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Idées reçues sur le sport

Idées reçues sur le sport

AVC et sport, des bénéfices ? Quelle dose ?

Rédigé le 30/10/2013 / 0

AVC et sport

En lien avec le sujet.

http://www.allodocteurs.fr/maladies/cerveau-et-neurologie/avc-rupture-d-anevrisme/prevention-des-avc-agir-vite-pour-le-cerveau_5100.html#

L’accident vasculaire cérébral ou AVC est la troisième cause de mortalité en France.

Même si les études ne sont pas assez conséquentes pour relier le manque d’activité physique et la probabilité d’avoir un AVC, l’hypoactivité semble bel et bien néfaste. En effet, pratiquer des activités physiques et sportives réduit de 25% le risque d’AVC.

Bien entendu, tout est compliqué : l’alimentation à un rôle non négligeable et, bien souvent, les personnes ayant une dépense physique supérieure par le sport font un peu plus attention que les autres.

Un manque de fibre dans l’alimentation est par exemple un des constats effectués par les recherches. Manger des fibres contribue à baisser l’obésité, baisser l’hypertension artérielle. Manger des fibres est souvent associé à une consommation de fruits et légumes, donc plus d’antioxydants, plus de vitamines, moins de sucres cachés… Au final, c’est surtout l’abaissement de la consommation de glucides qui permet de limiter une production d’insuline trop importante et durable, contribue à améliorer le profil des graisses sanguines de la personne.

Dans les bénéfices attendus de l’activité physique en lien avec les AVC :

baisse de la tension artérielle

baisse du cholestérol

angiogénèse ou création de capillaire sanguin dans le cerveau (meilleure vascularisation).

Les recommandations sont en fonction du cas. En cas d’hypertension artérielle, l’intensité de travail doit être basse à environ 50% de VO2max à raison de 4-5 fois 30 minutes minimum par semaine. Les principales orientations d’un programme adapté seront les suivantes :

1°) Entraînement de type cardio-training d’intensité modérée à intense (40–50% de la fréquence cardiaque de réserve pour progressivement aller vers 60–80%) réalisé pendant une séance de 20–40 min et 3–5 jours par semaine.

2°) Entraînement de type cardio-training d’intensité intense à maximal au cours de séance de travail intermittent pour monter l’intensité au-dessus de 80-85% et aller vers les intensités supérieures entre 90 et 100% de la fréquence cardiaque de réserve 2-3 jours par semaine. Le travail style 30s-30s avec récupération passive semble plus intéressant que les autres formes d’intermittent et d’un impact supérieur au travail sous-maximal en continu.

 

Comment faire en pratique ?

1Soit par le ressenti. Si vous êtes essoufflés à l’effort, l’intensité est trop haute, vous devez encore pouvoir parler.

2 Soit par une mesure plus « scientifique »

-Mesurer sa fréquence cardiaque de repos en une minute (compter les battements)

-Trouver sa fréquence cardiaque maximale par cette formule : FCmax = 206.9 – 0.67 x âge

- Faire FCmax- FCrepos

-Diviser par 2 puis ajouter FC de repos.

Vous avez la limite en BPM à ne pas franchir dans un premier temps.

Exemple pour une personne de 55 ans.

-Fc de repos de 70 BPM mesurée allongée après 2 minutes au sol.

-FC max = 206.9 – 0.67 x Age (ici, 55 ans)

(N’oubliez pas que l’on doit faire la multiplication en premier, règle de mathématique).

Fc max = 206.9 – 36.85

FC max = 170

-FC max/2 = 85

-85+ 70 = 155

Il ne faudra pas dépasser 155 BPM à l’exercice.

Après l’AVC :

Musculation.

Il faut récupérer sa motricité (surtout en cas d’hémiplégie, paralysie), ses fonctions liées au mouvement. Même si toutes les preuves d’une efficacité à long terme est avérée, le renforcement musculaire peut aider à cette amélioration par une meilleure utilisation de la commande nerveuse.

Les charges mobilisées doivent être légères dans un premier temps afin de limiter la tension artérielle et permettre l’acquisition du geste tout comme la sensation liée à ce geste. Mais ces charges permettent surtout d’améliorer la puissance musculaire qui est l’une des principales fonctions touchées dans ce type d’accident cérébral. Pour cela, on doit demander au patient d’accélérer la vitesse d’exécution tout en gardant une bonne technique et un bon contrôle de la charge.

La musculation présente aussi l’intérêt d’améliorer la sensibilité à l’insuline que l’on observe quelquefois après un AVC.

En conclusion

Dans tous les cas, le patient doit être accompagné d’un professionnel compétent qui saura ajuster l’intensité en permanence pour optimiser les effets de l’exercice physique.

La précocité de cette prise en charge par l’activité physique permettrait aussi une augmentation des chances de succès de la réhabilitation et la diminution des récidives.

Article rédigé par Didier Reiss et Pascal Prévost

 

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