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Les masques, toujours une denrée rare

Selon l’Académie nationale de Médecine, le port d’un masque antiprojection doit être obligatoire, dès maintenant, dans l'espace public. Mais difficile de s’en procurer. 

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Les masques, toujours une denrée rare

Tout le monde est à la recherche de masques, qu’ils soient en tissu ou chirurgicaux. Dans les rues, de plus en plus de personnes s'en servent pour se protèger du virus et protéger les autres.

"Un acte citoyen"

D’abord réticent, le gouvernement a finalement évoqué un potentiel port obligatoire de ces masques dans les transports publics, à partir du 11 mai. Pour l’Académie de Médecine, cette mesure devrait s’appliquer dès maintenant. "C’est vraiment un acte citoyen. Je te protège et toi en retour, protège-moi, en mettant un masque", affirme le docteur Henri Julien, membre de l’Académie de médecine et de la cellule scientifique Covid. 

"Des pharmaciens se sont retrouvés en garde à vue"

Ce geste citoyen reste compliqué à mettre en œuvre car les masques sont rares. Pour répondre à la forte demande, certaines officines n’hésitent pas à enfreindre les recommandations du gouvernement et à vendre au grand public des masques chirurgicaux ou FFP2 réservés aux soignants. "Il y a quand même des pharmaciens qui se sont retrouvés en garde à vue pour avoir vendu ce type de masque", souligne Gilles Bonnefond​, Président de l’Union Syndicale des Pharmaciens d’Officine. 

A défaut de masque professionnel, l’Académie de Médecine recommande l’utilisation d'un masque fait maison. Pour qu’il soit efficace, il est recommandé de suivre les conseils de fabrication officiels de l’AFNOR. Le port de ce masque doit s’accompagner du respect des gestes barrières, c’est-à-dire la distanciation sociale et le lavage des mains.

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