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Le blog de Michel Cymes

Le blog de Michel Cymes

Vous avez dit... bioéthique ?

Rédigé le 27/01/2011 / 4

La semaine prochaine, se tient à Strasbourg le Forum européen de bioéthique. Durant plusieurs jours des conférences grand public vont réunir les plus grands spécialistes de la question. Une occasion d'écouter mais aussi d'essayer de comprendre les enjeux des lois de bioéthique qui vont être révisées.

Il faut bien avouer que le terme "bioéthique" n'est pas très parlant pour qui ne s'y intéresse pas. Et je suis sûr que si on faisait une petite enquête auprès des Français, peu seraient capables de définir ce qu'on met derrière ce mot. Et pourtant, s'il y a bien un domaine dans lequel nous devons tous, je dis bien tous, avoir un avis, c'est bien celui-là.

Le terme est compliqué mais les questions sont simples.

Les couples homosexuels peuvent ils adopter un enfant ? Doit-on autoriser la grossesse pour autrui, autrement dit le fait qu'une femme porte un enfant qui ne sera pas le sien car il a été conçu pour être remis après l'accouchement à une autre... mère ? Doit-on lever l'anonymat pour les donneurs de sperme ou d'ovules ? Autrement dit, un homme a donné son sperme pour que des couples puissent avoir un enfant. Un jour, un des enfants nés grâce à lui pourraient vouloir le rencontrer... avec son accord pour le moment... mais demain ? Peut-on faire des recherches sur l'embryon ? Voilà quelques unes des questions auxquelles la loi devra réponde.

Mais pour prendre position dans ce domaine, il ne faut pas être dogmatique. Surtout pas dire oui ou non de façon impulsive... et écouter les arguments des "pour" et des "contre". Et si on prend l'exemple de la recherche sur l'embryon, répondre à la question nécessite d'abord de comprendre les enjeux de cette recherche, mais aussi... ce que l'on entend par embryon.

Quand on entend ce mot on peut voir un être humain en miniature... ce qui rend insupportable toute idée de manipulation. Or on ne parle ici que de quelques cellules accolées... Que ? Répondent ceux qui pensent que la vie commence dès le premier stade de la fécondation. Et peut-on leur reprocher de penser que manipuler des cellules c'est manipuler la vie ? C'est leur croyance, c'est leur droit...

Les débats autour de ces questions de bioéthique sont passionnants, mais il faut les dépassionner... et réfléchir tous ensemble... car c'est de la société toute entière dont on parle... et de l'avenir de nos enfants.

La bise aux dames, la mimine aux messieurs biensûr...

Fin de la récré...

Rédigé le 20/01/2011 / 24

Bonjour-docteur étant par vocation un site destiné au grand public, et non un défouloir pour les quelques (rares) médecins manquant d’humour, je vais arrêter de parler de cette campagne prostate.

En effet, chers internautes,  comme vous l’avez peut-être remarqué dans les commentaires, le débat vire à la foire d’empoigne et surtout je ne voudrais pas que mes confrères énervés aient une pousse de tension qui pourrait être néfaste à leur santé. Ça, par exemple, c’est de l’humour… je préfère préciser !!

Donc, et pour la dernière fois, je rappelle à mes chers confrères que nous ne préconisons pas le dépistage de masse du cancer de la prostate, mais que nous voulons dédramatiser le toucher rectal. Et que nous pensons que le patient est adulte et donc capable de comprendre qu’on peut en 2011, diagnostiquer un cancer et simplement surveiller.

Ces précisions étant faites, et pour répondre à ceux qui écrivent qu’il est faux de dire que la majorité des médias et des sites  grand public sont favorables à cette campagne, je signale que l’article du Monde, comme je le précisais dans mon blog, était argumenté et posait les bonnes questions, contrairement à celui de Libération. Ce qui semblait intéresser le journaliste était de savoir si j’étais médecin, journaliste ou animateur ! Et si demain j’allais lancer une campagne sur la circoncision… passionnant, non ?

Bon, fin de la récré pour ceux qui avaient besoin de se défouler… et bien sûr la bise aux dames… et la mimine aux messieurs…

Humour... Humeur...

Rédigé le 19/01/2011 / 12

Merci pour vos messages concernant cette campagne sur la prostate. J'ai bien sûr lu attentivement les vôtres, mais aussi tout ce qui se dit sur le Net. Et ce qui est extraordinaire c'est que pratiquement tous les commentaires des sites et médias grand public sont favorables à cette campagne. Ils la trouvent drôle, décalée et surtout prouvent que le message est passé.

