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À la découverte d'un décodeur qui traduit nos pensées en paroles

Des chercheurs américains ont mis au point un système permettant de traduire des signaux du cerveau en un discours intelligible. Objectif à long terme : redonner le moyen de communiquer à des personnes souffrant de déficiences neurologiques.

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À la découverte d'un décodeur qui traduit nos pensées en paroles
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Ce n’est pas de la science-fiction : un décodeur neuronal qui transcrit les représentations visuelles et sonores du cerveau en un discours audible a été pensé par des chercheurs de l’Université de Californie. Ils ont publié leurs résultats dans la revue Nature le 24 avril. Leur objectif, sur le long terme, est de permettre aux personnes souffrant d’une déficience neurologique majeure (après un AVC, par exemple), de pouvoir communiquer de nouveau.

Identifier les signaux cérébraux responsables de l'articulation des mots

Cinq personnes souffrant d’épilepsie ont participé à l’étude. Des électrodes étaient placées sur leur cerveau, et elles ont lu à voix haute des centaines de phrases simples. Grâce aux électrodes, les chercheurs ont pu identifier les signaux cérébraux responsables de l'articulation des mots. Ils ont ensuite décodé ces signaux et ont reproduit les phrases par ordinateur. Lors d’un test, des auditeurs ont pu identifier facilement les discours ainsi reconstruits. "Les signaux cérébraux liés aux mouvements de la parole sont en partie communs à tous les individus", a expliqué l’un des auteurs de l’étude, Edward Chang, à l’AFP.

Il existe déjà des appareils de communication mesurant les mouvements de la tête ou des yeux, ainsi que des interfaces cerveau/ordinateur capables de sélectionner des lettres et d’épeler des mots. Mais la plupart de leurs utilisateurs ont du mal à transmettre plus de dix mots par minute, ce qui est bien moins rapide que les 150 mots par minute d’un discours moyen. "Une alternative prometteuse est de synthétiser directement le discours à partir de l’activité du cerveau", résument les chercheurs.

Les attaques cérébrales laissent souvent des séquelles de gravité très variable en fonction de l'étendue de l'hémorragie. La partie de cerveau qui n'est plus irriguée souffre, et des neurones meurent. C'est ce qui provoque les troubles neurologiques, qui sont très différents en fonction de la zone du cerveau touchée. 60% des victimes d'AVC gardent des séquelles : grande fatigabilité, troubles de la mémoire, difficultés pour parler... Certaines restent paralysées. Les attaques cérébrales sont, par ailleurs, la seconde cause de démence en France.

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