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Médicaments : halte aux réseaux parallèles

Après la maroquinerie, le textile, les cosmétiques et l'électronique, les médicaments arrivent en cinquième position des produits contrefaits. Sur Internet, un médicament sur deux est un faux. Comment ces médicaments parviennent-il à pénétrer le marché français ? Où sont-ils en vendus ? Eclairage.

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Médicaments : halte aux réseaux parallèles
Sommaire

La circulation des médicaments contrefaits

Comment ces médicaments parviennent-il à pénétrer le marché français ? Où sont-ils en vendus ?

Chaque médicament en vente en pharmacie a suivi un circuit précis et a reçu une mise d'autorisation sur le marché (AMM). Pour obtenir cette autorisation, les laboratoires présentent les résultats de leurs essais cliniques à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). En France, c'est elle qui donne le feu vert pour la commercialisation d'un médicament.

En ce qui concerne le marché américain, la demande est faite auprès de la Food and Drugs Administration. Et lorsqu'un laboratoire veut vendre son médicament dans plusieurs pays européens, il peut demander une reconnaissance mutuelle du médicament à l'Agence européenne.

La réglementation est très stricte. En France, les médicaments ne peuvent être vendus qu'en pharmacie, qu'ils soient délivrés ou non sur ordonnance. La vente sur Internet est interdite.

Mais comme ce marché est très lucratif, certains contournent cette réglementation. De plus en plus de médicaments sont saisis par les douanes. C'est ce qui s'est passé le 24 juillet 2007, avec une prise de 21 691 cachets ou gélules d'antibiotiques, de corticoïdes et d'antihistaminiques. Ces produits n'avaient pas d'autorisation de mise sur le marché français.

Pour le moment, en France, aucun médicament contrefait n'a été découvert dans une pharmacie. N'achetez donc pas vos médicaments ailleurs que dans ces officines, et surtout pas sur Internet.

 

Les contrôles des laboratoires

Les contrefaçons : un manque à gagner pour les laboratoires

Un vrai médicament est donc contrôlé à toutes les étapes, de la fabrication à sa délivrance en pharmacie. Ce n'est pas le cas des contrefaçons. Pour éviter les contrefaçons, les laboratoires protègent leurs molécules thérapeutiques par des brevets, et les agences de médicaments comme l'Afssaps (l'Agence française de sécurité sanitaire) des produits de santé donnent des codes à chaque médicament qui permettent de tracer le produit.

Un médicament sur dix est un faux dans le monde malgré ces précautions. Et la première place revient à la fameuse petite pillule bleue, c'est le médicament le plus copié.

 

Contrefaçons : un danger pour la santé

Les laboratoires préviennent des dangers liés à la chimie des contrefaçons.