Les seuls (et ils sont très peu nombreux) à critiquer ce sont des médecins. Comme quoi, à la faculté de médecine on devrait prévoir des cours d' "humourologie" pour les coincés du stéthoscope.

Mais laissons de côté l'insignifiant pour se concentrer sur l'essentiel. Et l'affaire du Mediator® devient vraiment inquiétante pour l'industrie pharmaceutique dans son ensemble.

J'ai eu l'occasion de dire ce que je pensais de cette affaire dans un précédent blog, mais aujourd'hui, c'est la colère qui prédomine.

Si tout ce que l'on raconte est vrai, et que Servier savait que ce médicament était dangereux et prescrit pour d'autres indications que le diabète... j'ai hâte d'entendre la défense du laboratoire !

Et ce à double titre, celui de médecin d'abord. J'aimerais, quand je prescris un médicament à un patient, être certain que tout ce que l'on m'a dit sur son efficacité et ses effets secondaires est vrai !! Il y a 5000 médicaments sur le Vidal, le gros livre rouge des médecins... si je dois, à chaque fois que je prescris, appeler l'Afssaps, ça va prendre du temps pour chaque ordonnance.

Celui d'informateur grand public ensuite. Les journalistes santé reçoivent aussi des informations venant des labos. Nous avons tous, un jour ou l'autre, été "gentiment" manipulés pour faire passer des infos intéressantes pour telle ou telle entreprise du médicament. Du moment que c'était pour avertir les patients d'une avancée thérapeutique réelle pourquoi pas ?

Mais je n'aimerais pas avoir été le complice d'une désinformation orchestrée...

La bise aux dames...

"La seule chose absolue dans un monde...

Rédigé le 13/01/2011 / 19

... comme le nôtre, c’est l’humour". Et c’est Einstein qui a prononcé cette phrase. Hélas, tout le monde ne l’a pas compris.

Depuis que cette campagne sur le toucher rectal a démarré, nous n’avons compté, pratiquement, que des félicitations sur le message, le ton, et pour tout dire le fait que nous ayons osé parler légèrement d’un examen qui rebute les hommes.

Notre but était simple, dédramatiser en se servant de l’humour.

Que cette campagne suscite des réactions, nous l’avions prévu.

Voir mon blog d’hier sur l'article de Libération ou lire l’excellent article du Monde daté de jeudi. On a le droit de ne pas être d’accord. On a le droit de le dire, de l’écrire, à, condition que ce soit fait avec talent.

Et que cette campagne permette à des intégristes de la santé publique de déverser leur haine de tout ce qui sort des clous, ne nous a pas étonné.

Tout le monde n’a pas l’humour défendu par Einstein.

Tiens, un exemple. Un médecin qui travaille dans la presse professionnelle, se lâche sur son blog… à propos des médecins qui ont posé pour la photo.

"Quelle mouche les a donc piqués… pour qu’ils se retrouvent le pantalon en bas des pieds et l’index levé devant le photographe ?

La promesse d’un strapontin lors d’une prochaine émission de Cymes ?
La satisfaction d’être placardé sur les panneaux de JC Decaux ?
Le bonheur de servir la soupe (avec une grande louche) aux urologues ?

En réalité, l’initiative est d’une extrême ringardise…

Aujourd’hui, sur un thème de santé public controversé (le dépistage du cancer de la prostate), ce type de manifestation parait déplacé, pour ne pas dire ridicule… et c’est désolant de voir des professionnels de santé, dont certains ne manquent pas de qualités, se prêter à cette mascarade."

Bien sûr cher confrère, pour les convaincre de poser, j’ai proposé aux médecins et autres une somme de 100 000 euros en espèces, l’assurance de passer au moins dix fois dans l’année au Magazine de la santé, des entrées gratuites à Eurodysney… et pour ceux qui ne sont pas urologues un toucher rectal offert au bout du troisième. Une sorte de carte de fidélité.

Non, malheureusement pour vous , cher confrère, c’est plus simple que ça… ils ont aimé notre idée. C’est fou non ? Ils ont aimé le slogan, le but de cette campagne, et se sont dit que, finalement, on allait, peut- être, aider les hommes à oser se rendre chez le médecin pour ce genre d’examen.

