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La maladie d’Alzheimer commence parfois avant 60 ans

Des symptômes atypiques retardent souvent le diagnostic de la maladie d’Alzheimer, quand elle surgit autour de la soixantaine. "J'ai peur d'oublier", un téléfilm adapté du récit véridique de Fabienne Piel, avec Clémentine Célarié, dans le rôle d'une femme de 45 ans, porte un regard juste et émouvant sur cette maladie du siècle. Téléfilm diffusé mercredi 21 septembre 2011, sur France 2,

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La maladie d’Alzheimer commence parfois avant 60 ans

- Fabienne Piel, auteur de J'ai peur d'oublier, invitée du "Magazine de la santé", le 30 avril 2009 -

5 000 personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer bien avant le grand âge auquel elle survient d’habitude. C’est une toute petite partie des plus de 300 000 patients qui souffrent aujourd’hui en France de cette maladie neurodégénérative. Et c’est justement parce qu’elles sont rares que ces formes "précoces" de la maladie sont plus difficile à diagnostiquer et à prendre en charge.

"Les troubles de mémoire sont très rarement les premiers à apparaître dans ces cas-là", explique le Dr Marie Sarrazin, neurologue à l’hôpital La Pitié-Salpétrière à Paris, où se trouve justement un des centres Alzheimer Jeunes. Les patients deviennent plutôt maladroits, avec des difficultés à écrire et à conduire par exemple, ou en encore en calcul. Arrivent aussi des moments où ils se sentent dépassés, incapables d’organiser leur journée…

"Peu de médecins traitants vont alors penser à orienter vers une consultation neurologique spécialisée et ces signes inquiétants restent trop souvent mis sur le dos d’un gros coup de fatigue, voire d’un trouble dépressif."

Une complexité aggravée par une autre spécificité des "jeunes". "A cet âge-là, ils sont beaucoup plus en mesure de développer des mécanismes de compensation qui masquent aussi leurs troubles", poursuit le Dr Sarrazin. "Résultat, ils arrivent au diagnostic à un stade souvent plus avancé de la maladie."

Mais ces patients se retrouvent en même temps plus vite au cœur des nouvelles stratégies thérapeutiques : ils y adhèrent avec davantage de facilités que leurs aînés. Reste le problème de trouver des structures adaptées lorsque les troubles s’aggravent. "Ce sont des patients moins amnésiques, plus conscients de leurs troubles… très en difficulté au milieu des plus de 80-90 ans", constate la neurologue. Elle souligne le rôle très précieux joué par une association justement créée pour les accueillir, la fondation UTB.

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