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Auteur Aider les pervers narcissiques?
homestudio80
Le 05/09/2014 16:56:58
Bonjour! Il est vrai sortir d'une relation avec un ou des pervers narcissiques est compliqué et entraîne une perte d'énergie et d'identité ,on les déteste ,on a du mal à se refaire etc.... Mais si ce pervers est votre enfants, votre famille, comment lui venir en aide? Car le fait de rompre l'emprise fait que nous ne pouvons plus être manipulé et peut être sommes nous (nous =victimes)en position de leur venir en aide.Bien que nous ne soyons pas sadomaso!! Il est inconcevable pour un parent d'abandonné ses enfants tout manipulateurs soient t'ils et peut importe leurs âges. On ne souhaite pas du mal a ses enfants Comment les aider?Ou peut être user de subterfuges face à leur pathologie afin qu'ils souffrent moin?
Emjy
Le 06/09/2014 09:09:06
homestudio80 je ne sais si j'ai bien compris ton exposé : ton éventualité est-elle d'aider ["position de leur venir en aide"] une ''même'' personne PN pour laquelle l'(ancienne) victime avait rompue son emprise (en considérant qu'elle a suffisamment compris du fonctionnement de ''ce'' PN pour pouvoir le côtoyer sans être à nouveau vulnérable, OU ton éventualité est-elle qu'une 'ancienne' victime vienne en aide à un ''autre'' PN pour lequel il n'y a ''jamais'' eu d'emprise sur l'aidant potentiel ? Dans la première hypothèse je te répondrais que tu n'as sans doute pas encore pris toute la mesure de la Perversité Morale Narcissique, notamment de la destruction inexorable à maintenir un lien avec une personne qui a su te mettre sous une telle emprise. Mais je pense que tu as voulu poser la deuxième hypothèse et je vais répondre dans cette optique. ---Je m'aperçois que j'ai tergiverser (!) car d'emblée m'est apparu évident (1ère hypothèse) de ne pas reprendre un lien avec son 'ancien' PN, et que j'avais à réfléchir quelques secondes pour répondre quant au 2ème cas, mais après cette réflexion je me dis que finalement la distinction a peu d'importance puisque ma réponse pourra sûrement s'appliquer aux 2 hypothèses--- Donc ce que je pense c'est qu'il n'est pas possible "d'aider" un pervers narcissique, quel qu'il soit. A cela plusieurs raisons mais qui n'en font qu'une au regard de la nature du pervers narcissique : la plus fondamentale est qu'aucun PN ne peut se passer de sa construction psychique qui le pousse inexorablement à s'approprier chez sa victime la vitalité intrinsèque qu'il lui manque. C'est donc une illusion, pour le sauveteur potentiel, que de croire qu'il parviendra à supprimer chez un PN le système fondateur qui lui permet de survivre. Un PN n'a pas seulement des attitudes manipulatoires (comme chacun peut en avoir ou en avoir eu dans sa vie, sans être pour autant un PN) il est assujetti par la manipulation : enlevez l'eau à un poisson il meurt ! De ce fait personne (anciennes victimes de PN ou non) ne peut amener un PN à se remettre en cause dans ce domaine, et il n'acceptera jamais d'entreprendre une psychothérapie puisqu'il ne souffre pas de son comportement (la manipulation) et n'en voit pas l'intérêt, et personne ne peut non plus lui démontrer sa responsabilité puisqu'il ne peut s'avouer PN et ne culpabilise pas. C'est aussi pourquoi il ne s'excuse pas et ne demande pas pardon à ses victimes envers lesquelles il n'a aucune compassion. Bon, c'est un plaidoyer bien sombre mais je n'y peux rien, c'est la réalité ! Celui qui veut croire qu'il pourra l'aider s'en mordra les doigts au même titre que les victimes qui elles aussi pensaient pouvoir le changer un jour... Je passe maintenant au contexte d'un parent [parent au sens large du terme] et je précise en préalable que ce que tout ce que je viens de dire est valable pour un proche au sein de la famille (enfant, parent, oncle..., lien de fratrie, conjoint bien sûr). Tu estime homestudio80 qu'il "est inconcevable pour un parent d'abandonné ses enfants". Et