Vous vous dites sûrement que c’est un cas isolé. Un pisse-froid qui ne sourit que quand il se brûle… Et bien non, figurez-vous qu’il a des admirateurs. Comme ce confrère qui lui envoie un message de soutien… je vous laisse lire quoi… et qui …

"Bravo ! 
Que des médecins se prêtent à une opération dont l’intérêt en terme de santé publique est zéro montre que cette profession est bien malade.
Mais, comme vous le dites bien, on est entre gens du même monde et l’attrait du passage TV vaut bien de baisser son froc." Signé JD Flaysakier.

C’est marrant, j’aurais juré que mon confrère de France 2 avait de l’humour… j’étais à deux doigts de me tromper…

Il est certain que quand on n’a pas d’idées soi-même il est plus facile de critiquer celles des autres…

Et si on avait du compter sur les bien-pensants de la médecine, on en serait encore à la saignée et aux ventouses…

La bise aux dames…

 

Réponse... à ceux qui se demandent si...

Rédigé le 11/01/2011 / 12

C’est vraiment sérieux de demander aux hommes de penser à parler à leur médecin du dépistage du cancer de la prostate ?

On s’attendait à des réactions, on n’est pas déçus !

Etant par nature très ouvert au dialogue avec ceux qui veulent faire avancer un débat, mais en revanche très fermé quand il s’agit de répondre à des intolérants extrémistes, je me contenterai de répondre à ce confrère qui trouve la campagne "pathétique" de parfaire ses connaissances dans ce domaine avec la lecture d’un article de la revue "Progrès en urologie" sur le dépistage du cancer de la prostate, paru en 2010. Mais peut-être est-ce trop récent pour lui !

Une petite réaction également après lecture de l’article de Libération ce matin écrit par l’excellent journaliste Eric Favereau. Eric s’inquiète de mon statut. Est-il "journaliste ou médecin", écrit-il ?

Eric Favereau me connaît très bien et sait pertinemment que je suis médecin et UNIQUEMENT médecin. Je prends donc ça comme un (petit) doigt dans le derrière, selon la poétique expression. Ce qui en matière de toucher rectal, prouve qu’à Libé on peut aussi avoir de l’humour. Cela dit, le journaliste santé pose la bonne question à la fin de son article. Si ce n’est qu’il me donne cette fois la qualification d’"animateur"... mais passons... Est ce bien notre rôle de se lancer dans une campagne de santé publique, se demande-t-il ? Et pourquoi pas ?

Que faisons nous depuis 15 ans avec Marina Carrère d'Encausse et Benoît Thevenet dans "Le Magazine de la Santé", si ce n’est participer à l’éducation des Français sur les problèmes de santé que la médecine peut aider à résoudre ? Ne devrions-nous n’être que des relais et jamais des initiateurs ?

Quand il ne s’agit pas de désinformation, tous les acteurs ont leur place. Tout ce qui peut aider le public à se faire dépister sera bénéfique pour l’état de santé de la population. Nous pensons avoir notre place dans cette communication.

Quant au débat sur l’utilité du dépistage de masse de ce cancer de la prostate... Deux études se contredisent : l’étude américaine dit que ça ne sauve pas de vies, l’étude européenne dit le contraire...

J’ai 53 ans, et je préfère suivre les conclusions de l’étude européenne et, si possible, ne pas mourir d’un cancer de la prostate.

La bise aux dames et la mimine aux messieurs

 

C'est parti !

Rédigé le 10/01/2011 / 6

Vous avez sûrement vu l’affiche de la campagne pour le dépistage de la prostate que nous lançons aujourd’hui... Le moins que l'on puisse dire c’est que ça buzz !! Il faut dire que c’est le but.

Plus on en parlera et moins le cancer de la prostate fera de victimes. Mais, en dehors de l’intérêt du dépistage d’un cancer, la prostate est très représentative de ce que devra être la médecine de demain. Un vrai partenariat entre le patient et le médecin.

Aujourd’hui quand un médecin diagnostique un cancer, quel qu’il soit, c’est lui qui prend la décision thérapeutique. Il faut dire que dans l’énorme majorité des cas, le traitement s’impose. Dans le cancer de la prostate, c’est différent.

On peut diagnostiquer un cancer que l’on qualifiera de "peu agressif". Autrement dit, un cancer qui n’impose pas de traitement, mais simplement une surveillance parce qu’on sait qu’il peut se développer tellement lentement que le patient décédera d’autre chose et non pas de ce cancer.

