européen STOP VI.E.W devrait permettre de combler ce manque en donnant une photographie plus précise des violences faites aux femmes âgées mais surtout en débouchant sur des préconisations.

 

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