Ch@t : Les prothèses mammaires

Ch@t du 16 avril 2010 Avec les réponses du Dr Olivier Claude, chirurgien plasticien, Christiane Angot, responsable vigilance AFSSAPS et Alexandra Blachère, présidente de l'association P.P.P

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le , mis à jour le

Les réponses du Dr Olivier Claude, chirurgien plasticien

Non il n'y a pas de risque. Les prothèses en gel de silicone ne sont pas à l'origine de maladie auto-immunes.

Une fonte glandulaire plus ou mois importante peut en effet se voir après l'allaitement. Il faudra évaluer les séquelles 6 mois environ après la fin de l'allaitement.

Les nouvelles prothèses en gel de silicone ne comportent pas de risques de rupture. La fabrication des implants du laboratoire PIP a semble-t-il été mal réalisée dernièrement. Ce cas est exceptionnel et propre à ce laboratoire.

Oui mais il faudra choisir des implants de taille raisonnable.

Le chirurgien esthétique est en effet libre d'accepter ou de refuser d'opérer s'il pense que cela n'est pas dans votre intérêt.

Essentiellement des risques (le plus souvent minimes liés à l'anesthésie). Une consultation préopératoire déterminera la faisabilité et l'importance des risques pour chaque patient.

Oui. Pour éviter les douleurs importantes il existe des infiltrations de produits anesthésiants dans le muscle pendant l'opération et une bonne collaboration avec des anesthésistes spécialisés en chirurgie esthétique est indispensable.

Eviter l'allaitement dans le contexte actuel de ce laboratoire et prenez RDV avec votre chirurgien.

Non cela est même rare si votre chirurgien prend le temps de choisir un implant adapté à votre glande mammaire (projection, volume et cohésivité du gel ...)

Un examen est nécessaire. C'est à vous de proposer l'augmentation que vous souhaitez et ensuite à votre chirurgien de vous conseiller !

Oui. C'est tout l'enjeu des consultations préopératoires. Une bonne communication avec votre chirurgien est indispensable.

10 ans était une durée moyenne avec les prothèses d'ancienne génération. Si la mammographie et l'examen sont normaux vous pouvez conserver vos implants.

Non si votre examen et la mammo sont sans anomalie.

Oui cela est possible et peu douloureux.

15 à 21 jours pour une cicatrice solide. 12 à 18 mois pour une cicatrice finale.

Tout est possible. Problème technique, problème de prothèse mais plus souvent complication précoce (hématome, coque, épanchement ...)

Non pas de risques établis. Continuez votre grossesse sereinement

Les prothèses en silicones sont aujourd'hui le meilleur choix. Le choix de la marque et le type de gel seront des critères très importants.

Non car les prothèses ne diminuent la capacité d'allaiter.

Oui cela est fonction de votre silhouette, votre base mammaire, votre qualité de peau et votre mode de vie. Donc pas de règle.

Non rien n'est au point actuellement.

Il n'existe pas de durée limite. On ne change les prothèses que si problème. On incise alors en général sur la même cicatrice.

Oui mais ces indications sont marginales.

Pour la reconstruction après cancer et dans les malformations majeures.

C'est le plus souvent une question d'habitude mais globalement : La voie aréolaire est la plus pratiquée car c'est celle qui permet en général le meilleure contrôle et qui permet de modifier éventuellement la position de l'aréole en cas de ptose ou d'asymétrie. La voie axillaire est souvent utilisée en cas de petite aréole. La voie sous mammaire est utilisée parfois lorsqu'il existe déjà un sillon bien marqué.

Non pas d'inquiétude. Continuer la surveillance régulière.

Oui en effet on utilise en général la taille au dessus.

Préférer plutôt les gels cohésifs des prothèses des grands laboratoires qui ont un important recul et un budget R/D important.

La sécurité sociale parle d'agénésie bilatérale ou de bonnet inférieur à A.

A remplir la prothèse et à lui donner un caractère naturel. L'autre solution est le remplissage par sérum mais le résultat sera plus tendu ou au contraire présentera des vagues.

Cela n'est pas une maladie, c'est juste le plus souvent le fait de la génétique. Vos filles pourront en hériter ou pas comme tout autre caractère physique.

Oui une plastie du mamelon peut s'envisager.

Une plastie est nécessaire s'il existe une ptose trop importante pour être corrigée par les implants. Elle corrige le sein qui tombe et supprime l'excès de peau. Elle laisse en effet des cicatrices mais discrètes en général.

Un examen est nécessaire ...

 

Christiane Angot, responsable vigilance AFSSAPS

En cas de rupture, une prothèse mammaire doit être explantée quelque soit sa marque et à ce stade, rien de particulier n'a été mis en évidence dans le cas de ruptures de prothèses PIP.

Ces examens, précédés d'une auscultation, permettent en effet de détecter une rupture de prothèse.

A ce stade, les experts estiment que rien de justifie une explantation préventive de prothèse PIP.

 

Les réponses Alexandra Blachère, présidente Association P.P.P

Le délai de réflexion minimum légal et obligatoire est de 15 jours

75 ou 90 correspond a votre tour de dos c'est le bonnet qui change en général.

Cela varie d'une patiente à l'autre et selon la voie d'insertion de l'implant.

Non il y a plusieurs voies d'insertion.

Le risque de fuite existe, il peut provoquer une réaction inflammatoire.

En cas de détérioration de l'implant oui.

Un chirurgien reste un chirurgien ! De plus si vous optez pour la Tunisie, de retour en France vous ne bénéficierez pas du suivi post opératoire. La santé n'est pas une question de prix à mon sens.

S'il y a absence de glande mammaire c'est possible oui.

C'est la glande qui constitue le sein.

La plupart du temps oui.

 

 

Les réponses du Dr Charlotte Tourmente

Non, c'est une opération de chirurgie esthétique.

Allez en voir un autre, celui-ci semble plutôt désagréable...

Il faut compter entre 3 500 et 4 500/5 000 euros (les tarifs sont plus élevés à Paris). L'opération dure 1h30, elle se fait souvent en ambulatoire (sur le journée), au maximum il y a 1 nuit d'hospitalisation.

Elles peuvent interférer avec la mammographie standard. Il faut informer le radiologue de la présence des prothèses mammaires, de manière à ce que la technique d'examen soit adaptée.

Entre 3 500 et 5 000 euros.

Les motifs de refus sont notamment une attente disproportionnée envers les prothèses, une dépression,... Un suivi psychologique est alors conseillé pour apprendre à s'accepter telle que l'on est. Mais ce n'est peut-être pas votre cas et le prochain chirurgien acceptera votre demande.

Je n'y crois pas du tout...

Une poitrine plus grosse ne va pas augmenter votre désir sexuel. Quant à celui de votre conjoint, cela dépend de ce qu'il aime mais le désir ne se limite pas à la taille des seins !

 

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