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Auteur Blocage psychologique pour péter, et constipation
moi-et-mon-probleme-de-caca
Le 09/06/2010 20:47:28
Voici 34 ans que je bafoue complètement ma vie sociale et sexuelle à cause de « mes problèmes de pets et de caca ». Et là, horreur, je m’apprête à changer de travail : il n’y aura qu’un seul toilette partagé par mes 5 collègues hommes et moi-même (la seule fille). En plus de gâcher ma vie sociale et sexuelle, je vis maintenant dans l’angoisse absolue de gâcher la seule chose qu’il me reste : ma vie professionnelle (c'est-à-dire « toute ma vie » puisque je suis ce qu’on appelle une workoolic). C’est pour cela que je me décide enfin à briser ce tabou et à demander conseil, pour savoir qui consulter (un psy? un diététicien? un gastroentérologue?) ***** Premier problème : ballonnements ***** Je suis complètement incapable de péter si je ne suis pas seule et dans un milieu insonorisé. Et ce même en présence de mon ami, avec lequel je suis pourtant en ménage depuis plusieurs années. Je ne parviens pas à maîtriser suffisamment mon côlon pour que mes vesses soient silencieuses (accessoirement, j'ai constaté que ça sortait mieux lorsque j'étais allongée sur le flanc gauche). Cela m'handicape totalement dans mes rapports sociaux (qui sont quasiment nuls uniquement à cause de cela). Lorsque je pars en vacances, je reste toute la durée du séjour sans aller à la selle et sans péter pendant toute la durée des vacances (j’appelle cela « me laisser mourir »…). De même, je n’ai plus aucun rapport sexuel avec mon compagnon depuis plusieurs années uniquement car je ne suis jamais « à l’aise » avec mes intestins. On fait même chambre à part à cause d'eux. (Rassurez-vous pour mon compagnon, nous sommes un couple libre: il a l'autorisation d'aller voir ailleurs quand il le souhaite, et en dehors de cela, notre couple fonctionne à merveille: aucune rupture en vue!). Enfin, je suis toujours mal assise au travail (notamment durant les réunions), car j’essaye à tout prix de faire taire mon ventre (car forcément, pour ne pas m’aider, il est bruyant : j’appelle ça des pets intérieurs car c’est exactement le même bruit…). Cette phobie me donne donc, en plus du reste, des douleurs dorsales dues à mes mauvaises postures… ***** Second problème : les selles ***** Le seul moyen pour moi d’aller à la selle est la cigarette. J’ai déjà passé la moitié de ma vie à fumer 3 cigarettes par jour (une après chacun des 3 repas) dans le seul but d’aller aux toilettes. J’aimerais vraiment arrêter de fumer (d’autant que je n’y prends strictement aucun plaisir). Je vais à la selle 3 fois par jour : j’ai conscience que ce nombre est exagérément élevé par rapport au volume de mes matières fécales, mais c’est aussi le seul moyen pour moi de péter facilement (malgré la quantité d’air que j’emmagasine, ça ne sort pas facilement : la nicotine me sauve car elle détend mes muscles de manière immédiate et efficace). Comme je me retiens pendant des heures voire des journées entières de péter, il arrive souvent que du mucus jaunâtre clair ou transparent s’écoule lorsque je vais à la selle. Cela ne m’inquiète pas outre mesure car je suis certaine que cela est lié au fait que je me retienne. En règle générale, mes selles flottent, sont relativement molles. Vu que je vais sans doute trop souvent aux toilettes, ce sont surtout des boulettes, et des boudins fins. ***** Habitudes alimentaires ***** Je mange très mal - Sucré (beaucoup de coca : une cannette midi et soir) - Gras (beaucoup de gruyère) - Salé - sur le pouce (sandwiches gobés en 5 minutes tous les midi) - Très rarement des légumes (pour ne pas dire presque jamais). - Essentiellement des pâtes, du riz et des patates, mais aussi beaucoup de pain blanc et de gruyère car beaucoup de sandwiches Mais malheureusement, je me sens bien incapable de changer mes habitudes alimentaires, car j’ai la certitude que mes problèmes sont uniquement psychologiques. D'ailleurs, quand je suis stressée ou énervée par mes journées de travail, je fais ce que j’appelle un « suicide de l’estomac » : je mange jusqu’à ne plus en pouvoir (mais sans me faire vomir ni même être à la limite de vomir). Cela m’arrive plusieurs fois par mois car mon travail est très stressant. Après cela, je me sens mieux, même si ça n'arrange pas pour autant mes problèmes décrits plus haut). Je n'en peux plus de gâcher ma vie et de vivre dans cette angoisse permanente. Comment me lâcher (dans tous les sens du terme)?
Hazel
Le 09/06/2010 21:16:16

Bonsoir,

Le problème est certes psychologique ( certains endureraient votre situation sans problème et sans complexe ) mais il y a derrière de manière plus qu'évidente de grosses erreurs d'hygiène de vie que vous avez vous-même avouées pour la plupart.