bien, pour avoir été plusieurs fois témoin du contexte dans lequel l'évidence s'impose et devient 'le concevable', je ne partage pas ton avis ! Car pour ne pas être détruit, il faut parfois avoir la force de ''couper les branches malades'' : [quand il existe une complexité particulière j'aime recourir à des analogies pour mieux me faire comprendre et je vais donc comparer à deux alpinistes encordés, en posant le postulat d'un père et son fils, pour rester dans le contexte familial qui t'intéresse]. Progressant sur une crête rocheuse d'un sommet lointain, et n'ayant prévenu personne de leur expédition, un des 2 alpinistes dévisse et se retrouve pendu dans le vide à bonne distance : le fils par exemple. Le père s'arqueboute, tente pat tous les moyens de remonter son fils... et tire la corde jusqu'à bout de forces, tiré inexorablement vers le vide. Epuisé, il sait qu'il ne peut plus lutter et que le poids de son fils l'entraine vers le fond. Ils vont pourrir tous les deux car même dans l'éventualité peu probable que l'un en réchappe il sera si blessé qu'il ne pourra repartir et il est certain que personne ne viendra les secourir ! La seule alternative est de couper la corde (lui pourra ainsi en réchapper). Ma démonstration à l'appui de ma phrase : ''il faut savoir couper les branches malades''. La personne de ma famille (très proche) qui a eu à faire ce choix m'a dit cette phrase il y a bien longtemps maintenant, et j'en est perçu toute l'authenticité, le drame qu'il avait vécu, et le dilemme dramatique qu'il avait du affronter. J'ai eu depuis, plusieurs fois, l'occasion de rencontrer cette situation... et c'est pourquoi j'ai la conviction qu'on peut se trouver dans l'obligation (pour ne plus se laisser détruire psychiquement) de couper le lien familial et que je ne valide pas ton affirmation "Il est inconcevable pour un parent d'abandonné ses enfants tout manipulateurs soient t'ils". Il est de même "inconcevable" à tout parent d'imaginer son enfant meurtrier, pour d'autres homosexuel, ou désirant se cloîtrer dans un monastère... et pourtant il faut bien le concevoir quand la réalité nous rattrape ! Et cet acte héroïque (à la fois courageux et désespéré) n'est pas blâmable : il faut avoir traversé cette épreuve pour savoir qu'il n'y avait pas d'autre alternative (le 'suicide élargi' {terme médical que je n'ai pas inventé} n'étant pas, pour moi, le choix à privilégier). Alors "comment les aider" quand même ? sachant que le PN est sociable et apprécié par les personnes qui ne sont pas sous son emprise, il est peut-être possible de quitter (soi) la scène perverse (même étant parent très proche) et de favoriser l'intégration de la personne dans un environnement propice (sans l'abandonner simplement dans la solitude). Quant à "user de subterfuges face à leur pathologie afin qu'ils souffrent moins", rien que l'énoncé indique une méconnaissance du phénomène car un PN ne souffre pas de sa perversité ! Voilà, j'ai fait le tour de tes questions. Emjy
Emjy
Le 06/09/2014 09:16:12
Il fallait lire 'ils vont Mourir tous les deux' (et non Pourir ! c'est une faute de frappe. Emjy
homestudio80
Le 09/09/2014 13:38:07
Merci emjy! décidément on en apprend tout les jours! Je parlais bien de la premiere hypothese lol! il est possible que certains asêct du PN m'ont échappés et oui je te rejoinds sur la famille ,oui on peut couper les liens avec ses enfants!j'ai bien compris que la famille c'est abstrait et je ne sais pas pourquoi j'ai mis la phrase impossible de laisser tomer ses propres enfant !bah si!lol En fait je m'inquiete ,car n'étant plus la proie, je sais que mon PN est avec une nouvelle proie qui a des enfants et je ne voudrais pas qu'ils leurs arrivent du mal et je m'en voudrais car je connais le danger qu'il représente !je serais une sorte de complice? Dois-je m'estimer heureux qu'il manipule ailleur? En tout cas merci a toi pour ça il est clair que j'abondonne de lui trouver une solution!
