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Au CHU de Limoges, la céramique sauve des vies

À Limoges, un sternum en céramique sauve la vie des patients qui souffrent de cancers osseux ou d'infection chronique du sternum.

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Des sternums en céramique sont implantés au CHU de Limoges

La céramique n'a pas que des vertus artistiques. À Limoges, elle permet de sauver des vies. Des médecins du CHU ont implanté un sternum artificiel à deux patients. Pas en titane, ni en ciment osseux comme cela se fait habituellement, mais en céramique poreuse. Un matériau biocompatible qui a une autre spécificité : celle d'être chargé en antibiotiques.

Une prouesse médicale puisque jusqu'à présent, rien ne parvenait à traiter ces patients souffrant de cancers osseux ou d'infection chronique du sternum.

On la connaissait pour sa porcelaine mais en matière de céramique, Limoges a su se diversifier. Une toute nouvelle création fait aujourd'hui la renommée de son centre hospitalier : un sternum artificiel en céramique.

Un sternum artificiel en céramique chargé en antibiotiques

Un patient de 53 ans a pu en bénéficier. Lors d'une chirurgie cardiaque, son sternum avait été sectionné. Dans 2% des cas, après ce type d'intervention, l'os s'infecte et le sternum ne cicatrise jamais. Les risques d'infections étant trop élevés, il est impossible d'installer un classique sternum en titane ou en ciment osseux. L'implant en céramique représente alors le seul recours pour le patient.

La première étape de l'intervention consiste à retirer l'os infecté afin d'éliminer tous les germes qui pourraient se répandre dans l'organisme du patient. La deuxième étape est la pose de l'implant chargé en antibiotiques. Des trous sur le sternum artificiel permettent au chirurgien de le relier au thorax à l'aide de fils. Les cellules osseuses peuvent ainsi coloniser les pores du sternum en céramique, ce qui permet à l'os de repousser aussi bien autour qu'au coeur de l'implant.

Cette prothèse a permis de sauver un autre patient. À la suite d'un quadruple pontage, ce patient a contracté une infection au niveau du sternum qui l'a cloué dix mois sur son lit d'hôpital. Il a ensuite bénéficié de ce nouveau type d'implant. Vingt jours seulement après l'intervention, ce patient a pu quitter l'hôpital. Aujourd'hui, deux ans après la pose de son sternum artificiel en céramique, il se porte bien et parle d'une "résurrection". Si la rééducation a été longue, aujourd'hui il va bien et a la vie devant lui.

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