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Cinq idées reçues sur la sexualité des femmes

Rédigé le 24/07/2015 / 0

En complément de la série sexo à propos des idées reçues sur le désir, l'érection, le clitoris,…  je vous propose une série plus "psycho-sexo" à propos des ides reçues sur la femme, l'homme, le couple. Alors, en terme de psychologie sexuelle, les femmes viennent-elles toujours de Vénus et les hommes de Mars ? Honneur aux dames cette semaine !

  • On ne couche pas le premier soir

D'où vient cette injonction qui veut qu'une femme couchant le premier soir, est une fille facile ? Sans doute de l'idée reçue qu'une vraie dame maîtrise ses pulsions, ne cède pas immédiatement au désir masculin ni à ses propres impulsions sexuelles. Cela signifie qu'elle n'est pas esclave de son corps et qu'elle attend des sentiments considérés comme honorables. Mais nous ne sommes plus au 19ème siècle, objecteront celles qui couchent rapidement… et force est de reconnaître que la sexualité féminine se rapproche de son pendant masculin : certaines femmes succombent à leurs désirs, sans scrupule et en assumant une sexualité libérée et moderne. Elles gardent parfois une pointe de culpabilité (on ne se libère pas ainsi du joug d'une société judéo-chrétienne dominée par les hommes), ou craignent d'être mal jugée et assimilée à un objet sexuel. Oui, le syndrome de la madone et de la putain a encore de beaux jours devant lui…

Alors quelle est la juste place entre la femme honorable, qui laisse aux sentiments le temps d'éclore mais est parfois jugée coincée, et celle qui écoute ses instincts, suit ses pulsions sexuelles quitte à être jugée trop vite par son partenaire ?

Il n'y a pas de réponse universelle, ce serait trop simple. Mais peut-être qu'à partir du moment où la confiance et le respect sont présents dans la relation, suivre ses envies, qu'elles soient sexuelles ou émotionnelles, immédiates ou plus lentes, est le meilleur moyen d'assumer sa décision sans avoir trop d'états d'âme.

  • Les femmes font l'amour par amour

C'est la suite de l'idée préconçue numéro 1.

Le désir féminin a longtemps fait peur et continue dans cette lignée, sans doute parce qu'il renvoie à la crainte séculaire de l'infidélité et d'un batard illégitime qui ne perpétuerait pas la lignée du seigneur. L'amour est noble, la sexualité est sale, un constat binaire quelque peu simpliste…

Certes, la sexualité est un moyen d'exprimer son amour mais elle n'est pas que cela : c'est un vecteur de plaisir, d'instinct animal, parfois de tendresse et de partage avec un autre être humain. C'est un besoin naturel et humain.

Pourquoi la femme devrait-elle s'offrir par amour uniquement tandis que l'homme qui suit ses désirs est un homme viril, que la société ne juge pas, ou en tout cas pas aussi mal qu'une femme dans la même situation ? A l'heure de la parité, celle-ci s'invite aussi dans le lit… et les femmes revendiquent les mêmes droits que les hommes. Dans l'imaginaire idéal dont nous avons hérité, sexualité et sentiments sont associés mais dans un monde réel, faut-il forcément aimer pour faire l'amour ? Ou désirer pour aimer ? A chacun de trouver la réponse qui lui convient et l'épanouit.

  • Les femmes n'aiment pas les films porno

Ces films choqueraient leur pudeur : ces films, mis en scène par des hommes, montrent le sexe féminin dans toute sa crudité, en gros plan et dans la lumière alors que les femmes imaginent souvent leur sexe creux, vides, mystérieux. Ils en agacent certaines parce qu'ils montrent une image dégradante et loin de la réalité de la femme, présentée comme une maîtresse qui hurle de plaisir dès que l'homme la touche.

Et pourtant, les femmes regardent de plus en plus des films pornographiques, soit en couple, à la demande de leur partenaire souvent mais pas seulement, soit seule pour se détendre et avoir un support visuel à la masturbation. Dans ces cas-là, il s'agit plutôt de jeunes femmes. En se mettant à la place de l'acteur dominant ou de l'actrice dominée, elles y trouvent les fantasmes de domination, de soumission, de voyeurisme ou d'exhibitionnisme nécessaires à leur excitation et la violence constatée dans les scenarios reflètent pour certains psys la violence de leur désir.

  • Les femmes doivent se masturber pour apprendre à connaître leur corps

On lit cette phrase partout mais faut-il absolument se masturber pour avoir une vie sexuelle heureuse ? La masturbation offre une indépendance sexuelle : il est possible de satisfaire sa pulsion sexuelle immédiatement, seule et de façon autonome. A l'heure où les femmes sont indépendantes financièrement, elles se libèrent également du besoin d'un homme pour les faire jouir et peuvent combler immédiatement un besoin impérieux. La connaissance de son corps lui permet également de montrer à son nouvel amant un moyen efficace de lui donner du plaisir.

Mais certaines femmes adorent les caresses de leurs amants et sont très épanouies sexuellement alors qu'elles ne se sont jamais masturbées. Et c'est leur droit le plus respectable… Ne pas satisfaire leur pulsion leur fait peut-être attendre avec plus d'excitation leur prochain rapport ? La sexualité est aussi une découverte à deux, rappelez-vous les émois de vos premiers ébats, la découverte du corps de l'autre, l'apprentissage sexuel. Il y a aussi un jeu érotique à apprendre le corps de son amant, de sa maîtresse, à découvrir les ressorts du plaisir, loin de l'efficacité et du culte de l'orgasme.

Et s'il y a une difficulté à atteindre l'orgasme ou une méconnaissance de son corps, doit-on forcément conseiller la masturbation ? Son apprentissage peut évidemment leur donner certaines clés, une meilleure connaissance d'elle-même et une plus grande confiance en elles mais il me semble réducteur de tout axer sur la masturbation qui est un outil primordial mais pas une solution en soi : la jouissance à deux n'est pas la même que la jouissance seule, elle demande un abandon tellement plus grand et son impossibilité ne sera pas uniquement résolu par la masturbation.

  • Le plaisir des femmes dépend de la taille du pénis

Oui et non…

Faisons un peu de mathématiques pour commencer, le vagin a une profondeur de 8 cm au repos (en moyenne), extensible à 12 ou plus lors des rapports. En moyenne, un pénis en érection mesure 13 cm. Il est donc rare que le pénis soit trop petit, mais soyons honnêtes, cela peut arriver ; certaines femmes ont besoin qu'ils touchent le fond du vagin pour avoir un plaisir maximal donc si le pénis n'en est pas capable, elles peuvent être frustrées. A l'inverse, elles sont nombreuses à redouter un sexe trop grand de peur d'avoir mal durant la pénétration.

Autre facteur anatomique qui entre en compte : les muscles du périnée… S'ils sont distendus, la femme ne peut pas les contracter autour du pénis et elle le sent moins (point positif : une rééducation périnéale efficace remédiera au problème).

De plus, la femme surinvestit parfois la taille du pénis car elle imagine son vagin vide et immense… La largeur du pénis entre également en compte puisque les pressions et les frottements contre les parois vaginales jouent un rôle. Et certaines femmes se sentent ainsi "remplies" par le sexe de leur amant.

Qui qu'il en soit, les sources de plaisir féminin étant variés, il est toujours possible pour l'homme pourvu d'un petit pénis de stimuler adroitement le point G situé à 4 centimètres environ de l'entrée du vagin, de compléter de caresses sur le clitoris et de donner un orgasme à sa partenaire.

 

 

 

 

 

 

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