Emjy
Le 10/09/2014 04:49:22
Bonsoir homestudio80. Le PN a forcément une autre proie puisqu'il a besoin d'une source de vitalité (que lui n'a pas fondamentalement)... Mais tu ne peux pas prendre à ta charge toute le poids du monde ["je ne voudrais pas qu'ils leurs arrivent du mal"]. Tu ne peux pas non plus faire prendre conscience à une autre 'potentielle' victime de ce qu'elle ne croirait pas car elle n'a pas encore conscience de s'être placée dans un tel scénario et qu'elle n'a pas non plus l'expérience d'un futur douloureux... : il ne peut y avoir de transfert d'expérience ! Ce que tu as compris tu n'aurais pu l'admettre avant de le comprendre par toi-même, par ton vécu et tes ressentis. Comme tu ne peux pas empêcher l'évolution du processus qui affectera cette "nouvelle proie" ["qu'ils leurs arrivent du mal et je m'en voudrais"] tu n'es donc pas responsable de ce devenir et tu n'as pas à en culpabiliser (ni par anticipation, ni en temps réel une fois la situation arrivée à son terme) ! -------- Même quand on en a connaissance, ["je connais le danger qu'il représente"], il n'y a aucun déshonneur et aucune bassesse à ne pas pouvoir empêcher un danger d'arriver quand on n'a aucun moyen réel d'écarter ce danger : et c'est le cas face à un PN. Tu t'interroges "je serais une sorte de complice?" : non, tu ne seras pas complice sauf si tu participes ''activement'' à ce processus en œuvre (si tu cautionnes les actes du PN et/ou t‘associe avec lui pour maltraiter sa victime : hypothèse incohérente non ?! ). -------- Si tu culpabilises par anticipation c'est parce que tu t'imagines pouvoir intervenir lorsque (avisé, maintenant que tu sais comment procède un PN, que tu en es conscient) tu détecteras en 'temps réel' un acte pernicieux du PN envers sa victime : or ce n'est pas le cas ! Car si lors d'un rassemblement amical ou familial... tu tentais de t'interposer en relevant publiquement le propos perfide ou la dévalorisation sournoise du PN envers sa victime (à l'insu de tous), il saurait renverser la situation en sa faveur car il maitrise parfaitement le discours paradoxal et il créera une suspicion à ton encontre, manipulant avec éclat toute l'assistance et se posant comme victime innocente… Et tu ne pourra imposer des arguments formels prouvant que les agissements du PN sont indubitables. De plus ça n'entravera pas ses manœuvres manipulatoires à venir (et faut pas rêver, ça ne créera pas un 'soulèvement' d'indignations favorable à la victime). Il n'y a donc pas lieu de culpabiliser puisque tu ne 'peux' pas en temps réel prendre la défense de la victime : imaginer le contraire relève de l‘utopie ! Mieux vaut donc ne pas s'aventurer sur ce terrain. -------- De plus ton intervention risquerait de réactiver l'emprise que ce PN a eu sur toi. Il faudrait être vraiment très solide, et véritablement à distance de sa propre expérience avec 'son' PN pour être sûr de ne jamais retomber dans son piège et que la situation de la nouvelle victime ne fera pas écho avec notre propre vécu : un ensemble de facteurs peu probables ! Par ailleurs un contexte de fragilité (crise professionnelle, divorce en cours, toute autre situation d'instabilité et/ou dépressogène…) rend impossible d‘être aidant, c'est encore plus vrai dans la sphère familiale ou relationnelle où les affects sont omniprésents ! Ça équivaudrait à aller secourir une personne qui se noie alors que tu ne sais pas nager : c'est plus que de l'imprudence, c'est s'exposer gravement au danger (!) pour rien ! Comme le rappelle l‘adage populaire : « Le mieux est l'ennemi du bien » ! Alors NON tu ne seras pas "complice", de