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Lancement d'une consultation publique sur les perturbateurs endocriniens

L'exposition aux perturbateurs endocriniens continue d'inquiéter malgré les nombreuses mesures déjà entreprises, en France. Pour convenir d'une stratégie nationale concernant les perturbateurs endocriniens, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, et le ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, lancent un appel à contributions dans le cadre d'une consultation publique.

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Lancement d'une consultation publique sur les perturbateurs endocriniens
Lancement d'une consultation publique sur les perturbateurs endocriniens

Plus souvent connus sous les noms de bisphénol A, dioxine ou encore phtalate, les perturbateurs endocriniens sont présents partout ou presque : cannettes, bouteilles en plastique, produits laitiers, viande, produits pharmaceutiques... Qu'ils soient d'origine chimique ou naturelle, les perturbateurs endocriniens s'avèrent néfastes pour la biodiversité et la santé humaine. Ils interfèrent avec le système hormonal humain, même à faible dose. Ces substances chimiques sont aussi suspectées d'avoir un impact sur la fertilité et d'être à l'origine de l'augmentation de nombreux cancers dits hormono-dépendants, principalement les cancers du sein et de la prostate.

Vers une prise de mesures collectives

L'enjeu est de taille. Il convient de protéger les populations à risque, en particulier les femmes enceintes et les jeunes enfants, sensibles aux effets des perturbateurs endocriniens.

Ainsi, sur la base des propositions du rapport du groupe de travail missionné à la suite de la Conférence environnement de septembre 2012, dont la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens est l'un des engagements, le gouvernement a décidé de prendre en compte des contributions apportées par la population par le biais d'une consultation publique. Les participants pourront s'informer et apporter leur contribution en ligne, en consultant jusqu'au 20 septembre 2013.

La recherche comme une priorité

L'objectif est de limiter l'exposition de l'environnement et de la population. La recherche est une priorité. Le rapport propose d'accentuer ses efforts, en particulier sur les effets sanitaires (faibles doses, effets cocktails, effets transgénérationnels), les effets sur la biodiversité et les solutions de substitution. Une expertise d'au moins cinq substances par an sera réalisée pour évaluer leur caractère perturbateur endocrinien et de gérer au mieux les risques qu'elles présentent.

Cette démarche a pour finalité d'élaborer une future stratégie nationale. Elle devrait permettre d'aider le consommateur et le travailleur à se protéger des risques liés aux perturbateurs endocriniens. Le gouvernement mettra en place la marche à suivre après cette consultation et en partenariat avec l'action communautaire et internationale sur ces sujets, où la France est motrice. En effet, une loi interdisant le bisphénol A dans les contenants alimentaires publiée dans le Journal Officiel est entrée en vigueur de 1er janvier 2013 pour les contenants destinés à des enfants de moins de trois ans. L'interdiction concernant les conditionnements en contact avec les denrées alimentaires est fixée au 1er janvier 2015.

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