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Scaphandrier : un métier à risque

Le métier de scaphandrier est peu connu du grand public. Sur les plateformes pétrolières, dans les ports, dans les centrales nucléaires... les scaphandriers travaillent en eaux profondes dans des conditions difficiles, parfois au péril de leur vie. Ce métier à risques nécessite donc une formation rigoureuse.

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Scaphandrier : un métier à risque

Les scaphandriers exercent souvent dans les égouts, les stations d'épuration, les barrages… avec très peu de visibilité. Avant de se mettre à l'eau, le scaphandrier doit s'équiper. Bottes, baudrier, gilet, bouteille, outils…  la tenue de travail pèse plus de 30 kilos.

Dans ce métier, la sécurité est le maître-mot. Sous l'eau, les élèves en formation comme les scaphandriers professionnels travaillent toujours en binôme. Un plongeur assurant la sécurité de l'autre. Outre la noyade, les "erreurs humaines : mauvais placement, se faire écraser, se couper, se brûler…" sont les principaux risques liés à la profession de scaphandrier.

Soudure, découpe d'acier, réparation de pipeline et de canalisation… Ces tâches exigent précision et concentration, le tout dans l'obscurité. Pour travailler dans cet environnement pas comme les autres, il faut être en bonne santé physique et mentale. Problèmes ORL, pathologies cardiovasculaires, surpoids… la liste des contre-indications est longue. Et parmi elles, la prise de psychotropes : "Quand on plonge, on respire un mélange gazeux. Plus on descend profond, plus les gaz ont une pression partielle augmentée. Et dans les gaz contenus dans l'air, il y a l'azote et l'azote est narcotique. Ce narcotique associé à un éventuel produit psychotrope, drogue ou médicament, aura un effet amplifié", explique le Dr André Grousset, médecin hyperbare.

L'augmentation de la pression à mesure que le scaphandrier descend provoque l'ivresse des profondeurs. Alors pour habituer les élèves à travailler en milieu sous-marin, on les prépare à sec dans des caissons hyperbares qui reproduisent les effets de la plongée.

Le scaphandrier peut travailler plusieurs heures sous l'eau mais remonter à la surface exige aussi d'être vigilant. Il faut respecter des paliers car une remontée trop rapide peut provoquer un accident de décompression. Des bulles gazeuses qui n'ont pas été éliminées de l'organisme peuvent boucher certains vaisseaux et dans les cas les plus graves, entraîner la mort du plongeur.

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