n‘avoir rien pu faire. Tu dois t'abstenir d'intervenir pour te préserver, et aussi parce que la situation ne t'appartiens plus (elle appartiens à la relation entre le PN et son actuelle victime). Toute intervention serait de toute façon vouée à l'échec. -------- Que la victime soit pour le moment inconsciente de ce qui se 'joue' ne l'empêche pas d'être intérieurement blessée à l'insu de tous ! La seule composante sur laquelle tu pourrais agir est de ne pas ignorer une détresse ostensible de la victime, si elle l'exprimait. A ce moment là elle aurait en effet besoin de se sentir soutenue… en attendant, je te le répète, il est très dangereux de s'aventurer dans le champ d'un manipulateur Pervers Moral Narcissique. Et à ton questionnement "Dois-je m'estimer heureux qu'il manipule ailleurs?" je répond oui ! Tu ne peux t'estimer heureux qu'il fasse le malheur d'autrui (d'autres 'victimes') mais à défaut de pouvoir "empêcher qu'il manipule ailleurs" tu peux au moins amplement te réjouir te réjouir de ne plus être sous son emprise. --- Emjy
Emjy
Le 10/09/2014 06:05:11
Je reviens sur le blog, homestudio80, car j'ai oublié d'aborder la question législative : il faut comprendre que la notion de 'perversité morale narcissique' n'est pas définie comme une pathologie par les psychiatres, les PN n'ont une existence que pour la loi {et leurs victimes!!!}, et au regard de la loi que depuis peu car c'est sous la pression sociale des victimes que le harcèlement moral a enfin pu être caractérisé dans les tribunaux. Mais comme ça se passe dans la sphère privée (au sein du couple, sur les enfants, ou dans la famille élargie) il est très difficile de faire reconnaître les faits, d'autant que le manipulateur ne reconnaît pas les faits et qu'il est généralement très difficile d'apporter des preuves matérielles de ses agissements. Quant la victime a des certificats médicaux ceux-ci ne posent pas les causes des troubles décrits : les médecins (généralistes, psychiatres…) , faute de preuves objectives, se méfient des affirmations de la victime et ne s‘engagent pas. De plus ils refusent d'établir une attestation utilisable en Justice (certification de leur identité, partie écrite manuellement en respectant les termes de la loi…), et s'ils le font (rarissime), c'est alors les juges qui disqualifient la démarche de la victime car ils ont à la fois une méconnaissance en profondeur du phénomène, et une méfiance quant à sa réalité. Comment une victime en apparence bien vivante (et combattive) peut-elle prouver qu'elle a été dépossédée de sa substance vitale, abusée, dévalorisée… puisque ça ne laisse pas de trace visible ? La loi est quand même une avancée car la femme a dorénavant un élément probant (la qualification des actes du Pervers Moral Narcissique) pour conforter ces doutes : oui elle a bien subi une violence (morale), non elle n'était pas folle (comme elle le croit trop souvent et comme le lui fait croire le PN). La loi concrétise aussi la réalité trop longtemps restée dans l'ombre : oui les agissements du PN avers la victime sont abusifs et illégaux. Le DELIT constitué par le 'harcèlement moral' est apparu dans le code pénal le 9 juillet 2010 : mieux vaut tard que jamais ! Tu pourras un jour hypothétique témoigner légalement en faveur d'un victime. Tu vois, même dans ce domaine tu ne peux pas dénoncer grand chose ! Emjy
homestudio80
Le 10/09/2014 13:01:18
Et bien message reçus emjy!!!! Oui je suis heureux de ne plus être la proie lol!!!!!! Je n'ai rien vu lil ça ne me regarde plus Merci pour tout emjy !tres bonne conseillers!!!

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