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Jamais sans chapeau

Jamais sans chapeau

Signalétique… et toc !

Rédigé le 05/11/2013 / 1

Après plus d’un an d’attente, Marisol Touraine n’ayant toujours pas consenti (daigné ?) à répondre à ma première lettre du 15 octobre 2012, je décide d’enfoncer le fer là où ça fait mal.

Madame la Ministre,

J’avais tant espéré une réponse de votre part. Vous auriez ainsi été la première d’une longue cohorte de ministres de la Santé à vous soucier de la mauvaise signalétique des hôpitaux français. Ainsi, vous auriez pu inscrire votre nom dans le marbre du panthéon des bienfaiteurs de la Santé. Sous la mention Aux grands ministres de la Santé, la patrie reconnaissante, votre patronyme apparaissant en lettres dorées à l’or fin aurait été du plus bel effet. La république des patients et la nation des professionnels de la santé vous auraient glorifiée pour les siècles à venir…

Las, vous ne m’avez même pas répondu. Il est même probable que ma lettre ne vous soit jamais parvenue. En tout cas, je préfère croire à l’insignifiance coupable d’un directeur de cabinet qui aura « corbeillisé » ma missive que de vous savoir narquoise et arrogante vis-à-vis  de la multitude qui s’égare jour après jour dans les établissements hospitaliers ou de soins de l’hexagone.

De tous les ministres de la Santé depuis Jacques Ralite, vous êtes la seule à ne m’avoir jamais répondu. Certains comme Simone Veil, Bernard Kouchner, Philippe Douste Blazy Bruno Durieux ont même poussé l’intérêt à me recevoir personnellement.  Il faut croire que les temps ont changé et que les sujets d’intérêt public concernant la santé intéressent si peu nos décideurs qu’ils ne prennent plus le temps de les résoudre. Faut-il donc être désabusés à ce point pour justifier une léthargie qui ne vous ressemble point. 

Vous auriez tort de considérer la signalétique dans les hôpitaux et autres lieux de soins comme quantité négligeable. Si vous, ministre en charge de la Santé, n’arrivez pas à améliorer quelque chose d’aussi simple comment pourrez-vous prétendre à résoudre une équation aussi complexe que la transformation de notre système de santé en profondeur ? Jésus Christ ne disait pas autre chose dans sa parabole des talents « tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup » Matthieu chap. 25 14-30.

Commencez donc par changer les « petites choses » avant de vous attaquer aux « grandes».

Ne souhaitant pas rejoindre le camp de celles et ceux qui pensent que vous ne servez à rien, je garde un dernier espoir de vous voir réagir et prendre à bras le corps la réforme de la signalétique dans les hôpitaux et lieux de soins qui n’attend que son maître d’œuvre.

Si la signalétique reflète finalement l’image de l’organisation sanitaire et hospitalière française, alors nous pouvons légitimement penser que si l’on écrit dans les hôpitaux comme l’on soigne, c’est gravissime.

Vous trouverez ci-joint quelques exemples de l’enfer de la signalétique hospitalière.

Dans l’attente d’une réponse que je n’ose espérer, veuillez accepter, Madame la Ministre, l’expression de ma respectueuse considération.

Éric Chapeau-Åslund