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Cancer colorectal : risque et dépistage

Deuxième cause de mortalité par cancer en France, le cancer colorectal est responsable de près de 17.500 décès par an. Dépisté à temps, il peut être guéri, d'où l'importance du dépistage. L'occasion de faire le point sur les différents facteurs de risques de ce cancer.

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Cancer colorectal : risque et dépistage
Cancer colorectal : risque et dépistage

L'âge, le mode de vie ou encore l'hérédité sont les principaux risques évoqués dans le cancer colorectal. L'Institut national du cancer définit 3 niveaux de risque de développer un cancer colorectal : le risque moyen, élevé ou très élevé.

Les symptômes du cancer colo-rectal

Les symptômes les plus souvent associés aux cancers colorectaux sont des douleurs abdominales, des troubles du transit intestinal (constipation soudaine ou diarrhée qui se prolonge, voire alternance des deux), des rectorragies (hémorragies de sang rouge) associées ou non à de faux besoins (pour le cancer du rectum), une anémie, la présence de sang dans les selles. A un stade avancé, des complications comme l'occlusion ou la perforation tumorale ou encore l'altération de l'état général peuvent révéler le cancer.

Les personnes à risque moyen

C'est à partir de l'âge de 50 ans que le risque de développer le cancer colorectal augmente, quelque soit le sexe. Selon l'Institut national du cancer, 94% des cancers colorectaux se manifestent à partir de cet âge. La maladie est diagnostiquée en moyenne à l'âge de 70 ans. Dans des cas très rares il peut se manifester avant 40 ans.

Un test de dépistage qui repose sur la recherche de sang dans les selles, doit être réalisé tous les deux ans, à partir de 50 ans. Le test longtemps effectué, baptisé Hémocult, a été remplacé par un test dit immunologique, plus efficace puisqu'il détecte 2 à 2,5 fois plus de cancer (source : Ligue contre le cancer). C’est le médecin généraliste qui peut proposer ce dépistage.

Une alimentation riche en calories, le tabagisme ou encore la consommation d'alcool peuvent aussi augmenter le risque de développer un cancer colorectal.

Il est donc conseillé de consommer suffisamment et de manière variée cinq fruits et légumes par jour, de pratiquer environ 30 minutes d'activité physique par jour, d'éviter le surpoids, de ne pas fumer et de modérer la consommation d'alcool, pour mieux se protéger de ce cancer.

Les personnes à risque élevé

Les personnes ayant déjà eu un cancer du côlon ou un adénome (polype précancéreux) ont un risque plus important de développer un autre cancer colorectal.

Un cancer de l'endomètre, de l'ovaire ou encore du sein accroît également chez la femme le risque de développer un cancer colorectal.

Lorsqu'un parent du premier degré (père, mère, frère, sœur ou enfant) a été atteint d'un cancer colorectal ou d'un adénome de plus d'un centimètre avant 65 ans, le risque est davantage élevé.

Le dépistage est alors plus fréquent et fait appel à la coloscopie, réalisée tous les ans. C'est un examen invasif qui se pratique sous anesthésie générale. Un coloscope est introduit à l'intérieur du côlon pour repérer des polypes potentiellement cancéreuses. Par la même occasion, d'autres cancers sont aussi dépistés.

Les personnes à risque très élevé

La polypose adénomateuse familiale est un facteur de risque important de développer un cancer colorectal. Cette maladie génétique qui se manifeste par la formation de plusieurs centaines de polypes est héréditaire. La forme concerne moins de 5% des cas, selon l'Inserm. Si le cancer n'est ni dépisté, ni opéré, l'individu peut décéder très jeune.

Le dépistage commence dès l'adolescence après un examen oncogénétique. Il s'agit d'un test réalisé à partir d'une prise de sang faite chez une personne ayant une probabilité importante d'être porteuse d'une anomalie génétique prédisposant à un cancer.

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