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Auteur des Proches d'une alcoolique ont Besoin d'aide
kauffrai
Le 19/07/2013 13:29:28
bonjour je viens ici , de manière anonyme. Je suis fille d'une alcoolique qui a choisi la bouteille plutôt que sa vie, plutôt que ses filles, plutôt que sa famille... Je ne vous raconterais pas tout parce que c'est trop long et compliqué ( je vous parle de plus de 20ans d'alcoolisme...) je viens ici pour vous demander un conseil. Mon père vit avec ma mère alcoolique et ma grand mère atteinte d'alzheimer. La vie n'est plus possible ma mère est agressive, violente, méchante: elle n'est plus que l'ombre d'elle même. Qui lui fournit de l'alcool ? mon père parce qu'il n'arrive plus à la combattre. Ma mère est une personne qui insiste jusqu'à ce que vous lâchiez prise. Nous l'avons combattue, nous l'avons soutenue... nous sommes tous là encore après tout ce qu'elle nous a fait subir. On veut encore l'aider mais surtout aider mon père et ma grand mère qui subissent. Mon père ne sait plus quoi faire... le médecin ne fait rien... au contraire il fait des ordonnances de morphine. ( ma mère souffre dû à un avc , et de nombreuses chutes ... syndrome de guilain barré ) Elle devient un danger pour elle, pour mon père, pour ma grand-mère. On n'ose plus la laisser seule de peur de la retrouver pleine de sang ou allongée à côté des toilettes... je vous passe les détails. Mais mes soeurs et moi avons vu notre mère comme nous n'aurons jamais dû la voir. Comment faire? Peut on la faire hospitalisée contre son gré? Qui nous aiderait ? qui serait prêt à aller plus loin quitte à la mettre sous tutelle. Que fait la loi pour protéger les proches? que faire pour l'aider mais pour nous sauver aussi ? c'est bien gentil d'aider l'alcoolique mais les proches? nous trinquons depuis tellement longtemps, elle ne voit pas ce qu'on fait, peut être que vous direz que nous n'avons rien fait justement : on aurait dû partir? Nous avons nos vies, elle a choisi sa voie, mes soeurs ont des enfants, nous avons nos familles, mon père n'a pas signé pour vivre ce calvaire jusqu'à la fin... La fin... inconsciemment on attend la fin... la seule solution pour mon père à bout c'est de partir avec ma grand-mère. nous avons peur qu'il fasse une bêtise ou qu'il ne tombe lui aussi dans l'alcool. Mon père se trouve dans le 41, à blois. Nous sommes à Tours. Nous sommes près à nous déplacer même à paris s'il le faut. Ma mère a fait des séjours dans des centres à Rennes, à chartres, à compiègne... elle est arrivée presque 2 x par an à l'hopital pour une chute, une crise, un avc, ... Merci de m'avoir lue et de vos conseils.
Sicile63
Le 04/08/2013 13:55:13
Bonjour Kauffrai, tu attends des conseils ? Trop délicat. Tu ne vis plus avec tes parents n'est-ce-pas ? Ton père ne sait pas comment se tirer de cette situation ? Ce n'est pas un conseil que je vais te donner. Juste mon avis. Il est celui-ci : concernant ma propre expérience, j'ai vécu 12 ans avec un homme que j'adorais plus que tout (et inversement). Une union très forte. On m'a ouvert les yeux au bout de 6 ans (un psychiatre que je suis allée voir car j'aillais très mal face à l'alcoolisme de mon mari). J'ai eu dans mon malheur la chance de beaucoup discuter et très franchement avec mon mari. Bien sur, je devais y aller doucement pour ne pas le brusquer et surtout ne pas le rendre responsable. Car tout est la, ILS ne sont pas responsables. L'alcool est plus fort, plus fort qu'eux et plus fort que nous. En tout cas dans mon cas ca a été le cas. Puisque nous sommes maintenant séparés depuis plus d'un an. Je ne veux pas te faire peur. Mais vous ne trouverez personne : j'ai frappé aux portes de médecin ("que voulez-vous que je vous dises"), sa famille "silence radio". Alors j'ai décidé de me "sauver" moi. Car avec mon mari je courrais à ma perte. J'ai prié, prié beaucoup et un jour le ciel s'est éclairci et m'a montrer la marche a suivre. J'ai finalement trouvé une association (dans ma région Auvergne) qui aide les personnes victimes de sévices en tout genre. Dans mon cas "violence conjugale". Ils m'ont aidé dans le sens où ils m'ont procurer tous les outils pour que je m'en sorte. Personne ne viendra vous tirer de là. Vous etes les seuls a pouvoir le faire. Moi aussi j'avais pensé a un internement de force (c'est te dire comme je n'en pouvais plus). Dieu seul sait toutes les pensées que j'ai eues. Et finalement une breche s'est faite et je n'ai pas hésité je m'y suis engouffrée de toute mon ame. Aujourd'hui meme si ma situation n'est pas mirobolante, au moins fini les cris, finis les insultes, finis les angoisses (terribles). Le mot de la fin sera donc : ON S'EN SORT peut etre au prix de quelque souffrance, mais on n'a rien sans rien. Bonne chance et surtout bon courage. Rymah.

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