Le médecin doit alors dire à son patient : "vous avez un cancer de la prostate , mais vous avez le choix de ne rien faire . Nous pouvons simplement le surveiller et s’il devient agressif , on agira".

Oui mais. Le patient est–il psychologiquement capable de supporter l’idée de vivre avec un cancer ?

C’est l’un des buts de cette campagne. Rappeler, bien sûr, que si le cancer est agressif et pris tôt, on guérit 80 % des patients, et faire prendre conscience que cancer ne signifie pas condamnation puisqu’on peut même vivre avec...

La bise aux dames et la mimine aux messieurs bien sûr...

>>> VOIR LA VIDEO DU MAKING-OF

 

Labos... dégâts

Rédigé le 06/01/2011 / 4

Mauvais temps pour l’industrie pharmaceutique. L’affaire du Mediator, même si elle ne concerne qu’un médicament, va entraîner, à la façon d’un séisme, des répliques qui vont faire mal. Et il faut bien avouer qu’il y a de quoi !

J’en parle avec d’autant plus d’objectivité que, comme bon nombre de journalistes santé et de médecins, j'ai fréquenté ce monde qui, contrairement à ce que peut penser le public, n’est pas rempli de salauds.

Malheureusement pour les "gentils", les "méchants" imposent dorénavant une refonte complète des rapports entre l’industrie pharmaceutique et le monde médical, en passant par les institutions qui ne peuvent plus aujourd’hui dépendre du financement de ceux qu’ils sont censés surveiller !!

Servier est un laboratoire particulier. Indépendant mais secret. Il ne représente que lui. Mais si il est prouvé que Servier connaissait les liens entre Mediator et complications et qu’il n’a rien dit, les sanctions vont être lourdes. Très lourdes.

Et au delà de ce problème ponctuel, il faut se poser la question du nombre de médicaments disponibles dans notre pays. Le Vidal de votre médecin est une caricature de la politique de santé de la France. Des centaines de pages. Des centaines de médicaments. Alors que dans d’autres pays, l’équivalent du Vidal représente... une quarantaine de pages ! Et on y meurt pas plus qu’en France.

La bises aux dames et la mimine aux messieurs...

 

Surprise, surprise...

Rédigé le 04/01/2011 / 6

Comme, par définition, vous êtes de grands fidèles de Bonjour-docteur, vous avez du voir ce petit film bien mystérieux que nous vous proposons depuis ce matin... avec quelques visages que vous connaissez bien et des jambes que vous ne connaissiez pas !

Que font-ils ? Ne comptez pas sur moi pour vous dévoiler la suite... mais je pense que ça va faire du bruit... dans les médias et dans le milieu médical !

N’insistez pas, je vous dis !!

Et puisqu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même... un petit coup de pub pour le pilote de la fiction que j’ai tournée en tant que... psy !!! Eh oui, quand on m’a proposé de jouer le rôle d’un Dr de la tête, le Dr Rion - j’ai moi-même beaucoup ri - et je me suis dit, tiens pourquoi pas ? Et me voilà dans un rôle assez étonnant. Vous pouvez le voir sur Youtube en tapant « Promenons nous dans le moi ».

Je ne sais pas si je vais un jour monter les marches de Cannes, mais en tous cas, je me suis bien amusé pendant le tournage...

Pour le moment c’est un pilote, le producteur le fait circuler sur Internet... et ensuite on verra... donc je compte sur vous. Si ça vous plaît, vous faites le buzz et vous l’envoyez aux copains. Et surtout j’attends vos commentaire !

La bise aux dames, etc.

 

Coucou me revoilà !

Rédigé le 03/01/2011 / 10

Bon, d’accord, ok, vous avez raison... je suis nul ! Des mois sans mettre un mot sur ce blog... moi-même j’ai honte. Si si. Q’est-ce que je peux dire pour ma défense ? Que depuis la rentrée de septembre, j’ai fait beaucoup, beaucoup de choses ? C’est vrai, mais de là à vous négliger...

Alors pour 2011 , voici ma première résolution : même si je n’ai rien à dire, je le dirai !

J’ai maintenant tous les instruments pour pouvoir envoyer un mot, même bref, partout où je serai, donc c’est promis craché, juré, je ne vous lâche plus !

Et je commence par vous souhaiter bonheur et santé pour cette nouvelle année.

Demain, je vous enverrai un petit programme de ce qui va arriver dans les jours et les mois qui viennent...

La bise aux dames et la mimine aux messieurs !

 

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