Croyez bien que vos mauvaises habitudes diététique sont pour une part très importante dans votre inconfort intestinal. Le manque cruel de fibres ( fruits et légumes ) couplé a une nourriture a base de riz/pâtes, en plus d'être mauvais pour la santé est un formidable facteur de constipation, qui entraîne une pulullation microbienne dans vos intestins et favorisent la formation de gaz, de ballonements, de gargouillements en tous genre, bref d'inconfort...

Idem pour les sodas et autres alimentation grasse et sucrée, qui rendent les selles d'autant plus graisseuses et augmentent l'inconfort. Si il y a une première chose à faire dans votre quête d'une meilleure qualité de vie, c'est changer votre régime alimentaire... vous semblez releguer ce problème derrières d'autres alors qu'il faut vraiment que ça soit votre première priorité ( pour votre santé ET pour votre confort psychologique et somatique ).

Par ailleurs le tabac est un moyen vous en conviendrez abérrant de vous sortir de ces situations, le bénéfices apporté est dérisoire en comparaison du risque considérable que cela vous fait prendre. Un fumeur sur deux mourra des causes du tabac, le risque de cancer du poumon est démultiplié comme le sont les problèmes respiratoires et le risque cardiovasculaire, des millions de fumeurs vendraient leur âme pour arriver a arrêter, vous-même fumez et sans le moindre plaisir, c'est une situation invraissemblable que vous devez stopper de vous-même immédiatement si votre santé vous préoccupe vraiment.

Il est en effet important de consulter pour avoir une gestion globale de tout ce problème, pour cela il vous faut consulter votre médecin traitant qui procedera a un examen complet, identifiera les differents problèmes et leurs causes exactes, et vous adressera ensuite si besoin a tous les professionels nécéssaires ( diététiciens, psychologues, autres spécialistes etc... ).

Faites le premier pas en vous rendant à cette consultation, votre médecin veillera à briser vos idées reçues et tentera de remedier à votre problème en le prennant à la base. Bon courage pour la suite.

moi-et-mon-probleme-de-caca
Le 09/06/2010 22:39:42
Merci vivement pour ce retour. Je prends rendez-vous avec un généraliste dès demain (mais pas mon médecin habituel... "trop de tabous il y a en moi..."). Pour ce qui est du tabac, au risque de choquer, je préfère fumer afin de bénéficier du peu de bien-être immédiat que cela me procure plutôt que de souffrir quotidiennement pour éviter un éventuel cancer dans plusieurs années (pas taper!! :( ) Dès que je trouve une solution aussi efficace que le tabac, j'arrête. Mais cela sera vraisemblablement la phase ultime de ma quête! Encore merci pour votre réponse. :top:
moi-et-mon-probleme-de-caca
Le 11/06/2010 14:26:21
Et voilà. Je suis allée voir mon médecin généraliste qui a été tout simplement formidable. J'ai commencé mon histoire en disant que je m'apprêtais à commencer un nouveau travail, que je devrais partager un WC unique avec 5 hommes et que cela me traumatisait carrément au point de m'en rendre malade depuis déjà un mois. Puis j'ai enchaîné tout ce que je vous ai raconté plus haut. Il m'a gardé 45 minutes et a été totalement à l'écoute malgré la salle d'attente bien remplie. Un vrai psychologue! Il a notamment chercher à savoir si j'avais d'autres blocages, a vraiment pris le temps de m'écouter, de me laisser m'exprimer avec mes mots, de m'expliquer tout les mécanismes de la digestion et même la mécanique du pet! Après discussion, j'en ai conclu que j'avais été traumatisée par ma famille, à laquelle je ne m'identifie en rien encore aujourd'hui (c'est terrible à dire mais j'ai honte de ma famille). Pour le coup, chez moi, personne n'a jamais eu aucun complexe pour rien, et j'ai toujours trouvé cela complètement écœurant (et vas-y que ça pète à table, que ça va aux toilettes porte ouverte, que ça se balade à poil...). A mon avis, mon blocage vient de là. La preuve, je pense: le simple fait de lui en avoir parlé m'a enlevé un très gros poids. Mon médecin m'a donné traitement non agressif pour faciliter le transit, du charbon activé, ainsi qu'un truc à base de plantes pour être moins angoissée. Si les suppositoires ont l'effet escompté (à savoir un effet quasi immédiat), je vais même enfin pouvoir arrêter de fumer!! Ma partie du boulot va consister à changer mes habitudes alimentaires, tant sur la fond (les aliments) que sur la forme (temps passé et position à table). Il a largement insisté sur l'importance de reprendre une activité sexuelle: pour lui, c'est même une priorité (quand le sexe va, tout va). Enfin, il m'a demandé de revenir rapidement pour s'assurer du bon fonctionnement du traitement, ainsi que pour lui raconter mon acclimatation dans mon nouveau environnement de travail. J'ai trouvé ça vraiment bien. Je m'en sors donc sans psy, sans nutritionniste et sans gastroentérologue, ce qui tombe à merveille puisque je n'imaginais même pas où j'aurais pu trouver le temps d'y aller. Conclusion: pour tous ceux et celles qui se reconnaitront dans mon témoignage, n'attendez pas "connement" 34 ans avant d'aller voir votre généraliste! Commencez par cela!
Hazel
Le 14/06/2010 23:55:55

Merci pour ce retour, et bonne continuation !

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