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Covid-19 : l'AP-HP teste l’hydroxychloroquine et l’azithromycine en prévention

Ces molécules font encore parler d’elles : elles sont actuellement à l’essai auprès de 900 soignants. Le but est d’étudier l’efficacité de ces traitements pris séparément, en prévention de l’infection Covid. 

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Covid-19 : l'AP-HP teste l’hydroxychloroquine et l’azithromycine en prévention

L’hydroxychloroquine et l’azithromycine intriguent l’ensemble des experts, de Marseille à la capitale. L’ Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) vient de lancer un nouvel essai avec ces molécules. Mais l’objectif, la méthodologie et les doses diffèrent par rapport au protocole du Pr Raoult. "Là, on est dans le cadre de la prévention alors que ce que propose le Pr Raoult correspond à un cadre thérapeutique. Les patients sont déjà infectés (…), c’est la différence très importante entre les deux études. L’autre différence, c’est qu’il n’y a pas d’association dans notre étude. La raison étant que l’association des molécules augmente le risque de toxicité cardiaque", affirme le Pr Jean-Marc Tréluyer, responsable de la recherche clinique Necker-Cochin au sein de l’AP-HP. 

Les 900 soignants volontaires sont répartis en trois groupes. Un groupe recevra un placebo, c’est-à-dire un médicament sans aucune substance active, le second de l’hydroxychloroquine, un antipaludéen utilisé notamment dans le traitement du lupus, et le troisième recevra un antibiotique : l’azithromycine. Ils prendront ce traitement pendant 40 jours, avec des tests de dépistage en début et en fin de protocole. 

Deux molécules qui ont déjà démontré une activité

Si ces deux molécules ont été choisies, c’est parce qu’il existe des éléments en faveur de leur efficacité, selon ce spécialiste. "On sait qu’elles ont une activité antivirale sur des cellules in vitro, premièrement. Deuxièmement, pour l’azithromycine, on a remarqué que chez des patients atteints de mucovicidose, il y avait un très faible nombre d'infections par le coranovirus. Alors que normalement, ce sont des patients qui sont à risque en termes d’infection."

Les résultats de l’étude devraient être connus d’ici 2 à 3 mois. En cas d’efficacité, le traitement préventif pourrait être étendu aux autres soignants et à d’autres populations particulièrement exposées au virus. 

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