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Les médecins scolaires vont-ils bientôt disparaître ?

500 postes de médecins scolaires sont restés vacants cette année faute de candidats laissant le reste de la profession surchargée. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 900 médecins … pour 12,5 millions d’élèves. 

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Les médecins scolaires vont-ils bientôt disparaître ?

Détection de troubles de l’apprentissage ou du comportement, visites médicales obligatoires, prévention, accompagnement des élèves en situation handicap… 

Les missions du médecin scolaire sont diverses mais surtout trop nombreuses pour le peu de professionnels en activité.  En France, le nombre de médecins scolaires ne cesse de diminuer. Ils sont aujourd’hui 900 … pour 12,5 millions d’élèves. 

Des enfants moins bien suivis

D’après un des syndicats de la profession, moins d’un élève sur deux feraient sa visite médicale à 6 ans, pourtant obligatoire. C’est bien le signe que la profession est débordée. 

Le Dr Sylvie Iranimédecin de l’éducation nationale, a près de 30 000 élèves à sa charge, de la maternelle au lycée. Elle explique qu’elle n’a pas d’autre choix que de prioriser. « Nos priorités, ce sont les réseaux REP REP +, le primaire avec les enfants de 6 ans et les enfants à profil particulier MHDH, troubles d’apprentissage… Mais ces trois priorités représentent un volume d’enfants important et les médecin scolaires n’arrivent pas à voir tous les enfants qu’on voudrait pendant une année scolaire ».  

Une pénurie aggravée par de nombreux départs à la retraite 

Les médecins scolaires ont en moyenne 58 ans. Cette année encore, les syndicats lancent un cri d’alarme. Claudine Néamausat, secrétaire générale de SNMSU-UNSA parle d’une médecins scolaire à l’agonie.

« On est vraiment en train d’assister à la fin d’un corps. Parce que les médecins qui sortent des études n’acceptent pas de renter dans notre profession. C’est vraiment très mal payé par rapport aux autres médecins de la fonction publique et par rapport aux médecins en général ».

Une profession peu attrayante pour les jeunes

Le salaire est trop faible, selon les professionnels et les syndicats. Il est compris entre 2 160 et 3 711 euros brut/mois et cela après 9 ans d’étude et un concours supplémentaire pour rentrer dans la fonction publique.  De quoi décourager les étudiants qui s’intéressent à la profession...

Le Dr Irani regrette que la profession n’attire pas plus les jeunes. « Il y a une certaine déception. Après plus de 20 ans d’exercice, j’ai acquis un niveau de compétence qui, je pense, me permet d’apporter quelque chose aux familles et à l’école et que tout ça va se perdre si il n’y a pas de relève » déplore-t-elle. 

Cette année, pour faire connaître le métier et motiver les étudiants en médecine, le gouvernement a créé une filière spécialisée dans la médecine scolaire jusqu’ici inexistante. Mais les volontaires restent peu nombreux.  

 

 

 

 

 

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